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TRIBUNE LIBRE
À QUAND UNE JOURNÉE DES LOIS INUTILES ?
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Chaque année, c’est l’événement du jour. Et la même interrogation : à quoi peut bien servir une “Journée des femmes”, sinon à ressortir de leurs maisons de retraite les autoproclamées “figures du féminisme” ?
Le poil de plus en plus gris, la frimousse de plus en plus fripée et la voix toujours plus chevrotante, mais toujours aussi vindicatives, elles rappellent que sans elles, on n’aurait certes pas vu ce qu’on a vu, mais surtout qu’il reste encore tant à faire ! On les sent comme avant prêtes à foncer crocs, bec et ongles acérés, sus aux mâles toujours dominateurs.
La plupart, remarquons-le, sont généralement très discrètes sur les mâles dominés susceptibles de partager leur existence. Étonnant ! Cette année, les hommages aux femmes ont donc été déclinés comme à l’accoutumée. À six jours du premier tour des élections régionales, c’était même une aubaine pour les candidats qui ont “multipliés les initiatives en hommage aux femmes ou pour plaider pour l’égalité entre les sexes”, comme le titre le quotidien Libération.
L’UMP a ainsi traité le socialiste Jean-Paul Huchon de “phallocrate”, le candidat francilien du Modem, Alain Dolium, a réuni en meeting “cent femmes pour les 100 ans de la journée de la femme”, la communiste Marie-George Buffet a distribué des roses aux commerçantes de La Défense, tandis que des tracts du Front de gauche proposaient : “Ensemble, construisons des régions féministes”. Pourquoi pas ! Mais que pourraient bien être des “régions féministes” ? Il fut un temps où certains scandait : “À bas la calotte !”, certains préfèrent aujourd’hui : “À bas le Phallo !”
Le summum du ridicule sera décerné sans risque d’erreur à Alain Juppé qui a donné de la voix pour reprendre en chœur des tubes comme “Femmes… Je vous aime”, lors d’un karaoké géant. L’imitateur Laurent Gerra a bien raison de décerner le titre de “roi de la déconne” au maire de Bordeaux… La réalité ne fait que rejoindre la parodie, la preuve par “le meilleur d’entre nous” comme disait de lui Jacques Chirac.
De telles journées se suivent et se ressemblent finalement toutes : certes, les chiffres changent, concernant les taux de chômage, les inégalités au travail, les différences salariales, etc. S’y ajoute désormais les expulsions de “sans-papiers”, sans qu’on voit bien en quoi ce serait un problème plus particulièrement féminin que masculin…
Cette année, la lutte contre les violences faites aux femmes ayant été choisi par le gouvernement comme grande cause nationale, notre parlement a adopté en février une proposition de loi sur ce sujet.
Fort bien, mais était-ce vraiment fort utile ? Pourquoi spécifiquement une loi contre les violences à l’égard des femmes ? N’y avait-il pas déjà des lois réprimant toutes les violences physiques ou morales pour protéger tous les citoyens, quel que soit leur sexe ? J’ignorais qu’un mari ait eu le droit auparavant de tuer sa légitime selon sa (mauvaise) humeur ? Voire même seulement de la tatanner sévère, quelles que soient ses raisons…
Et en quoi une loi spécifique en la matière, protégeant les femmes, arrêtera la brute auquel sa compagne aura déplu ? Cette proposition de loi n’en est donc qu’une de plus. Comme la journée des femmes 2010. De simples opérations de communication, l’une comme l’autre.
Reste donc à instaurer une Journée des Lois inutiles. Il y a bien sans doute une petite place dans le calendrier, en cherchant bien.
L’actualité : Iran, Villepin-Sarkozy, Frêche-Fabius, un point commun ?
Prologue : Ces deux dernières semaines trois événement ont occupé ou occupent toujours les médias: L’Iran, la relaxe de Villepin dans l’affaire Clearstream-Sarkozy-Villepin, le montage Frêche-Fabius et encore L’Iran. J’ai vu ce 11 février, sur CNN, les images de manifestations monstres à Téhéran à l’occasion de la fête de la révolution islamique. Des sites Web, politiquement incorrects bien sûr ; parlaient de millions de personnes. Le lendemain les médias nationaux et régionaux ne retenaient que « la présence de contre-manifestants et de milliers (sic) de partisans venus des provinces en bus avec la promesse d’un repas gratuit »! Il existe un lien entre ces trois évènements (soigneusement caché par la propagande qui les présente): La volonté d’indépendance de l’Iran et son soutien à la cause palestinienne dérange le néocolonialisme israélien ; le discours de Villepin à L’ONU en 2003, condamnant les préparatifs de guerre contre l’Irak dérangea en son temps le gouvernement néoconservateur et pro-israélien US, enfin, la bouffonnerie d’un Frêche antisémite, dixit Fabius, n’est que la dernière expression d’une lutte interne au PS, menée depuis longtemps contre un dirigeant dont le sionisme est avéré mais dont le franc parler, très populaire localement car politiquement incorrect, agace. Une praxis pro-israélienne est le fil conducteur qui relie ces évènements.
Au-delà de cette politique française et occidentale israélo centrée, se profile la vulgarisation d’un « Choc des civilisations » tel que théorisé par le néoconservateur Samuel Huntington en 1993, entre une Europe chrétienne sur le déclin (à la satisfaction de nos dirigeants politiques, notez le bien !) et un Islam ressenti comme envahissant et conquérant. Ce choc banalisé dans les esprits n’est pas inéluctable : (i) Il est d’abord une conséquence des conflits qui durent depuis 60 ans en Palestine, depuis 20 ans en Irak et 10 ans en Afghanistan. Le Yémen est maintenant touché ainsi que le Pakistan, la Somalie, Le Soudan…. l’Iran demain ? Ceux qui pensent le sionisme étranger à ces conflits n’ont de toute évidence jamais discuté avec les populations musulmanes des pays méditerranéens. Si Israël arrêtait sa colonisation de la Palestine, si les USA cessaient leurs occupations militaires de pays musulmans, les causes principales du conflit disparaîtraient. Il resterait certes et pendant longtemps un ressentiment compréhensible et légitime dans les pays agressés. La présentation quotidienne d’un Iran belliciste est, tout comme hier pour l’Irak, une pure intoxication médiatique compte tenu du rapport des forces en présence. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui pouvait défendre cela de façon raisonnable si ce n’est en invoquant la ‘folie’ de tel ou tel dirigeant, conséquence irrationnelle de cette même propagande. (ii) Après la seconde guerre mondiale on parlait encore dans les familles de la première. Lorsque, très jeune, j’allais à Verdun où ma grand-mère avait perdu son fils aîné, il n’était pas question pour elle d’en chercher la cause. Elle était entendue. L’allemand rendu détestable avait tué son fils et peu importe la contradiction si des pensées similaires existaient de l’autre coté du Rhin. Depuis, des films, impensables dans les années 50 ou 60, ont été réalisés. Ils montrent l’atrocité et l’absurdité d’une guerre totalement inutile faite, comme le disait Paul Valery, par des gens qui ne se connaissent pas au seul profit de gens qui se connaissent très bien. Je sens aujourd’hui s’installer un climat identique à celui qui devait régner au début du 20ème siècle, un climat de sophistique guerrière ou le musulman remplace l’allemand. Les conséquences en seraient tout autant dévastatrices.
