"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie". PLATON








PEINE DE MORT

POUR UNE RÉHABILITATION URGENTE ET MESURÉE



Depuis son abolition par la Gauche en 1981, à l’initiative de MM. MITTERRAND et BADINTER, plus de 25 demandes de rétablissement de la Peine capitale ont été déposées par des Députés, en pure perte, à l’Assemblée nationale, dont une ayant encore rassemblé 57 signatures en 1996. Ces propositions de Loi ont toutes été avortées ou rejetées, avec l ‘appui constant de tous les Gouvernements de Gauche comme de Droite, et le soutien inconditionnel du Président de la République, Jacques CHIRAC.

I – UN CASUS BELLI AVEC L’UNION EUROPEENNE

Et pour cause, l’Union européenne, son Parlement et ses Commissaires, ont aussi interdit la Peine de mort et cette interdiction figure dans sa Convention européenne des droits de l’homme, ratifiée en 1986 par la France, et dans son projet de Constitution (Partie II, titre 1, Article II-62) qui stipule sous le sous-titre très paradoxal « Droit à la vie » : 1- Toute personne a droit à la vie. 2- Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.

Dans la réalité, il faudrait écrire :
1- Toute personne a droit à la vie (sauf certains enfants à naître dans les Pays ayant légalisé l’avortement et sauf les victimes des bénéficiaires de l’alinéa suivant.)
2- Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni être exécuté, quelque soit l’horreur des actes commis et les risques encourus par les populations.
3- Les assassins sont libres d’enfreindre sans limite l’alinéa 1 puisqu’ils bénéficient de la protection de l’alinéa 2, y compris en cas de récidive.
4- Emprisonnés, ils sont à la charge de leurs Nations respectives et sont protégés par la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales pour leur défense comme pour les conditions de leur détention (Titre II, Article I – 9, 2). Voir aussi le Titre VI du projet de Constitution européenne intitulé « Justice ».

Le fait que tout Pays membre de l’Union européenne doive renoncer à la condamnation à la peine capitale pour les assassins les plus monstrueux et à son application est un abus de pouvoir dans une Europe qui n’est d’ailleurs même pas encore « fédérale ».

Cette obligation est même en contradiction avec le « modèle américain », cité en exemple des Pays dits libres, où chaque Etat membre d’une Union fédérale reste pourtant libre de choisir sa Justice et les peines applicables. Sur 50 Etats, 38 continuent à l’appliquer mais, nous le verrons plus loin, dans des conditions contestables.
En cette matière, les règles sont donc plus dirigistes et contraignantes dans une Europe qui n’est pas encore fédérale qu’aux Etats Unis qui adhèrent totalement au fédéralisme.
Et pourtant, nul ne peut nier que l’un comme l’autre doit sa création et son fonctionnement aux principes maçonniques des fameuses « Lumières ».
Et qu’arriverait-il au Pays dont le Gouvernement organiserait un référendum sur le rétablissement de la peine de mort ? Le débat de fond serait immédiatement détourné par la menace de devoir quitter l’Union européenne, brandie par les abolitionnistes. En cas de victoire du OUI, ce Pays serait immédiatement condamné par Bruxelles, même si ce scrutin démontrait la volonté du suffrage universel et populaire, mais il y a bien d’autres exemples où les intérêts de l’Europe ont primé sur la volonté des peuples, au mépris de la démocratie. Au reste, le rétablissement de la peine capitale n’est qu’un des aspects positifs nombreux qui motiveraient nos peuples à quitter cette Europe là…Le rétablissement de la peine de mort en France violerait donc l’une des conditions d’admission au sein de l’Union et Bruxelles serait mise au pied du mur : soit se borner à condamner et laisser une brèche béante dans ses fondations mêmes, soit sanctionner la France (mais de quelle manière ?), soit admettre l’ouverture de la procédure de séparation et perdre ainsi son principal membre fondateur.
Il y a donc, dans l’Union européenne, des sujets qui « fâchent » et qui, sans que cela soit clairement notifié, sont formellement interdits de consultation référendaire.
Ce n’est donc pas une Europe démocratique ni de souveraineté populaire, ce n’est ni vraiment un système fédéral ni une confédération, mais plutôt un ensemble de Pays mis sous la tutelle arbitraire d’un système oligarchique dont les véritables maîtres, les Commissaires européens, ne sont même pas élus et n’ont donc aucune légitimité.
Face à ces gens, il n’y a qu’une seule force au monde capable de les mater, c’est le Peuple avec son vote. Le rétablissement de la peine de mort pour les assassins est une nécessité mais peut aussi devenir l’amorce d’une émancipation française hors de cette Europe technocratique.

Deux faits inquiétants doivent attirer notre attention :

1) QUAND LES ABOLITIONNISTES VEULENT LE DESARMEMENT DE
L’EUROPE SANS CONDITIONS !


