"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie". PLATON






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Christian PEREZ

Président du Parti Populiste


Pour bien comprendre la ligne d’action du Parti Populiste et ses buts, il importe d’analyser la situation politique nationale, la situation du Camp national, (notre famille de pensée) et son avenir d’ici les prochaines élections européennes de 2009. Cette analyse se doit de prendre en compte les importants séismes qui ont successivement bouleversé la situation politique en France depuis 2002.

1. L’élection Présidentielle de 2002 :

Le 21 avril 2002 les Français ont envoyé un bon coup de poing au Système. Au-delà de l’élimination du candidat socialiste et de la présence du Camp national au second tour, le point positif de cette élection présidentielle est d’avoir levé l’équivoque entre la droite officielle et les Nationaux.
La droite symbolisée par l’UMP s’affiche clairement comme l’ennemi de l’intérêt national, voir du bien commun des Français. Ce qui transforme complètement le paysage politique français : l’opposition n’est plus entre la droite et la gauche, mais entre le Système (droite et gauche réunies et de fait d’accord sur les mêmes choix politiques : Europe, mondialisme, immigration, politique de la ville, Turquie etc.) et le Camp national.


2. Le référendum sur la Constitution européenne du 29 mai 2005.

La majorité des Français, bravant les consignes de vote du Système, qui du PS à l’UMP appelaient à voter oui, a choisi la sagesse, le repli sur une position nationale, par crainte des conséquences économiques venant de l’Europe supranationale, et de la mondialisation, mais aussi par crainte des risques d’immigration notamment dus à l’entrée de la Turquie.
Mieux encore, ce sont les électeurs de gauche, eux-mêmes, qui ont eu ce réflexe national salvateur et ceci est extrêmement important ! Et l’électorat UMP, que certains considèrent comme la seule terre de mission des Nationaux, a, lui, voté oui, et surtout dans des départements considérés comme bastions de la droite dite de conviction !
Ce vote confirme la disparition du clivage gauche – droite, au profit d’un clivage Europe fédérale – Europe confédérale !

3. L’Intifada des banlieues :

C’est, tout d’abord, la suicidaire politique d’immigration massive, mais également l’échec patent de l’intégration utopique commencée, voici 31 ans, par le regroupement familial instauré par Giscard et Chirac en 1974.

C’est aussi l’échec total de la politique de la Ville qui sévit depuis 1988 et dont l’objet essentiel était d’arroser nos banlieues de millions de francs puis d’euros afin d’éviter leur embrasement. Manque de chance pour ces messieurs, ce que nous avions annoncé est arrivé : les banlieues ont brûlé et ce n’était qu’un début !

4. Les échecs successifs de la Présidentielle et des Législatives

Le 6/5/07- Nicolas Sarkozy était élu Président de la République avec 53.06% des suffrages. Cette élection s’est jouée au détriment du candidat national Jean Marie Le PEN, à qui Sarkozy à emprunté de larges thèmes et s’est présenté comme une sorte de Le PEN « light », rassurant en cela les timides électeurs de le droite institutionnelle, promettant en vrac de réduire l’immigration, de faire barrage à l’entrée de la Turquie, de relancer l’économie, de résoudre le problème des retraites, d’instaurer un service minimum……..etc. Autant de promesses par ailleurs non tenues et transformées en échecs !

Les 10 et 17 juin, Sarkozy sur sa lancée rafle la mise aux législatives, écrasant le Camp national (dont certains, comme le MNR, il faut le rappeler ont largement contribué à cet échec en présentant des candidats contre ceux du FN, ce qui n’a pas été notre cas).

5. Le début du redressement du Camp national des municipales et cantonales

Contrairement aux avis des médias qui ont toujours vu dans le FN un « feu de paille » et toujours tablé sur sa fin prochaine, ne leur en déplaise, les résultats du Camp national sont ici globalement satisfaisants. Il apparaît qu’il y a un net redressement global par rapport aux chiffres comparables de 2001 là où les listes frontistes (ou populistes) étaient présentes et là où un travail militant a été réalisé.

Cette élection a montré une nouvelle fois, malgré la faiblesse de l’appareil, que la notoriété de l’image du Front reste une valeur sûre. Que l’alliance est un facteur de reconstruction, notre alliance avec le FN s’étant concrétisée par 13 cantonales et 6 municipales avec des candidats titulaires et des têtes de listes PARTI POPULISTE. Cette analyse est particulièrement vraie pour l’Alsace où les listes régionalistes identitaires se sont effondrées.

La création du Parti Populiste n’était donc pas une division supplémentaire. Elle se veut une démarche de réconciliation avec le FN, elle répond à une analyse de la situation politique et sociale. Et principalement, une prise en compte de la réalité de la colonisation de peuplement de notre Nation par l’immigration extra-européenne, la priorité à accorder aux questions économiques et sociales, le combat, non pour des classes, mais pour notre peuple.

Nous sommes des alliés du FN, mais nous ne sommes pas dépendants du FN, celui-ci à d’ailleurs à de nombreuses reprises manifesté son accord vis-à-vis de notre action, mais notre soutien n’est pas un blanc-seing accordé à ce parti, sans exigence d’une ligne politique.
L’une des taches prioritaires du Parti Populiste sera, en effet, de faire entendre sa voix par tous les moyens possibles, notamment par l’élaboration d’un argumentaire économique et social, ferme et intransigeant face au MEDEF, à la désindustrialisation, aux délocalisations et à la vente à la découpe de notre patrie par l’Europe fédérale.

Et au-delà des échéances européennes de 2009, il importe de favoriser l’union du Camp national autour des idées identitaires et sociales, mais également autour du principe simple : différents mais complémentaires. Il ne s’agit pas de récréer le FN d’avant la crise, mais de donner enfin à notre camp les moyens de sa victoire en ayant le spectre d’action le plus large possible.

Christian PEREZ, Président du PARTI POPULISTE.