La préparation psychologique des populations européennes ainsi que les guerres menées par l’occident dans les pays musulmans, tout cela me semble bien décrit dans une lettre que Simone Weil envoyait à Bernanos pendant la guerre d’Espagne : « J’ai eu le sentiment, pour moi, que lorsque les autorités temporelles et spirituelles ont mis une catégorie d’êtres humains en dehors de ceux dont la vie a un prix, il n’est rien de plus naturel à l’homme que de tuer. Quand on sait qu’il est possible de tuer sans risque ni châtiment ni blâme, on tue ; ou du moins on entoure de sourires encourageants ceux qui tuent », voir aussi, Simone Weil, Réflexions sur la barbarie.
La campagne médiatique anti-iranienne
(Ou comment déstabiliser un pays qui défend les palestiniens)
Pour illustrer le fonctionnement de l’information-Intox, regardons les titres des journaux du 1er février. N’importe quel autre jour ferait l’affaire. Dans le Figaro, Adèle Smith nous apprend que : « Les Etats-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran …afin de parer à une éventuelle attaque iranienne ». Cette formulation est intéressante sachant que ce sont plutôt les USA ou Israël qui menacent d’attaquer l’Iran. Dans le New York Times (NYT), David E. Sanger et Eric Schmitt sont plus explicites : « Les USA consolident leur défense dans le Golfe contre les missiles iraniens. » etc. Quelques jours plus tard, presse et télévision rapportent que les USA considèrent comme une provocation l’envoi par l’Iran d’un satellite. Bizarre, les milliers de satellites qui tournent actuellement autour de la terre sont-ils aussi des provocations ? Le 9 février, toute la presse nationale et occidentale, tous les journaux TV, tous les sites Web de l’information contrôlée parlent avec effroi d’un enrichissement par l’Iran de l’uranium à 20%. En ce début février, vous ne pouvez absolument pas échapper à la diabolisation de l’Iran elle est massive et répétitive. C’est par cette répétition ciblée que se manifeste aujourd’hui l’arme essentielle de la désinformation. Ceci est d’autant plus extraordinaire que les sources d’où jaillit la diabolisation se trouvent dans les pays qui possèdent de l’uranium enrichi à plus de 90% et qui plus est dans leurs milliers de têtes nucléaires. Oui, mais voilà, l’Iran dont le militarisme agressif est une invention est ainsi présenté comme un pays hostile. Les preuves ? Pas nécessaire puisqu’on vous répète tous les jours que l’Iran n’est pas un pays convenable. Les USA n’ont-ils pas des bases militaires dans le monde entier et dans pratiquement tous les pays qui entourent l’Iran ? Oui, mais ils sont gentils eux. N’ont-ils pas envahi des pays limitrophes à l’Iran avec pour conséquence des millions de morts et déplacés ? Oui, peut-être, mais attention c’est pour la paix et la démocratie ! Y a-t-il des porte-avions iraniens au large des côtes américaines comme il y a des porte-avions US au large des côtes iraniennes……..
Nous subissons ce même type ‘d’information’ concernant les pays que l’establishment occidental et politiquement correct n’aime guère : La Russie souvent, la Chine parfois, le Venezuela toujours, la Turquie c’est pour bientôt etc. L’Irak fut un vrai cas d’école les années précédant les deux guerres impériales de 1991 et 2003. Cette désinformation est efficace, un mensonge mille fois répété acquiert peu à peu l’autorité du vrai.
Pour l’Irak, il y a en ce moment en Angleterre une commission, la commission Chilcot, qui enquête sur les conditions ayant amené le pays à participer à l’invasion en 2003. Cette commission a été créée sous la pression d’une population outrée par les mensonges de l’équipe Blair. Il est bien précisé toutefois que cette commission n’a pas pour vocation à incriminer quiconque. On n’est jamais trop prudent. Elle est d’ailleurs constituée de hauts fonctionnaires en poste sous le gouvernement Blair et aucun irakien, principales victimes de cette invasion, n’a été invité à témoigner. Il apparaît clairement cependant que Blair et consort ont utilisé le mensonge pour faire ‘avaler’ une guerre dont on découvre aussi à cette occasion qu’elle était préparée depuis le 11 juin 2001, i.e. avant les évènements du 9/11 ! cf Michael Savage, Independent du 1/02/10. La presse anglaise montre dans son ensemble une liberté de ton que l’on ne retrouve guère dans la presse française ou américaine. On y apprend ainsi que Blair, depuis qu’il a quitté Downing Street, touche l’argent du sang, des salaires faramineux pour parler des affaires du monde en milieu huppé. Nigel Morris et Nick Clark, Independent du 26/01/10 donnent l’exemple d’une conférence payée 200.000 livres par une société d’investissement accusée d’avoir profité de la récente crise financière, voir aussi Seumas Milne, Guardian, 3/02/10.
Les incroyables mensonges et manipulations des néoconservateurs et des lobbies israéliens ont conduit à la destruction de l’Irak, à plus d’un million de victimes, à des millions de déplacés et, ce qui était parfaitement prévisible (et donc prévu) compte tenu des divisions ethniques et confessionnelles, à un quasi état de guerre civile. Il faut lire les livres extrêmement bien documentés de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt : « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine », Ed. La Découverte ou Stephen J. Sniegoski : « The Transparent Cabal », Enigma Editions.
L’Irak de Saddam Hussein soutenait activement la cause palestinienne, l’Iran d’Ahmadinejad fait de même. La véritable question aujourd’hui est la suivante : Cette diabolisation massive est-elle le prélude à des opérations guerrières? L’Iran est une très ancienne civilisation. Il y a 2500 ans Cyrus le Grand écrivait un code très en avance sur la loi du talion, code considéré comme le 1er exemple de Déclaration des Droits. Le Cylindre de Cyrus est conservé au British Museum. Ce musée manifeste d’ailleurs toujours des réticences à le restituer à l’Iran, cf Michael Savage, Independent du 8/02/10. L’Iran n’a jamais envahi personne ni commencé une guerre depuis deux siècles alors que les USA ont attaqué plus de trente pays depuis 60 ans. Les journalistes néoconservateurs US et israéliens avancent dans pratiquement tous leurs articles (exemple de répétition massive) qu’Ahmadinejad aurait déclaré « qu’Israël devait être rayé de la carte ». C’est une traduction volontairement erronée d’un discours d’ailleurs ancien de l’ayatollah Khomeiny qui déclarait « qu’Israël devrait disparaître de la page du temps » et non pas un appel à une destruction physique, cf par exemple : Débats, p14, Le Figaro du 9/11/07. Qui pourrait croire au danger d’une attaque iranienne si il n’y avait cette propagande usraélienne envahissante. Enfin, qui pourrait croire, si les informations étaient objectives, que des pays comme les USA ou Israël, certes avec l’assistance de dévoués serviteurs comme A. Merkel, N. Sarkozy, S. Berlusconi etc., sont des pays crédibles dans cette orchestration de la diabolisation de l’Iran.