L’abolition de la peine de mort ne suffit pas. Un peu comme si les objecteurs de conscience réunis dans les Loges s’ennuyaient à force de voir leurs idéaux se réaliser. Alors, ils en trouvent d’autres car le laxisme permet toutes les surenchères. Pour preuve ce Protocole n°13, avenant à la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. Il a été ouvert à la signature des Etats membres de l’UE le 3 mai 2002 et est entré en vigueur pour les Pays qui l’ont éventuellement ratifié le 1er juillet 2003. Ce Protocole abolit la peine de mort en toutes circonstances, même pour les actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ! Aucune dérogation ni aucune réserve ne seront admises aux dispositions de ce Protocole n°13 à la Convention européenne des Droits de l’Homme.
Vous avez bien lu ! En cas de conflit, ce que personne ne souhaite ni ne peut malheureusement écarter, quel cadre juridique sera donc fixé pour qualifier ce qui relève de ce protocole et ce qui n’en relève pas ! Car la « peine de mort », en temps de guerre, ne s’applique pas seulement par des bourreaux mais essentiellement par des armées de soldats face à des envahisseurs ! Et une déclaration de guerre entre aussi dans un cadre juridique entre nations protagonistes. Qui arbitrera ? Avant de tirer, chaque soldat devra t-il avoir en poche un code pénal européen ou devra t-il consulter par portable un avocat ?
Les actes de désertion pourront se multiplier sans conséquences ni exemples, les actes de haute trahison et ceux d’espionnage ou de sabotages ne seront plus passibles du peloton et pourront aussi se multiplier sans crainte. Les actes terroristes, qui ne sont pas juridiquement considérés comme des actes de guerre, ne pourront être contrecarrés que dans des cas de légitime défense et leurs auteurs pourraient invoquer ce Protocole pour échapper à un juste châtiment. Plus aucun moyen de prévention ne serait possible pour neutraliser les « 5e colonnes », et les méthodes du contre-espionnage, des gardes nationaux ou des commandos de l’armée deviendraient factieuses et délictuelles !
Ce Protocole inepte revient à désarmer toutes forces, civiles ou armées, protectrices des Nations. Au reste, la Commission européenne devrait carrément interdire le port d’arme en temps de guerre, ou interdire la guerre plus simplement. Chiche, si tous les Pays du globe y adhèrent sans conditions mais nous nageons en pleine béatitude utopiste.
Il restera à interdire les autres risques, qu’ils soient d’origine humaine, naturelle, biologique ou extra-terrestre et ce sera le paradis ! Des hauts fonctionnaires ont été payés grassement pour pondre cette aberration pacifiste. Mais d’inspiration fort dangereuse, à l’heure où le terrorisme fait des émules, où des pays voyous envahissent ou bombardent leurs voisins, ou encore expédient des missiles prototypes dans le Pacifique, et où la démographie explose dans tous les Pays déstabilisés par l’islamisme. Notre planète n’est pas encore en Paix, et tout désarmement relève de l’irresponsabilité. La France a signé ce Protocole délirant mais ne l’a pas encore ratifié, donc entériné. Les candidats de 2007 devront se prononcer…


2) QUAND LES ABOLITIONNISTES SERVENT DE TREMPLIN A LA TURQUIE

Les Commissaires européens ne perdent pas le nord. Nonobstant tous les freins actionnés par divers Pays pour ralentir l’élargissement dilatoire de l’Union européenne, ils n’ont eu de cesse de préparer diplomatiquement l’accélération du processus d’entrée de la Turquie dans l’UE comme si celle-ci constituait un acte stratégique de première ampleur. C’est donc le cas, et c’est à rapprocher étroitement des objectifs que les Etats-Unis et Israël se sont fixés en Europe en soutenant cette candidature.
Pour ne pas perdre de temps, les Commissaires européens ont obtenu de la Turquie, on le sait, des concessions immédiates indispensables à son accession, et parmi elles l’abolition de la peine de mort, clé de voûte de l’idéologie des Droits de l’Homme, nouvelle religion officielle de l’UE. Ce que l’on sait moins, c’est que les Commissaires européens ne s’en sont pas tenus là et qu’ils ont effectué les mêmes démarches auprès des pays turcophones affidés à Ankara !
L’Azerbaïdjan (9 millions d’habitants) a été le premier sollicité et l’abolition est intervenue dès 1998 (ce qui atteste de la préméditation de cette stratégie d’ouverture asiatique).
Le Turkménistan (5 millions d’habitants) a suivi et a aboli la peine en 1999.
Le Tadjikistan (6 millions d’habitants) l’a imité en février 2005.
Et l’ Ouzbékistan (26 millions d’habitants) a convenu de la supprimer en janvier 2008.
Cette frénésie diplomatique n’est pas fortuite et n’est pas inspirée par un fanatisme humaniste porté soudainement par des hauts fonctionnaires de l’UE comme des Témoins de Jéhovah parcourent la planète pour évangéliser ses créatures avant l’Apocalypse.
La Turquie est bel et bien une suite, comme une comète qui draine dans son sillage quantité de météores. Et cette impromptue mansuétude pour les assassins, surtout dans ces pays là et avec des régimes « présidentiels » peu enclins à obéir à des injonctions sans contreparties, indique clairement tout l’intérêt que les Turcophones du monde asiatique portent à l’entrée de la mère-patrie dans l’UE. Elle confirme aussi la criminelle stratégie des Commissaires qui entérinent à court terme l’invasion démographique de l’Europe par ces pays, puisque plus de 45 millions d’habitants sont répartis en ces quatre pays qui répondent déjà au critère principal semble t-il requis pour devenir « européens ». Car des promesses leur ont bien été faites !

L’abolition de la peine de mort n’est donc plus, compte tenu des enjeux qu’elle induit pour les Commissaires européens, un seul débat de société.
Elle sert de préalable à toute négociation comme une poignée de main à deux doigts sert de reconnaissance à des fratries occultes ou mafieuses.
Elle devient même un porte drapeau pour la conquête de nouveaux territoires, symptôme de la boulimie irresponsable et colonisatrice des Commissaires.
Elle devient enfin le prétexte à toutes les surenchères pour désarmer l’Europe, l’ériger en modèle de Paix et de laboratoire « sociétal », malgré tous les dangers, migratoires, militaires et terroristes qui menacent notre petite péninsule.
Sur ce sujet comme bien d’autres, la renaissance des Nations passera par l’abolition de cette Europe là, préalable à tous les rétablissements…


II – UNE CARICATURE DE JUSTICE A L’AMERICAINE TRES NUISIBLE

Si la peine de mort a si facilement été discréditée par les médias, on le doit essentiellement aux outrances pseudo-judiciaires en vigueur aux Etats Unis. Et ce, pour 4 raisons principales.