Le problème de la désinformation associée à la manipulation mentale est qu’elle est aujourd’hui globale, sophistique et massivement répétitive. Tout cela a été rendu possible par l’abandon, il y a plus d’un siècle, de l’enseignement de la rhétorique : l’art du bien dire mais aussi du discours juste. Il reste encore l’espoir bien mince de voir se développer des anti-corps dans la société française. On dit que le diable porte pierre, le refus de près de 90% des français de céder à la panique médiatiquement organisée de la grippe H1N1 est encourageant. Cette méfiance est probablement liée, dans ce cas précis, à la précédente intox concernant la grippe dite aviaire. Si, si, rappelez vous ces journaux télévisés qui commençaient tous, il y quelques années, par l’exhibition du cadavre d’un malheureux volatile et l’installation immédiate d’un périmètre de haute sécurité. Mais on n’en est pas encore au stade où une commission Chilcot à la française demandera des comptes aux responsables de l’achat de plus de 90 millions de doses de vaccins qui vont rester inutilisées ou revendues à des pays, souvent pauvres, et qui n’en ont pas plus besoin que nous !
Certains penseront que dans une ‘démocratie’ une alternance de régime est toujours possible. Mais un tel changement ne changerait rien car les concepts classiques : droite vs gauche, sont obsolètes. Sarkozy dans sa pratique de ‘l’ouverture’ n’a pas récupéré les éléments les plus ‘droitiers’ du PS mais des personnalités pro-israéliennes. Pas toutes bien sûr puisqu’on nous présente, en ce moment, des sondages donnant Dominique Strauss-Kahn gagnant la prochaine élection présidentielle. (Ce qui ne peut pas représenter une alternative)
A la dichotomie politique droite/gauche classique : plus ou moins de social ; plus ou moins de liberté individuelle, s’est imposée la division selon l’axe du mal, avec les ‘bons’ (atlantistes) d’un coté et les ‘mauvais’ (presque tous les autres) de l’autre comme autrefois on avait aux USA les (bons) cow-boys et les (mauvais) indiens. Si le peuple sait faire la distinction d’instinct entre le juste et l’injuste, le bien et le mal, il sait aussi que son avis est de moins en moins pris en compte et ainsi il n’ y a pas de véritable adhésion populaire . Il en résulte une classe dirigeante politico-médiatique, dominée de plus en plus par des psychopathes, guidés plus par des intérêts de groupe que par l’altruisme ou le bien commun. Il est particulièrement instructif de lire les analyses des journalistes et les déclarations des hommes politiques traitant des problèmes les plus importants du moment comme l’Irak, l’Afghanistan, la Palestine ou le ‘terrorisme’. Je n’ai, par exemple, jamais lu dans la presse US, et ceci sur deux décennies maintenant, un seul article questionnant la moralité d’une guerre aussi meurtrière et construite sur des mensonges (celle d’Irak) ayant coûté la vie à plus d’un million de personnes. Ce chiffre lui-même n’est pratiquement jamais évoqué. G. W. Bush dans un discours de 2007, annonçant la ‘fin de la guerre’ (sic), parle de 35000 morts civils, soit tout de même 12 fois plus que pour le 9/11. Il faudra attendre le IHT du 23/02/09, pour que Timothy Williams parle, par périphrase, des 740.000 veuves en Irak (sachant qu’il y a aussi des veufs, des orphelins, des familles entières disparues etc. on approchera assez près des 2 millions de morts dont parlent plusieurs ONG indépendants sur Internet). C’est d’ailleurs grâce au Web, bête noire des médias officiels, que les gens intéressés peuvent être tenus au courant et ils ne sont pas si nombreux dans ce domaine particulier. L’absence d’empathie est d’ailleurs une caractéristique du psychopathe. Il y a d’innombrables exemples. Tony Blair, malgré les nombreux témoignages à la commission Chilcot, refusera lors de son audition de reconnaître une quelconque responsabilité dans la boucherie irakienne. On se rappellera aussi de Mme Madeleine Albright qui, apprenant lors d’une émission sur la chaîne TV CBS en 1996 que l’embargo onusien avait déjà causé la mort de 500.000 enfants irakiens, déclarait que « cela en valait la peine » !
Tous ces sujets sont importants: l’utilisation abusive du discours sophistique, la désinformation médiatique, les guerres impérialistes et colonialistes, le contrôle de la classe politique US par des groupes de pression sionistes, les rappels ad nauseum à la repentance ciblée à un passé révolu où on ne peut plus rien changer détournant ainsi notre attention des atrocités du moment présent ou l’action est possible. Il y en a d’autres, tout aussi graves mais qui sont soigneusement passés sous silence : le déracinement des peuples européens par une immigration massive planifiée et celui de tous les peuples par cette forme moderne d’esclavage consentant appelée immigration choisie. Tout cela forme un puzzle dont il reste à rassembler les pièces.
Je vais simplement m’intéresser à deux évènements de l’actualité récente : les conflits Villepin-Sarkozy et Frêche-Fabius. Evènements qui peuvent à priori sembler mineurs mais qui illustrent bien les techniques de désinformation abordées ci-dessus et l’influence prépondérante des milieux atlantistes dans les médias.
Le conflit Villepin-Sarkozy : Premier acte ; L’affaire du CPE
(Ou comment un candidat jugé peu fiable est décrédibilisé au profit d’un pro-usraélien)
Avant d’aborder les affaires du contrat de première embauche (CPE) et Clearstream qui ont coûté à Dominique de Villepin tout espoir de devenir Président de la République en 2007, nous devons revenir en février 2003. Dans son discours à l’ONU, Dominique de Villepin dénonce l’usage prévu de la force armée en Irak et, phénomène unique dans les annales, ce discours remarquable est longuement applaudi. Cela lui vaudra une haine inextinguible de la part des néoconservateurs et journalistes américains. Villepin sait que : « Les médias américains ont pris en otage la démocratie américaine lors de la crise irakienne » comme il le déclarera plus tard au journal Le Monde du 6/6/2008 et que des plans d’attaque de l’Irak sont dans les cartons des néoconservateurs depuis longtemps (voir à ce sujet sur le Net les nombreux articles des néocons : Paul Wolfovitz, Richard Perle, Robert Kagan etc et l’article récent de Michael Savage cité ci-dessus.
Les manifestations étudiantes contre le CPE prennent de l’ampleur fin février 2006. Dès le mois de mars des députés sarkozystes comme Hervé de Charrette ou Patrick Devedjian demandent la suspension ou l’ajustements du texte. Universités en grève et trouble à l’ordre public font la une des journaux télévisés. La presse écrite, locale ou nationale, se déchaîne de façon plus que suspecte contre cette loi. Pour s’en convaincre il suffit d’ailleurs de comparer le traitement médiatique (j’ai relu la presse écrite du moment) des manifestations anti-CPE de 2006 et celui des manifestations contre le projet d’autonomie des universités : Loi Liberté Responsabilité des Universités (LRU) du dernier trimestre 2007 où pourtant plus de 50 universités étaient touchées par les grèves. Mais nous étions alors sous la présidence Sarkozy. Villepin dénoncera d’ailleurs dans le même article du Monde : « L’esprit de cour des médias en France ». Ce n’est que fin décembre 2008 que nous apprenons, et ceci dans un seul article qui ne sera pas commenté, ni repris par la suite, la complicité qui existait entre Mr Sarkozy et Bruno Julliard, président de l’UNEF le principal syndicat étudiant. Libération du 11 décembre 2008 titre : « En 2006, Sarkozy soutenait les manifs anti-CPE », Julliard précise ensuite : j’ai reçu un coup de fil de soutien au plus fort du mouvement...Le message qu'il (Sarkozy) voulait faire passer, c'était "perdez pas espoir", en gros, "ne faiblissez pas, restez dans les manifs"…. "C'est vrai que, factuellement, nos intérêts à ce moment-là, étaient plutôt convergents: lui, parce qu'il veut la tête de Villepin et nous, parce qu'on veut la tête du CPE….et Julliard confirme ce qui se savait déjà : dans les sondages d'avant CPE, Villepin devançait Sarko". Rappelons qu’à l’époque de cette trahison Sarkozy était ministre du gouvernement Villepin ! Notons enfin, cf l’article de Véronique Soulé, Libération du 1/12/2007, que B. Julliard retournera le compliment à Sarkozy lors des manifs anti-LRU par : «l’appel de l’UNEF à arrêter le mouvement après les gestes de la ministre de l’enseignement supérieur ». La plupart des organisations syndicales avaient également noté le rôle très ambigu de l’UNEF à cette occasion.
La presse internationale, essentiellement US, s’empare très vite de l’affaire du CPE. On peut lire de très nombreux articles dans le NYT, IHT, Los Angeles Times (LAT), USA Today, Wall Street Journal…Ceci est assez exceptionnel pour une affaire intérieure française mais cette presse a des comptes à régler avec Villepin depuis son discours de l’ONU. Quelques exemples : Elaine Sciolino et Katrin Bennhold (NYT, 22/3/06) notent en se référant à un article paru dans Paris-Match, que : « pour la première fois N. Sarkozy prend ses distances concernant le CPE avec son patron (Villepin). » Les journalistes rapportent même cette déclaration de Sarkozy : « Je manifeste ma solidarité en étant différent…..ou, si vous préférez, je suis différent tout en étant solidaire (sic) ». Hormis les articles de William Pfaff (IHT) et de la presse anglaise, la presse US est très hostile à Villepin. Le 11 avril la presse nationale et US annoncent en titre énorme de la "Capitulation" de Villepin.
Le conflit Villepin-Sarkozy : dernier acte ; L’affaire Clearstream
(Ou comment Villepin est définitivement écarté de la présidentielle)
Le coup de grâce sera porté aux espérances présidentielles de Villepin suite à une affaire sur fond de scandale financier : Sarkozy possèderait des comptes occultes à la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. La presse nationale s’empare bien sûr de l’affaire, mais c’est surtout la presse US qui se distingue par ses diatribes anti-Villepin. Lecteur assidu de la presse de langue anglaise je peux affirmer que les affaires franco-françaises ne passionnent pas, en général, les foules outre-atlantique. L’enjeu dans ce cas précis était d’importance, salir autant que possible un candidat jugé anti-américain et favoriser un atlantiste et pro-israélien patenté. J’ai lu plus de 40 articles en 2 semaines, tous de la même tonalité. Quelques exemples : le 29 avril 2006, un titre du NYT : « Un complot pour salir Sarkozy », Le 3 mai, IHT, « Villepin ne veut pas démissionner (de son poste de 1er ministre) malgré sa capitulation humiliante suivant les manifestations de rue (CPE) ». Le 15 mai Katrin Bennhold lance une attaque en règle contre l’ENA, car de nombreuses personnalités liées à l’affaire Clearstream : Villepin, Jean Louis Gergorin, Chirac sont énarques contrairement à Sarkozy. Le 17 mai, IHT, « ….Villepin et Chirac accusé d’avoir tenté de salir Sarkozy. » etc. Avant tout procès, c’est un ‘coupable’, Villepin, qui est montré du doigt. Sarkozy, sûr de ses appuis médiatiques, se permet même de déclarer, voir Le Monde du 2 mai 2006 : « Le salopard qui a monté cette affaire finira sur un croc de boucher ». On connaît la suite à savoir la relaxe de Villepin dans cette affaire.
En fait, a qui cette affaire confuse a-t-elle réellement profité ? Ce n’est tout de même pas Villepin qui a été élu président de la République ! La haine anti-française au moment de la guerre d’Irak en 2003 était très forte dans la classe dirigeante néoconservatrice US. Rappelez vous ces bouteilles de vins français qui étaient vidées dans les rues et les French fries (frites) rebaptisées Freedom fries. Il est très improbable que des gouvernements capables de monter des opérations d’intoxications (cf la guerre d’Irak) et d’organiser des assassinats ‘ciblés’ en tout lieu de la planète soient, par souci de déontologie ou manque de technologie, dans l’incapacité d’organiser un montage destiné à couler Villepin. On ne connaîtra probablement jamais les véritables dessous de cette affaire. Villepin a pu tout simplement voir l’affaire Clearstream comme un cadeau du ciel (mais empoisonné en fait), une occasion d’écarter du poste suprême un homme dont la politique serait désastreuse car totalement alignée sur les USA et Israël. C’est d’ailleurs ce qui se passera. A peine nommé, l’équipe Sarkozy-Kouchner menace de guerre l’Iran, rejoint l’OTAN et compromet la France par l’envoi de troupes en Afghanistan (après avoir laissé entendre un retrait de ce pays pendant la campagne des présidentielle !).
Villepin aggravera d’ailleurs son cas en dénonçant (avec Juppé) « La volonté de réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN » Libération du 5/2/09 puis Le Monde du 6/3/09. Il montrera sa volonté d’apaisement dans l’affaire iranienne en déclarant souhaiter que la communauté internationale aille « beaucoup plus loin dans la recherche du dialogue avec l’Iran. » Le Monde du 13/6/09, et récemment, lors d’un débat à Sciences Po. Il a souhaité « que la France engage un processus de retrait d’Afghanistan », précisant que l’envoi de troupe avait aggravé le mal, 1/02/2010.