1) Des procès beaucoup trop longs. Certains condamnés attendent leurs exécutions pendant un temps qui peut aller de 10 à 21 ans ! Autant dire que les simulacres de rédemption sont légion et qu’ils constituent une arme médiatique considérable auprès d’un public facilement influençable, totalement instrumentalisés par les avocats de la défense et les Associations abolitionnistes. Cette durée n’est pas seulement due aux méthodes dilatoires utilisées par la défense pour ralentir la procédures ou saisir les recours disponibles ; elle est due aussi et surtout au système judiciaire américain qui, en la matière, est pire que le nôtre. De tels délais étiolent complètement les aspects d’exemplarité et de dissuasion que les citoyens sont en droit d’attendre d’une Justice et d’un Jugement. Ils constituent aussi un long calvaire d’incertitudes pour les familles des victimes et un outrage. Enfin, ils focalisent l’attention sur l’attente estimée « insupportable » du condamné, et donc sur ses comportements de « nouvelle humanité », feints ou non, quitte à occulter les raisons, jugées trop anciennes, de son jugement. Ces délais procurent aux médias l’occasion de se substituer à la Justice en suggérant un « pardon » virtuel de l’Opinion et en gommant les monstruosités d’hier.

2) Des erreurs judiciaires montées en épingle : la durée des procédures vulnérabilise un Système déjà très défaillant. La science criminologiste et légiste fait chaque jour davantage de progrès pour confondre les suspects mais elle constitue aussi un vivier de recours et de contre-expertises pour la défense, toujours à la recherche de manœuvres dilatoires. Des avocats, drivés par des cabinets richissimes et médiatiques, s’emparent toujours de la moindre faille dans la procédure pour brandir la fameuse Constitution. Et ils utiliseront aussi tous les moyens de culpabilisation pour faire pression sur les Jurés. Les véritables et déplorables erreurs judiciaires servent constamment à semer le doute, au titre de la jurisprudence, même dans des affaires où les preuves sont accablantes. Ces erreurs judiciaires, qui ont discrédité le principe même de la Sanction, sont le fruit d’un Système institutionnel qui a conduit trop de Procureurs et de Gouverneurs à abuser de la condamnation à mort pour servir leur propagande électorale, avides qu’ils étaient de glaner facilement un maximum de voix.. Leurs excès ont donc porté préjudice à des innocents mais aussi à la légitimité de l’échelle des peines. Par un amalgame pernicieux, les erreurs commises servent moins à dénoncer leurs auteurs qu’à déstabiliser le bras armé de la Justice. Les vrais coupables, les monstres, sont les seuls bénéficiaires d’une propagande dévouée au laxisme.


3) Une médiatisation excessive des procès et des exécutions : les procédures relatives aux assassinats les plus monstrueux sont devenus l’objet d’une véritable convoitise pour tous les médias. Les journalistes de presse écrite et les télévisions se disputent les dossiers comme autant de feuilletons sensationnels. Les procès sont devenus de véritables occasions de télé-réalité, propices à tous les défoulements. Le profit et l’audimat entravent régulièrement et supplantent la légitime recherche de la vérité et la sérénité des débats. Le voyeurisme judiciaire par les médias s’est érigé en lobbying.


4) Des modes d’exécution barbares : Il y a d’abord dans les médias l’organisation d’un compte à rebours pour ménager le suspens, en cas de grâce du Gouverneur, et pour activer l’adrénaline des « audimateurs ». Ensuite, il y a, selon les Etats, divers procédés d’exécution soumis à un rituel désuet : la chaise électrique avec des décharges répétées à 2000 v pour venir à bout du condamné, des injections souvent mal dosées et parfois couplées avec la pendaison, le gaz ou la fusillade ( !), des agonies largement décrites dans la presse, etc. Autant de ratages et de tortures inutiles qui ébranlent jusqu’aux familles des victimes assistant à ces spectacles sordides.

La conjonction de ces quatre facteurs « émeut » encore plus les Pays et publics européens puisque les médias du vieux continent s’emploient, à chaque nouvelle affaire à sensation aux USA, à prendre l’opinion à témoin. En cela, les bonnes consciences du politiquement correct jouent sur du velours.
Les partisans de la peine de mort aux Etats Unis auront tout fait, par bêtise et maladresse, pour faciliter la tâche aux abolitionnistes et aux médias. Les Etats Unis et leur système judiciaire ont donc une très grande responsabilité dans l’affaiblissement du caractère préventif de la sanction et plus particulièrement dans l’altération du symbole exemplaire de la peine maximale, contributive au laxisme général. Mais la France a aussi largement participé, par la longueur des procédures, par certaines erreurs judiciaires et par l’image de terreur sanglante que symbolise la guillotine, héritage de sa Révolution de 1789, au discrédit progressif de la peine capitale, même si celle-ci constitue encore et régulièrement une revendication majoritaire dans le public.

III - 1981 : LA VICTOIRE ET LES LECONS DE MAITRE BADINTER

L’argumentation du premier Garde des Sceaux de François MITTERRAND, en 1981, s’articulait autour de deux postulats essentiels :
1) La peine de mort n’est pas dissuasive.
2) Son application est indigne d’une civilisation évoluée et humaniste.

Il appuya son discours en faveur de l’abolition sur les rares cas d’erreurs judiciaires et, en ce qui concerne les coupables, sur les cas de repentance et de réinsertion possibles, ainsi que sur les devoirs de la Société, sans doute à l’égard de ces êtres en « échec social »...
Dans toutes ses déclarations, il ressort qu’il éprouve avant tout un rejet féroce contre la vindicte populaire visant les criminels, et qu’il assimile à des appels au lynchage.

A ce stade, il convient de briser ces idées reçues et de démonter l’argumentaire spécieux de BADINTER qui a réussi durablement à culpabiliser une partie de la population et, à l’époque, quelques dizaines de parlementaires de « la droite la plus bête du monde ».

1) LA PEINE DE MORT N’AURAIT DONC AUCUN EFFET DISSUASIF ?

Ce postulat ne s’appuie sur rien de concret ou de déterminant. En effet, les abolitionnistes s’appuient essentiellement sur des statistiques dans des Etats qui ont rétabli la peine de mort et dont la criminalité n’aurait pas « chuté ».
D’abord, les statistiques ont ceci de pratique qu’elles permettent presque toutes les interprétations selon le but recherché de telle ou telle démonstration.
Ensuite, il faut tout de même admettre une réalité : le rétablissement de la peine de mort est incapable à lui seul de faire diminuer toute la criminalité. Les crimes relevant de cette sentence sont au sommet de l’échelle des peines et ne concernent que des cas proportionnellement peu nombreux mais particulièrement emblématiques et spectaculaires.
Il n’est donc pas étonnant que des « chiffres » officiels soient peu révélateurs de l’impact éventuellement dissuasif du rétablissement de la peine capitale ici ou là.
Et d’ailleurs, comment le savoir vraiment ? Le charcutier adultère qui renonce en son for intérieur à débiter sa femme en morceaux va-t-il signaler à l’INSEE qu’il a changé d’avis à cause du risque encouru ? Evidemment non !
Il en va ainsi de tous les meurtres prémédités et même passionnels qui pourraient ainsi être contrariés par cette épée de Damoclès et qui, par définition, resteront cachés.
Mais force est de reconnaître que la vertu dissuasive de la peine de mort restera de toute façon très inopérante pour les malades mentaux, les maniaques, les monstres, les tueurs pédophiles, et d’une façon générale pour tous les crimes pulsionnels.
A contrario, il est plus facile de déterminer si la suppression de la peine de mort « libère » les tueurs et constitue un laxisme incitatif. Un signe est révélateur : l’absence de toute étude sur le sujet, mais nous pouvons extrapoler…
En effet, depuis son abolition en 1981, il y a eu indiscutablement une augmentation sensible des condamnations à perpétuité, bien supérieure au nombre des condamnations à mort qui auraient été prononcées sans son abolition.
Avant 1981, la perpétuité était requise pour une cinquantaine de cas environ par an (53 en 1977, 59 en 81). En tenant compte des délais de l’instruction, on note une réelle progression à partir de 1985 puisque une centaine de condamnations seront répertoriées chaque année jusqu’en 1992, soit le double d’avant ! Après, curieusement à l’approche de la mise en place du nouveau Code de procédure pénale, les chiffres s’effondrent…Il faut dire que les peines substitutives (les fameuses 30 années soi-disant incompressibles) et les remises de peines y sont pour beaucoup. Et pour démasquer l’imposture, il faudrait aussi disposer des chiffres des mises en internement psychiatrique puisque bon nombre d’avocats de criminels invoquent l’irresponsabilité de leurs actes. On connaît la suite…
Enfin ? il conviendrait aussi d’intégrer les tentatives d’homicides et de voir leur évolution depuis 1981. Mais beaucoup de données sont maintenant noyées dans la rubrique confortable des « violences aux personnes », fourre-tout inexploitable.
Si la peine de mort n’avait réellement aucun effet dissuasif, on pourrait également dire, comme le regretté Georges- Paul Wagner que « la même conclusion doit être tirée de toutes les peines de notre Code, aussi inefficaces pour la prévention. Si la peine la plus sévère, la plus terrible n’avertit jamais le criminel en puissance et ne le décourage pas de commettre la faute, comment les peines plus douces le peuvent-elles et par quel miracle ? » (Présent, 7 novembre 2000).
Une réalité s’impose, si déplaisante soit-elle aux abolitionnistes :
- la peine de mort a bien un rôle dissuasif pour tous les crimes prémédités et raisonnés, et, n’en préviendrait-il qu’une poignée par an qu’il aurait toute son utilité ;
- pour les ceux relevant de la pathologie, à défaut d’être dissuasive la peine de mort empêchera toute récidive, ce qui est essentiel, et après les drames récents, c’est cela que les Français attendent d’un Gouvernement responsable et garant de la sécurité des familles.

2) LA PEINE DE MORT EST-ELLE INDIGNE D’UNE CIVILISATION ?

Ceux qui martèlent cette affirmation, le plus souvent inspirée par les philosophes des Lumières, reprennent l’argument principal qui fut celui de Maximilien Robespierre quand celui-ci proposa en 1791 l’abolition de la peine de mort ! Force est de constater que ces « humanistes » sont les premiers à trouver de nombreuses dérogations à leur idéal dès lors qu’ils estiment leur pouvoir et leurs privilèges en péril. Alors, ils tuent au nom de la République et de la démocratie ! Indépendamment de cette habituelle mauvaise foi, leur argument ne tient pas pour plusieurs raisons.

LA RESPONSABILITE ACCABLANTE DES DIVERS GOUVERNEMENTS

« En pratiquant la peine de mort, la Société se comporte comme les criminels qu’elle condamne », disent-ils souvent. Encore faudrait-il être sûr que la Société ne tue jamais des innocents par ailleurs, et qu’elle sache toujours être irréprochable. Or tel n’est pas le cas.
Les suicides dans la Gendarmerie et la Police, chaque année, sont plus du triple des perpétuités prononcées. Ces grands humanistes ont-ils donc aussi oublié que la Société socialiste a été responsable de la contamination par le Sida de quelques 7200 transfusés ?
A-t-on oublié les quelques 40 000 personnes âgées abandonnées pendant la canicule par un Gouvernement UMP imprévoyant ?
Que penser aussi de ces Chefs d’entreprise qui se suicident à cause du fiscalisme inquisiteur de l’Etat, de ces chômeurs français en fin de droit qui se suicident à cause du désintérêt des Pouvoirs publics, de ces SDF français qui meurent de froid, etc… ?
Si la peine de mort est insupportable quand on l’applique aux assassins, elle serait donc supportable quand elle est appliquée aux policiers, aux convoyeurs de fonds, aux personnes âgées ou aux enfants martyrs ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : les abolitionnistes s’émeuvent au nom des Droits de l’Homme quand une exécution est en cours aux USA mais ne se préoccupent jamais de connaître le sort des victimes du tueur !
Il en est de même en France où la Gauche et les Chiraquiens, toujours prompts à invoquer la tolérance, se sont toujours défaussés de leurs devoirs régaliens quand il s’agissait de protéger les victimes potentielles des tueurs comme de la Société qu’ils nous imposent.