Pour résumer, il y avait deux candidats à la présidentielle de 2007. Sarkozy qui y pensait même en se rasant et le poète Villepin. Il existe aussi des poètes qui rasent, mais je pense que seule une affaire pourrie pouvait écarter du poste suprême un poète aristocrate et populaire. Il ne faudra pas dans l’avenir négliger l’acharnement d’un Sarkozy capable de coup assez bas comme le montre cet article de Patrick Roger dans Le Monde du 25/11/08 : « Dominique de Villepin privé de l'élévation dans la Légion d'honneur ». Le décret paru au Journal officiel du 22 novembre ne retiendrait guère l'attention si l'on ne soupçonnait son auteur d'être mû par d'inextinguibles rancœurs. Signé par le président de la République, il prévoit que "la dignité de grand officier [de la Légion d'honneur] appartient de plein droit aux anciens premiers ministres qui ont exercé leurs fonctions durant deux années au moins".De par sa fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy exerce celle de grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur. Et il la prend particulièrement à cœur. Il entend ainsi distinguer ceux qui, ayant accepté la lourde charge de Matignon, auront rendu d'"éminents services". Pas de bol, Dominique de Villepin, avec ses un an, onze mois et quinze jours à la tête du gouvernement, rate cette distinction. à quinze jours près!
Cette rancœur se manifestera aussi, suite au jugement de relaxe en faveur de Villepin dans l’affaire Clearstream, par la déclaration d’interjeter appel, ceci en moins de 24 heures, par le procureur de la République de Paris, Jean Claude Marin, voir la presse du 29/01/2010. Cette déclaration, fait unique, sera faite sur une chaîne de radio privée et qui plus est à l’occasion d’un entretien avec le journaliste Jean Pierre Elkabbach laudateur frénétique de Sarkozy ! Il y a quelque temps, un homme politique en critiquait un autre, déclarant qu’a l’inverse de Saint Louis qui rendait la justice sous un chêne il la rendait lui comme un gland. Il appartiendra à la République de Sarkozy de la rendre sur une chaîne.
De la karchérisation des critiques d’Israël à la fausse affaire Frêche-Fabius
(Ou comment tout tourne toujours autour d’Israël)
Nous venons de voir que Villepin avait payé cher sa critique du lobby pro-israélien. Les choses ne se sont pas arrangées en France depuis l’élection de Sarkozy comme quelques affaires récentes le démontrent. Avant d’aborder la bouffonnerie Frêche-Fabius, rappelons quelques évènements qui montrent que les mises au placard ont beaucoup augmenté dans les médias et l’éducation depuis quelques années et il faut souvent attendre longtemps pour que la justice condamne ces licenciements abusifs.
Un exemple ancien est celui d’Alain Ménargues, journaliste et directeur général adjoint de Radio France International (RFI), contraint en Oct. 2004 à la démission pour avoir déclaré qu’Israël était un « état raciste ». Il faudra attendre le 6 mars 2009 pour que la cours d’appel de Paris condamne RFI pour un licenciement jugé « sans cause réelle et sérieuse », Israël se définissant d’ailleurs lui-même comme un état juif.
Bruno Guigue, énarque, normalien, sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime et auteur de « Proche-Orient : la guerre des mots », Harmattan 2003 est limogé après avoir publié une tribune sur un site confidentiel, oumma.com : « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU », voir Libération du 22/03/08 et Le Monde du 23/03/08. Il a été dénoncé par un journaliste retraité du journal Le Monde, Luc Rosenzweig, sur la radio de la communauté juive de France (RCJ), cf DNA du 30/03/08.
Affaire Philippe Val-Bob Siné. Dans Charlie-Hebdo, Siné épinglait Jean Sarkozy suite à son mariage avec l’héritière de la maison Darty. Il sera poursuivi par la LICRA pour incitation à la haine raciale. Même la presse US parlera de cette affaire, Roger Cohen IHT du 3/08/08. Il est intéressant de noter à ce sujet que malgré le terrorisme des « médias de cour », il y aura une pétition recueillant plus de 8000 signatures pour soutenir Siné contre exactement 20 pétitionnaires (les habituels défenseurs inconditionnels d’Israel) : dont Robert et Elisabeth Badinter, Elie Wiesel, BHL, Dominique SOPO (Pt de SOS racisme) et… l’ancien ministre communiste, Jean Claude Gayssot de la loi liberticide éponyme.
Richard Labévière sera licencié de RFI le 12 août 2008. On lui reproche une interview réalisée à Damas, sans en avoir informé la direction de RFI, du Président syrien Bachar al Assad peu avant sa visite officielle en France. Rappelons que Christine Ockrent, compagne de Bernard Kouchner, est à la tête de l’Audiovisuel international regroupant : RFI, France 24 et TV5 Monde.
Aymeric Chauprade sera viré du Collège interarmées de défense à la suite d’un article de Jean Guisnel dans Le Point du 5/02/09 dénonçant son livre : « Chronique du choc des civilisations » Dargaud, 2009 sous le prétexte d’une apologie de la théorie du complot concernant les évènements du 9/11. A. Chauprade résumera la situation ainsi : « Tous ceux qui tombent, qu’ils s’agisse de gens de gauche ou de droite, ont un point commun : leurs analyses ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens. », Hugues Wagner, Afrique Asie, juin 2009.
Beaucoup d’autres personnes dont beaucoup d’anonymes, ont subi ennuis ou remontrances comme Pascal Boniface après la publication de son livre : « Est-il permis de critiquer Israël ? » ou Pierre Péan pour « Bethlehem » publié avec Richard Labévière.
Finissons par la très mauvaise pièce de ‘méchant Frêche’ contre ‘gentil Fabius’. Là aussi revenons un peu en arrière. Il y a quelque temps Frêche remarque qu’il y a un nombre excessif de joueurs noirs dans l’équipe de France de football. Le football m’indiffère mais quelques amis fanas du jeu, certains noirs donc peu suspects de racisme anti-noir, m’assurent que ce n’est pas complètement faux. Les associations habituelles, lui font un procès, la justice tranche, le dédouanant d’intention raciste. Avec tous les drames du monde, on doit s’interroger dans les prétoires devant la stupidité de telles accusations de racisme et c’est probablement pour cela que Sarkozy, dans sa récente causerie télé avec des français, a pu sans risque de protestation fustiger les salaires mirobolants des footballeurs pour, au passage, justifier ceux obscènes et cumulatifs de certains chefs d’entreprise.