Comme dans l’affaire du sang contaminé, où les politiques ont été relaxés et reconnus « responsables mais pas coupables », les Gouvernements qui se sont succédés depuis 1981 ont tous pratiqué une politique laxiste et dépénalisante. Le but recherché étant la pédagogie, l’accompagnement, la réinsertion, pour les condamnés, s’entend, pas pour les familles des victimes ! Pour les progressistes comme Badinter, l’Homme est une individualité sacrée dont on doit respecter tous les Droits ; et qui, de ce fait est dispensé de ses Devoirs élémentaires car la raison profonde du malaise actuel réside dans le fait que les Droits hypertrophiés des uns empiètent sur ceux des autres sans retenue. Alors, les pédagogues invoquent la nécessité du dogme du « Respect » pour sauver leur société modèle, mais toujours pas des Devoirs…Ce serait trop dur à supporter sans doute…Un individu digne de ce nom, un véritable être humain doit savoir assumer ses actes et en répondre quand il le faut. Si ces repères de responsabilité, de devoir et de respect des Lois lui échappent, alors il perd l’essentiel de ses Droits, tant il est vrai que ceux-ci n’existent que par rapport à son comportement à l’égard d’autrui.
Faute de cette évidence, la Société n’est plus qu’une Jungle livrée aux clans des fauves.

LA RESPONSABILITE PERSONNELLE DES PRESIDENTS

Et comment la Justice elle-même pourrait servir de repère quand les Juges politisés préfèrent inspirer la Loi que l’appliquer, quand les délais s’accumulent, quand l’arbitraire multiplie les erreurs judiciaires, quand sont relâchés des récidivistes dangereux et quand la corruption s’étend à tous les niveaux des Institutions ? La Justice est prétendue indépendante, ce qui est faux ne serait-ce qu’à cause de ses syndicats et du poids des IUFM. Mais on oublie aussi l’Article 64 de la Constitution qui stipule « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ». Comment la Justice peut-elle être crédible dans un Pays dont le Chef de l’Etat, garant de l’indépendance des Juges, a excipé de son statut pour se soustraire aux enquêtes et instructions le concernant en tant que Maire de Paris et chef du RPR ? S’il n’a pas eu le courage de démissionner, les magistrats n’ont pas eu celui de tous rendre leur toque. Et la France s’est peu à peu enfoncée dans la crise de confiance.

L’évolution du taux de crimes et délits pour 1000 habitants apporte une indication précieuse sur le type de civilisation que les progressistes nous ont offert en 40 ans.
Il suffit de rapporter ce taux à chaque présidence :
Sous De Gaulle, le taux des crimes et délits pour 1000 habitants était de 13.
Juste après 1968, il est passé à plus de 22 (sans doute un hasard…).
A l’arrivée de Giscard en 1974, il était déjà à 36. A son départ, il avait grimpé à 50.
En deux septennats, Mitterrand l’a propulsé en 1995 à 64, et ce chiffre est minimal puisque les statistiques de l’époque des Ministères sont sujettes à caution.
A la fin du premier septennat de Chirac, il dépassait 70, avec les mêmes réserves.
Il y a fort à parier que le prochain Président, s’il est issu des rangs de l’UMP, dégainera plus vite son « kärcher » pour dégraisser les chiffres que pour tenir ses promesses dans les cités. L’image médiatique et les gadgets supplantent désormais les réalités du terrain.

LA RESPONSABILITE ECRASANTE DES SOCIALISTES

Monsieur Badinter, Ministre et ami de Mitterrand, était mal placé pour invoquer la morale dans le débat sur la peine de mort et la civilisation.
Quand Mitterrand était Ministre de l’Intérieur sous la 4e République, les Préfets n’avaient pas de contre-ordres pour tirer sur des grévistes. Et il y a eu des morts, et ceux-là n’étaient pas des criminels. Pendant son double septennat, la République a tué des innocents et a poussé au suicide des subalternes. Mais ils ont pris des gants pour les assassins, comme ce Thierry Paulin, spécialistes des personnes âgées torturées dont il disait que « ce n’était que des vieilles femmes blanches » avant de mourir du sida en prison, soigné par la Société.

Une véritable société civilisée sait discerner où se trouve la barbarie.
Une société civilisée se doit d’abord de protéger les faibles, les enfants, les vieillards, les pauvres, et les familles. Elle doit prémunir son peuple contre tous les dangers de la criminalité, et concentrer sa compassion vers les victimes et leurs familles. Elle doit faire appliquer les Lois par une Justice compétente, légitime et consciente de son rôle régalien.
Cette société doit se fier à une échelle des sanctions qui corresponde à une échelle des valeurs. L’autorité du pardon, qui a sa fonction en déterminant les circonstances atténuantes éventuelles, ne doit toutefois jamais désavouer l’ordre public ou compromettre la sécurité collective. Enfin, une société civilisée laïque ne doit jamais hésiter à supprimer les éléments les plus dangereux, les plus incontrôlables et dont la culpabilité a été formellement avérée. Car l’intérêt de la paix collective en dépend, et les Droits des Hommes priment sur les Droits d’un seul, de surcroît indigne de ses pairs.

Quand Monsieur Badinter se dit écoeuré par le voyeurisme de la populace qui assistait aux exécutions d’autrefois ou qui appelait au lynchage des présumés coupables, il commet lui-même une injustice. Non qu’il faille réhabiliter les délectations morbides d’une foule, mais ce grand bourgeois devient partial et reste sourd aux réactions légitimes d’un peuple qui a finalement peur. Badinter préfère prendre fait et cause pour les coupables, et relativiser leurs crimes en étêtant l’échelle des sanctions, pour peaufiner son rôle d’objecteur de conscience. Il a déstabilisé tout l’édifice judiciaire.
Le voyeurisme a-t-il pour autant disparu grâce à lui ? Les procès à sensation retransmis à la télévision (Ceausescu, Barbie, Papon, etc), les violations du secret des instructions, les parutions dans la presse de scandales d’état, les débauches de la télé réalité, la prolifération de la pornographie, les lynchages médiatiques, les écoutes téléphoniques de l’Elysée, si le voyeurisme a changé c’est pour empirer, singulièrement sous Mitterrand…

Monsieur Badinter est certainement un humaniste sincère mais qui s’est dévoyé au contact du Socialisme. Il a fondé son engagement sur le fait qu’il dénonçait la peine capitale comme barbare et archaïque. Allusion directe à son usage publique sous l’Ancien Régime comme si, depuis 1789 ou depuis 1936, dates fondatrices de son propre camp, la peine de mort n’avait été qu’exceptionnellement utilisée ! C’est une imposture car c’est bien sous la terreur de la guillotine, maniée par les ancêtres du socialisme, que la peine de mort a été pratiquée de façon méthodique, épurative, industrielle et parfois génocidaire. A tel point que tous les régimes dictatoriaux d’autres Pays, s’inspirant ultérieurement de la Révolution française et revendiquant leur forme de socialisme, en ont fait leur sanglante spécialité. Les socialistes, les communistes et les trotskistes sont en apparence opposés à cette sentence mais seront toujours les plus prompts à la rétablir « exceptionnellement » pour leurs ennemis politiques en cas de guerre civile. Car si elle est exclue de leur arsenal judiciaire, elle fera toujours intrinsèquement partie de leur arsenal révolutionnaire.
Ce qui les disqualifie pour parler de Civilisation.


3) LA PERPETUITE REMPLACE T-ELLE LA PEINE DE MORT ET PERMET-ELLE A CERTAINS DE SE RACHETER ?

« Même le criminel le plus endurci peut se racheter et changer de personnalité » prétendent aussi nos humanistes. Or, rien n’est plus aléatoire, et en matière de sécurité nul ne doit jouer avec ce feu là. Le triste exemple de Patrick Henri, véritable coqueluche des abolitionnistes et même de l’inénarrable Christine Boutin, en est un démenti flagrant.
Les tueurs pulsionnels sont prisonniers de leurs terribles tentations, celles-ci restant en sommeil le temps qu’il faut avant de se déchaîner à nouveau. Quant aux autres assassins, crapuleux surtout, le meurtre a un goût auquel ils ne renoncent jamais vraiment.

Certes, il y a toujours des exceptions et les criminels « les plus endurcis » ont le temps de réfléchir et certains de s’amender. Mais rien n’est certain, ni leur sincérité, ni sa durée.
La prise de conscience de l’acte et les excuses ne sauraient effacer le crime, les vies gâchées, le deuil et ses traumatismes. Si il y a condamnation, il doit y avoir sanction.
Au-delà d’un certain délai de préventive, la peine perd toute sa valeur dissuasive et réparatrice.
La perpétuité ne remplacera jamais la peine de mort, pour des raisons de forme majeures :

D’abord, parce qu’elles ne font pas partie du même « arsenal » juridique. Cette dernière doit être réservée aux cas de culpabilité avérés pour des crimes monstrueux et des assassinats avec un fort risque de récidive (crimes crapuleux, pulsionnels, prémédités, etc..). C’est tellement vrai que certains condamnés à la prison « à vie » ont récemment demandé à être exécutés, conscients paradoxalement de l’inadéquation de leur peine.

Ensuite, parce que le programme de Sarkozy est délirant : pour empêcher un récidiviste condamné à perpétuité d’être remis en liberté conditionnelle avant 18 ans, on prolonge ce délai à 22 ans, soit 4 ans de plus, seulement !
Il apparaît d’abord que la perpétuité réelle n’existe donc plus ! Ensuite, un Ministre démagogue pense que quatre ans vont suffire à un récidiviste pour s’amender ou non, pour décider ou non du sort des personnes qu’il rencontrera à sa sortie ! Et comme si 4 ans de plus pouvaient l’empêcher de persévérer dans un projet de simulacre de rédemption
La meilleure preuve en est aussi le principe imbécile qui consiste à ranger les bracelets électroniques pourvus de puces détectables par satellite parmi les moyens de prévention !
Comme si un maniaque n’avait pas largement le temps de tuer plusieurs personnes avant d’être détecté ou même avant d’aller pointer une fois par semaine au commissariat !
C’est à cela, à des mesures gadgets et inopérantes que se jugent l’incompétence et la démagogie d’un candidat ou d’un Ministre.
Il y aura donc encore des récidives tant qu’un Gouvernement courageux ne prendra pas la décision de rétablir la peine de mort pour les criminels de danger public, quitte à braver Bruxelles.

La perpétuité ne peut pas non plus remplacer la peine de mort, même en cas de perpétuité réelle prononcée, pour plusieurs raisons de fond qui touchent à la sécurité publique :