Il y a quelque temps encore, Frêche reproche en termes vifs aux harkis (il parlera de sous-hommes) de soutenir des candidats UMP donc gaullistes. Il y aurait beaucoup à dire sur le gaullisme de l’UMP aujourd’hui et sur l’élégance du propos, mais on ne peut nier que beaucoup de promesses gaulliennes n’aient eu des conséquences désastreuses, et pour les harkis, et pour les pieds noirs. Frêche bénéficiera aussi pour ces propos d’une relaxe en appel, confirmée en cassation le 31 mars 2009.
Le professeur Frêche s’illustrera ensuite, à l’occasion d’un de ses derniers cours, en parlant des cons comme d’un potentiel électoral non négligeable. Remarque assez judicieuse et sans risque réel de poursuite judiciaire puisque d’abord, dans une démocratie on préfère compter les voix plutôt que les peser et qu’ensuite, même si Michel Audiard nous avait prévenu que les cons ça osait tout et que c’est même à ça qu’on les reconnaissait, on voit difficilement plaideur ou association s’adressant à un juge au nom de tous les cons offensés.
Frêche enfin, vient de déclarer suite à une remarque peu amène de Laurent Fabius à son égard, que ce dernier avait « une tronche pas catholique ». Hurlement d’antisémitisme, propos indignes et nauséabonds, ventre toujours fécond de la bête immonde…Cet antisémitisme est confirmé par Fabius lui-même. Bon, personnellement, et encore une fois vu les vrais problèmes du moment, je pense que plus de 90% des gens se fichent complètement de cette polémique débile et piégée.
Frêche est un pro-israélien patenté et reconnu comme tel localement. Dans une vidéo en ligne sur Youtube, il tient un discours où il parle de Sarkozy dont il s’est fait un ami à Tibériade au moment de la guerre des Six jours (on notera au passage que Frêche peut raconter n’importe quoi, Sarkozy ayant douze ans en juin 1967 et, même surdoué, il est difficile de croire qu’il pensait déjà, imberbe, aux prochaines élections présidentielles). Frêche dit aussi dans cette vidéo, en s’en réjouissant, que « pour la première fois la France a élu un juif président de la république ». Ensuite, dans ses activités de Président de la Région Languedoc-Roussillon, il veut installer l’exportateur israélien de fruits et légumes Agrexco à Sète. Cette société se charge de l’exportation des produits agricoles en provenance des territoires palestiniens occupés. Et, preuve que concernant l’antisémitisme les choses sont décidemment très compliquées, alors qu’ un élu vert du Conseil Régional marquait son désaccord avec l’installation d’Agrexco à Sète, Frêche l’a traité d’antisémite ! Pour ajouter un peu plus à la confusion, signalons aussi que Jean Claude Gayssot qui est un élu au même Conseil Régional apporte tout son soutien au Président Frêche, que Mr Gayssot est aussi un des 20 signataires de la pétition condamnant l’antisémitisme de Siné et qu’il est aussi le signataire de la loi liberticide dite Fabius-Gayssot, le Fabius de la loi étant le même que celui de l’affaire Fabius-Frêche ci-dessus. Ouf ! Je plains le juge qui aura à démêler cette histoire s’il y a procès.
Il y a des élections régionales dans un mois, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Imaginons un instant (horresco referens) que Frêche fasse, comme les sondages l’annoncent, plus de 30% de voix. Peut-on laisser aller incognito 30% ou plus d’antisémites ? Il me semblerait donc nécessaire de lever, à cette occasion et à cette occasion seulement bien sûr, l’anonymat du vote. Il y va de la démocratie (et de la liberté d’expression).
Il y a peut-être une autre solution à toutes ces intoxications médiatiques. Les médias et pour l’essentiel la télévision, sont aujourd’hui l’interface entre les évènements réels et la perception que le public en a. Dans son livre : l’Enracinement, la philosophe Simone Weil écrit l’année de sa mort en 1943 : « Il y a des hommes qui travaillent huit heures par jour et font le grand effort de lire le soir pour s’instruire. Ils ne peuvent pas se livrer à des vérifications dans les grandes bibliothèques. Ils croient le livre sur parole. On n’a pas le droit de leur donner à manger du faux. Quel sens cela aurait-il d’alléguer que ces auteurs sont de bonne foi ? (…) Un aiguilleur, cause d’un déraillement, serait mal accueilli en alléguant qu’il est de bonne foi ». Le public se défie des journaux, mais sa défiance ne le protège pas. « Tout le monde sait que, lorsque le journalisme se confond avec l’organisation du mensonge, il constitue un crime. Mais on croit que c’est un crime impunissable. Qu’est ce qui peut bien empêcher de punir une activité une fois qu’elle a été reconnue comme criminelle ? D’où peut bien venir cette étrange conception de crimes non punissables ? C’est une des plus monstrueuses déformations de l’esprit juridique ». Et à cette époque, la télévision n’existait pas encore !
J. C. Manifacier 14 Février 2010
LE MARDI 9, UN « DIABLE BLEU » EST PARTI AU PARADIS DES GUERRIERS.
POURQUOI ? POUR QUI ?
Il avait une bonne tête de petit gars de France, de cette France profonde encore française, souriant à la vie sous sa grande tarte de chasseur alpin. Il nous est inconnu, sa famille aussi, mais c’est le cœur serré que nous avons appris sa disparition. Il est mort là-bas, en vallée de la Kapisa, une contrée perdue de l’Afghanistan. C’est le quarantième militaire français qui tombe sous les coups des Talibans depuis l’engagement international dans ce pays en 2001. Il appartenait au 13ème B.C.A de Chambéry, une de ces unités de chasseurs alpins que les Allemands, reconnaissant leur courage, avaient surnommés les « diables noirs », appelés ensuite du côté français « diables bleus ». Pour qui, pour quoi est-il mort, en escortant une unité logistique de l’ANA, l’Armée Nationale Afghane, qui est aussi franche qu’un âne qui recule ? Pour lutter contre Al Qaida, alors que les mêmes islamo terroristes pullulent en Europe, avec une brillante vitrine au « Londonistan » ? Le père de militaire, le père tout court, ne peut pas rester insensible devant ces pertes humaines récurrentes qui frappent des familles de notre antique et bien lointaine Gaule. Certes, ce ne sont que des engagés comme dirait l’épicier du coin et comme le rapportent les potins du café du commerce, et puis on est bien loin des hécatombes tragiques de 14-18 avec leur « fournée » quotidienne de 1000 morts. Mais tout de même, quelle est la vraie motivation du gouvernement Sarkozy pour envoyer les fils de France se faire trouer la peau dans un pays que les Britanniques ne purent vaincre au 19ème siècle, pas plus que les Soviétiques au 20ème ? Pour les babouches d’Hamid Karzai, le pantin désormais indéracinable qui s’accroche aux apparences du pouvoir à Kaboul ? Ce pays tout aussi artificiel que beaucoup d’autres, n’existait que par la volonté centralisatrice de sa monarchie et les alliances qu’elle nouait avec les seigneurs de ses lointaines provinces. Il n’y a pas plus d’Afghans qu’il n’y a de Bosniaques : parlons des Pachtouns, des Tadjiks, des Ouzbeks, des Hazaras, comme l’on parle des Serbes, des Croates et des Bosno musulmans. Il faudra bien que notre gouvernement - quand je dis « notre », c’est une façon de parler !-, nous explique ce grand écart intellectuel qui fait qu’au moment même où nos soldats risquent leur peau dans des missions impossibles dans d’improbables pays du monde islamique, il tolère des mosquées –cathédrales bien souvent subventionnées par ceux-la mêmes, au Moyen-Orient, qui emprisonnent les femmes dans le niquab ou autre burka, vêtement qu’il prétend par ailleurs combattre législativement ? Nous sommes maintenant au milieu du gué. Rester, c’est s’enliser, se condamner encore à comptabiliser des pertes dans nos rangs alors que ces soldats seront probablement , un jour, plus utiles sur le sol national… Partir, c’est aussi donner un formidable signal d’encouragement aux potentiels poseurs de bombes enturbannés et avouer que l’Occident,-au sens large et noble du terme-, baisse les bras. Tel est le dilemme. Si ce gouvernement veut encore garder une part de légalité à défaut de légitimité, il devra s’expliquer sur les raisons profondes de cet engagement, sans hypocrisie, et appeler « un chat, un chat ». L’ennemi aurait-il un visage différent selon les latitudes concernées, que les Talibans soient ici tapis dans les banlieues, attendant leur heure pour frapper, ou là-bas dans les coins perdus de l’Hindu Kuch ?