- Aucune prison ne peut garantir le risque zéro en matière d’évasion. Celle-ci peut être organisée par des tiers au bénéfice d’un autre détenu et qui crée une opportunité pour un ou plusieurs tueurs.
- Aucune prison n’est à l’abri d’une mutinerie générale, d’une prise de gardiens en otages et d’une libération de détenus dans des quartiers dits de haute sécurité (sic).
- Aucune prison n’est à l’abri d’une catastrophe naturelle qui provoque et facilite l’évasion des détenus, ou une évacuation facilitant celle-ci.
- Les tueurs les plus abjects savent jouer la réinsertion, le rachat, le repentir et la rédemption grâce à des activités culturelles qui enthousiasment les bonnes consciences. Et aucun psychiatre ne peut discerner toutes les simulations.
- Emprisonnés, ces assassins hors du commun, ces « collectionneurs » conservent un pouvoir de nuisance, parfois même d’influence sur des esprits faibles ou pervers, alimentés par des films, des modes ou des romans qui en font des « victimes » ou des héros. Ce pouvoir de séduction, relayé également par le net, entretient l’imaginaire morbide et peut créer des émules par l’attractivité du Mal.
- La perpétuité ne doit plus remplacer la peine de mort car cette substitution entretient une grave confusion. En l’absence de toute épée de Damoclès, l’échelle des sanctions est dévalorisée et faussée. Les tueurs ne perçoivent dans la prison « à 22 ans », et non à vie, aucune dissuasion. Le poids du temps ne se fait sentir que plus tard. Ainsi, la perspective d’un emprisonnement, d’une prise en charge par la société, d’une médication et voire, d’une remise de peine constituent pour les tueurs en série une option de refuge, une impunité institutionnelle et donc une incitation à provoquer l’acte.
- Perpétuité réelle et peine de mort ne concernent pas les mêmes tueurs ; tout dépendra des faits, des antécédents, des mobiles, de la santé et de l’âge de l’accusé.
On ne peut confondre dans un édifice la clé de voûte et les contre-clés latérales.
- Enfin, un changement de régime politique peut entraîner des grâces collectives dans l’euphorie d’une éventuelle victoire électorale extrémiste, d’une insurrection ou d’un plébiscite. La Révolution des Lumières a commencé comme ça et elle n’est pas la seule à avoir eu dans ses rangs d’anciens criminels. Et la France n’est pas à l’abri.

Enfin, parce que la peine de mort s’adaptera nécessairement à des cas irrécupérables tant que la science ou la Grâce divine n’en auront pas décidé autrement. Il incombe à la société humaine de neutraliser définitivement ses éléments immédiatement les plus dangereux, susceptibles de récidiver, et de se protéger. Toute autre considération met en péril la collectivité sans que ses responsables utopistes paient d’ailleurs le prix de leurs décisions insensées.
L’Etat n’a pas à entretenir aux frais des contribuables, et, parmi eux, les familles de victimes, des criminels monstrueux irrassasiables et incurables.



IV – LE DEBAT N’EST PAS CLOS ET TOUT EST POSSIBLE !

Tout se passe comme si l’abolition de la peine capitale constituait un acquis « civilisationnel » irréfragable et éternel, comme si les Commissaires européens avaient gravé sa pérennité intouchable sur de nouvelles Tables de la Loi.
Tel n’est heureusement pas le cas, sauf dans les phantasmes de la Police de la pensée unique. Et ce pour 5 raisons principales :
- aucun dogme n’est à l’abri surtout quand il entre en contradiction avec le bon sens et l’intérêt collectif ; le peuple restera souverain malgré leurs manœuvres ;
- on peut malheureusement compter sur les criminels et leur imagination pour persévérer dans les crimes les plus odieux et susciter une prise conscience,
- on peut aussi et malheureusement compter sur cette société décadente pour alimenter l’intensité de toutes leurs addictions et les désordres psychologiques qui les motivent,
- la protection politique dont les tueurs bénéficient est totalement disproportionnée, en terme de nature de l’infraction et en terme quantitatif. Exemple : de 1968 à 1978, 38 peines de mort ont été prononcées, soit 4 par an seulement. D’autres priorités existent dans l’indifférence des « élites » : 40 000 jeunes fuguent ou « disparaissent » chaque année, environ 200 accidents de chasse par an depuis 10 ans dont une quarantaine de tués par année, environ 10 000 morts par an de causes « inconnues » , également plus de 10 000 suicides « divers » par an, plus de 200 000 avortements par an, plus de 20% d’homicides non élucidés, etc…Et n’est-il pas paradoxal dans une société gagnée par la folie du tout-sécuritaire de remettre en liberté des récidivistes en puissance ?
Ce type de scandale ne saurait persister longtemps.
- Enfin, les contradictions flagrantes qui caractérisent les abolitionnistes et progressistes de tout poil ne resteront pas longtemps étouffées. Par exemple, comment ces mêmes humanistes peuvent-ils sérieusement défendre le droit à l’euthanasie pour des malades incurables et totalement inoffensifs et refuser cette même euthanasie à une poignée de dangereux maniaques qui menacent par leur existence même leurs prochains ?

1) QUAND L’ABOLITIONNISME FINIRA PAR TUER L’ABOLITION !

Malgré ces évidences, les abolitionnistes s’acharnent dans leur propagande entêtée, ce qui les discrédite peu à peu heureusement. Car il est tout de même symptomatique de constater à quel point la Gauche et ses satellites philosophiques (donc UMP et UDF compris) considèrent la survie des tueurs comme emblématique de leur engagement !

A ce titre, le Président Chirac restera dans l’Histoire comme le digne héritier de François Mitterrand. Lors des vœux qu’il a adressés au Président du Conseil Constitutionnel le 3 janvier 2006, il a en effet déclaré :
« …Je voudrais revenir aujourd’hui sur votre décision du 13 octobre dernier portant sur le 2e Protocole facultatif du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort. Vous avez estimé que sa ratification exigerait une révision de la Constitution (encore une ! ndlr). J’ai décidé d’engager ce processus. Une telle révision, en inscrivant solennellement dans notre Constitution que la peine de mort est abolie en toutes circonstances ( !), consacrera l’engagement de la France. Elle témoignera avec force de notre attachement aux valeurs de la dignité humaine ».
Outre le fait que cette décision entre en contradiction avec divers projets de Loi tendant à rétablir le châtiment suprême pour les seuls actes terroristes, et déposés par des membres de sa majorité (le 8 avril 2004, Dassault, Myard, Carayon, Lagarde etc..), le Chef de l’Etat met une fois de plus le peuple français devant le fait accompli sur un sujet qui aurait mérité depuis 25 ans un référendum ! Mais c’est là aussi une récidive !
Quant à la « dignité humaine », véritable leitmotiv des abolitionnistes, elle est décernée sans complexe à des tueurs qui l’ont bafouée ignominieusement, et elle est escamotée pour leurs victimes dont personne ne veut garder hypocritement le souvenir. Pire, cette même dignité est aussi déniée de facto aux victimes potentielles des récidivistes que les humanistes n’ont de cesse de vouloir réhabiliter ou libérer par anticipation.
Cette inégalité de statut et de considération est écoeurante car on ne met même plus sur le même plan d’humanité les malheureuses victimes et leurs tortionnaires, et c’est là une perversion politique inexcusable.
Cet acharnement à conserver parmi nous des bêtes enragées est plus insane et plus barbare que celui qui consiste à vouloir rétablir leur éradication.
Car un chien enragé est euthanasié par les vétérinaires pour deux raisons : pour l’empêcher de souffrir et pour l’empêcher de faire souffrir autrui. De la sorte, les abolitionnistes conçoivent mieux l’euthanasie d’animaux dénués de raisonnement qui pourraient menacer la population que celui d’êtres qui ont perdu leur statut moral d’humains en menaçant cette même population d’une façon réfléchie, calculée et préméditée pour assouvir leurs pulsions.
Et dans le même temps, les élus socialistes de Midi Pyrénées se battent férocement contre la réintroduction de quelques ours dans les Pyrénées au motif que ces prédateurs menacent les troupeaux de moutons. Quelle prévoyance pour les moutons !
Il y a là de quoi méditer sur la bêtise humaine, précisément !