Comme nos soldats, faites preuve d’un peu de courage Messieurs les Ministres concernés, et soyez à la hauteur de vos fonctions !
Jean-Claude Rolinat
LOUIS PERGAUD VS GEORGE ORWELL
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy promettait qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Une majorité de Français l’a crû, surtout lorsqu’il se vantait des brillants résultats obtenus lors de son passage au Ministère de l’Intérieur… Qu’importe qu’ils fussent exagérés ou carrément faux, sa parole était magique. Médiatiquement magique, grâce aux JT de TF1 et aux Une de Paris-Match.
On se demande alors pourquoi aujourd’hui le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux annonce un énième “plan contre la délinquance” qu’il défendra à partir de mardi après-midi à l’Assemblée, soit une loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité (dite “LOPPSI 2”).
Pourquoi “un plan de plus” ? Ou alors pourquoi “seulement maintenant” ? Rappelons que cela fait tout de même plus de huit ans, à quelques mois près, que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité des Français : comme Ministre de l’intérieur entre 2002 et 2004, puis entre 2005 et 2007, enfin en tant que Président de la république depuis cette date.
Un énième plan à cause de la réalité, peut-être ? Les “atteintes volontaires à l’intégrité physique” (coups et blessures, homicides…) ont augmenté de 14 % entre 2003 et 2008, soit une progression de 54499 délits, selon le rapport annuel de l’Observatoire National de la Délinquance… Dégradation de la sécurité confirmée par l’INSEE pour le compte de l’INHES-OND, qui estime “à près de 850 000 le nombre de victimes d’actes de violences physiques hors ménages et hors vols en 2008” contre “736 000 en 2006”, soit une croissance de 11,5 %.
Par ailleurs, dans le même temps, l’image du service public s’est fortement dégradée dans l’opinion.
Gaël Sliman, directeur général adjoint de l’Institut Paul Delouvrier-BVA conclut après la très forte baisse (- 16 %) de l’indice de “satisfaction” des Français concernant la police et la gendarmerie, qu’“insuffisamment efficaces avec les délinquants et toujours aussi peu courtois avec les citoyens, les policiers doivent faire attention à ne pas se couper de la population qui garde pour le moment une bonne image de l’uniforme.”
Le dernier fait-divers en date de trois adolescentes embarquées au poste pour y être mise en garde à vue – dont l’une, en pyjama-jogging, au saut du lit – suite à une bagarre à la sortie de leur collège, illustre parfaitement cette amère constatation.
S’agissait-il d’une tentative de meurtre ? De racket ? De traffic ? Non, d’une simple dispute de cour d’école, finalisée par l’échange d’un coup de pied et d’un coup de poing. Conséquence pour la “victime” : une journée d’interruption de travail (ITTP), c’est-à-dire la constatation probable d’un bleu et d’un terrible traumatisme psychologique que personne avant elle n’a, à l’évidence, jamais connu lorsqu’il usait ses fonds de culotte sur les bancs de l’école. Ou si quelqu’un l’a connu avant elle, il n’y a probablement pas survécu.
Selon le vieil adage populaire “qu’il n’y a pas de fumée sans feu”, il est évident pour nombre de nos concitoyens que toute personne interpellée par la police l’est rarement par erreur. Et si le cas de ces adolescentes nécessitait qu’elles soient placées en garde-à-vue, c’est qu’elles le méritaient bien.
Il faut être dangereux psychopathe comme Louis Pergaud pour n’y voir qu’une éternelle “guerre de boutons”(1) qui a rendu cet auteur si célèbre.
Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux ont, à l’évidence, préféré lire George Orwell(2). Avec gourmandise.
NOTES
(1) La Guerre des boutons de Louis Pergaud est un roman publié en 1913. Comme à chaque automne et chaque hiver, les enfants de Longeverne et de Velrans, la troupe de l’Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci où l’humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l’ennemi : ils se font en effet dérober leurs boutons, agrafes, lacets, etc. Au fil des défaites et des revanches, des scènes cocasses se succèdent...
(2) La principale figure du roman de Georges Orwell 1984 est Big Brother, devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, ainsi que de la réduction des libertés
DU LAC DE TIBÉRIADE AUX RIVES DU SALAGOU
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Arrivera bien un jour, forcément, où le Parti socialiste sera débarrassé de Georges Frêche. À moins, bien sûr, que Georges Frêche ne soit le premier débarrassé du PS, victime de ses responsables par trop ambitieux.
Les paris sont ouverts, en tout cas en Languedoc-Roussillon où la campagne pour les élections régionales est quelque peu animée depuis la récente polémique entre le président sortant de son assemblée et Laurent Fabius, son ancien, très ancien camarade à la rose.
Le deuxième avait déclaré qu’en aucun cas il ne voterait pour le premier s’il était électeur dans sa région, la réponse de l’intéressé fut immédiate : lui non plus ne voterait pas pour Laurent Fabius, celui-ci n’ayant pas, selui lui, une tête « très catholique ».
Ce qui n’aurait été, toute proporition gardée, que la réponse du berger à la bergère, est devenu avec le tohu-bohu médiatique une énième insulte à caractère antisémite, forcément antisémite. Pour ceux qui l’ignoraient encore, Laurent Fabius a effectivement des origines, fort lointaines, plus proches des rives du lac de Tibériade que de celles du lac du Salagou dans l’Hérault.