2) LES SOLUTIONS POUR EVITER LES ERREURS

Nous savons que la peine de mort a été discréditée par les excès de certains de ses partisans, en France comme outre atlantique. Les principales sources en sont :
- la crainte de condamner à mort un innocent (les erreurs judiciaires)
- la durée et l’attente de son application, surtout aux Etats-Unis, propice aux repentances très médiatisées, simulées ou sincères, mais tardives,
- le caractère barbare de l’exécution, surtout la guillotine.

A ces trois scrupules collectivement instillés par les abolitionnistes, nous apportons trois solutions très rationnelles :
- les progrès de la science légiste et policière sont tels que nous pouvons cibler les conditions requises pour prononcer une condamnation à la peine capitale : le flagrant délit, les témoignages avérés, le mobile établi, l’arme désignée et les éléments d’enquête concordants grâce aux preuves scientifiques apportées. Si une majorité de ces critères sont réunis, l’erreur judiciaire est impossible. Les aveux ne sont pas fiables puisqu’ils sont parfois obtenus dans des conditions qu’un avocat habile saura utiliser pour obtenir de son client la rétractation. En cas de récidive, la peine de mort, confortée par ces mêmes critères, doit être de rigueur. Elle ne pourra être prononcée en cas de doute (perpétuité de remplacement) et son vote sera acquis à la majorité.
- Les crimes relevant du châtiment suprême seront traités prioritairement par une subdivision des Assises et l’Instruction disposera de moyens facilités. En cas de meurtres en série qui nécessitent parfois une longue procédure pour obtenir des aveux complets relatifs à des morts non élucidées, le Juge d’Instruction ne sera plus tributaire du chantage ou des amnésies du criminel habile à gagner du temps. Les manœuvres dilatoires de sa Défense seront également proscrites toutes les fois où elles entraveront l’enquête ou le procès sans raison réelle et fondée. La pression sera effectuée sur ses éventuels complices et l’enquête continuera après l’exécution décrétée pour les meurtres avérés. Il n’y aura plus de « feuilleton » macabre comme ceux que Louis, Fourniret ou Heaulme ont su imposer au détriment des familles endeuillées. Le but principal est de définitivement neutraliser le criminel sans prendre le moindre risque. Cela suppose de renforcer par ailleurs les moyens d’investigation de la police et de la gendarmerie dans les dossiers de disparitions.
- L’exécution du tueur doit être assurée par les moyens les plus modernes et les plus rapides, qu’il s’agisse de défibrillateurs destinés à provoquer l’arrêt cardiaque ou d’injections létales. Dans tous les cas, l’exécution se fera sous anesthésie générale afin de couper court à toutes les spéculations « émotives ». Les exécutions ne seront plus publiques et le droit de grâce sera supprimé.

Seront passibles de cette sentence : les complots, crimes, atteintes et attentats à la sûreté de l’Etat, de la Nation, des frontières, de la Paix civile et de la population.
Les atteintes à l’environnement dans un but dévastateur (ex : pyromanie, empoisonnement des eaux, centrales nucléaires, etc). Les actes insurrectionnels, séditieux (militaires) et terroristes, les crimes de guerre. Les actes de trahison, désertion organisée, sabotage et pillage en temps de guerre ou de Loi martiale. Les faux témoignages ayant entraîné la mort ou l’exécution d’autrui. Tous les assassinats, actes de barbarie, tortures d’innocents, meurtres prémédités, pulsionnels ou fanatiques, et autres délits sadiques ayant entraîné la mort. Tous les actes de complicité active ayant facilité l’un de ces crimes sus énumérés.
La limite d’âge sera fixée à 14 ans. Les recours d’ordre psychiatrique seront abolis puisqu’un centre de santé ne présente aucune garantie de sécurité réelle.
En seront exclus les meurtres par ignorance ou accident, par légitime défense, par volonté d’abréger des souffrances, par prise de défense de personnes en danger.

Tant que des mesures de bon sens n’auront pas été rétablies, l’Etat sera seul tenu responsable des récidives subies par la collectivité. Les recours contre lui seront ouverts.
La peine de mort doit retrouver sa place au sommet du dispositif pénal pour être :
Toujours punitive, éventuellement dissuasive, pleinement garante de la non récidive.

La Justice ne retrouvera sa crédibilité, gage d’une confiance réhabilitée auprès des citoyens, qu’en adoptant de nouvelles priorités :
- l’assistance aux victimes et à leurs familles
- la recherche de la vérité
- la sécurité des biens et des personnes
- l’application des Lois et des peines
- la confidentialité de l’Instruction et le refus du vedettariat
- les droits des parties civiles
- les droits et devoirs de la défense.