Georges Frêche se défend évidemment de toute allusion raciale ou religieuse, argant de la simple utilisation d’une expression française vieille comme Clovis, si ce n’est même comme Saint Pierre. Il rappelle d’ailleurs au passage ce que personne ne semble vouloir entendre, c’est-à-dire qu’il est un des hommes politiques français dont le soutien à l’État d’Israël est des plus indéfectibles, preuves à l’appui, mais preuves bien inutiles…
C’est comme s’il se soulageait dans le violon de Yehudi Menuhin, rien n’y fait, le seigneur régional Frêche est désormais brocardé antisémite, ce qui équivaut dans notre société, pourtant auto-proclamée si sourcilleuse à l’encontre des droits-de-l’homme, à une véritable fatwa citoyenne.
Seuls des esprits chagrins pourraient faire remarquer que c’est l’indignation des ennemis et tourmenteurs médiatiques de Georges Frêche qui a informé, bien davantage que lui, des origines de Laurent Fabius : maintenant, plus personne ne pourra ignorer que celui-ci est descendant de Sem, même pour ceux qui n’avaient pas eu l’idée de faire le rapprochement en le voyant.
Que monsieur Frêche soit ou non antisémite ne concerne finalement que les électeurs de Languedoc-Roussillon. Ça fait certes du monde, mais moins que le reste de la France qui a ainsi découvert les origines de leur ancien Premier ministre.
Imaginons alors un instant que les listes de Georges Frêche l’emportent les 14 et 21 mars prochain ? Voire même, pourquoi pas ! que celles soutenues par Laurent Fabius essuient, dans le même temps, un revers ? Quelles légitimes conclusions devrions-nous en tirer ?
Ceux qui sonnent l’éternel tocsin de l’antisémitisme à tort et à travers pour tout et n’importe quoi, feraient sans doute bien de relire « Pierre et le loup »… Un conte fort instructif s’il en est !
VOUS AVEZ DIT PAS « TRES CATHOLIQUE? »
Disons-le d’emblée, l’homme ne m’est pas particulièrement sympathique et sa couleur politique n’a jamais été la mienne. De plus Georges Frêche est le type même du vieux féodal de province accroché aux avantages adjacents aux lambris dorés des palais de la République. C’est le type même des notables « Rad-Soc » qui firent jadis la joie des chansonniers quand ces derniers n’étaient pas encore remplacés par de simples saltimbanques. Mais que reproche-t-on au ci-devant maire de Montpellier, président de la Communauté urbaine de cette même cité, président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon ? D’avoir fait rimer « Septimanie » avec mégalomanie ? Non, il est coupable d’un crime de lèse-majesté, d’avoir dit de l’un de ses pairs du P.S « qu’il avait une tête pas très catholique »….Mais alors, demain sur le zinc de nos bistrots, pourra-t-on encore commander « un noir bien serré » sans que tout de suite la police de la pensée pense à un trafic pédophile, se « siffler un p’tit jaune » sans que l’image d’un jouisseur pédéraste faisant son marché en Asie ne saute aux yeux ? Sera –t-il possible chez son droguiste habituel, dans ma jeunesse on disait « marchand de couleurs », d’acheter un pot de peinture « tête de nègre » ou d’acquérir chez son crémier une « tête de Maure », un fromage Hollandais ? Bien sûr on pourra toujours lécher chez le pâtissier une bonne religieuse, mais tout de même, le « politiquement correct » envahit trop l’espace public comme la sphère privée. Après 1789 et tout le gâchis qui s’en est suivi, va-t-on vers une deuxième révolution, sémantique celle-ci ? Décidément, non vraiment, tout cela n’est pas très catholique !
Jean-Claude Rolinat
Coup de gueule
LES ABSENTS ONT TOUJOURS TORT
124 Kurdes ou supposés tels d’après la presse, ont pu débarquer en toute impunité sur une plage de l’île de Beauté. Un mini « Camp des Saints » en quelque sorte du très estimé Jean Raspail qui avait déjà tout vu et tout dit il y a maintenant quatre décennies… Bien entendu aucun d’entre eux ne sera, selon la formule consacrée, « reconduit à la frontière » et le puissant signal adressé au tiers monde s’allumera, une fois de plus : - « Venez en toute tranquillité, vous ne serez pas expulsés !». Il y aura toujours de bonnes âmes charitables pour faire pleurer Margot sur leur sort et des magistrats formés au moule bien conformiste de l’ École de Bordeaux, carte du SM en poche pour un grand nombre d’entre eux, prêts à trouver la faille juridique qui permettra leur remise en liberté. Et après, adieu va, les ligues de vertu professionnelles et subventionnées seront toujours là pour leur prodiguer assistance et conseils. Alors, si ces mêmes associations se sont mobilisées très rapidement, attirant la curiosité des médias, ou étions-nous, nous, les adhérents et militants du FN, du Bloc Identitaire, de la NDP, du PDF, du Parti Populiste, du MNR, de l’Oeuvre Française, j’en passe et d’autres, pardon pour ceux que j’aurais oubliés ? Je suis, comme eux, comme tout notre monde associatif de la Droite Nationale et Identitaire, fautif de cette « désertion », d’autant qu’à ma connaissance personne n’a dit que les Kurdes ont aujourd’hui et depuis la première guerre du Golfe une patrie : le Kurdistan d’Irak, quasiment indépendant avec sa police, son drapeau, ses institutions et son commerce florissant ! Aujourd’hui, médiatiquement parlant, il est un peu tard pour faire quelque chose et attirer l’attention de l’opinion sur cette lâcheté supplémentaire de la part d’un gouvernement qui n’est pas à la hauteur et qui n’a pas, de toute façon, la volonté de combattre l’invasion pacifique, pour l’instant, mais coûteuse d’une immigration exotique venue chercher dans nos pays des conditions de vie meilleure, ce en quoi elle se trompe. La famille nationaliste, nationale et identitaire a été absente sur ce coup. Aurions-nous perdu la main, serions-nous devenus en politique des… « trous du Kurde » ? D’évidence, c’est clair. Par delà les rivalités, les différences d’appréciation, les querelles de personnes, il manque une cellule de riposte immédiate capable de mobiliser ici ou là, une centaine des nôtres, toutes étiquettes confondues. Faute de ce service minimum, je crains bien que nous disparaissions de la scène politique et la VRAIE France avec nous.
Jean-Claude Rolinat
Élu local en Seine et Marne par la « France qui se lève tôt ».
DIALOGUE (un peu…) IMAGINAIRE dans les locaux de la HALDE.
Plantons le décor : la scène se déroule dans l’immeuble de la Hautaine Administration pour la Lutte contre les Discriminations et pour l’Equité,(HALDE).
Dans son confortable bureau, Louis Alzheimer, ancien patron de la manufacture nationalisée des automobiles, actuel Président de la HALDE, accessoirement vice-président provisoire de Veauveau, un autre constructeur de voitures, petit neveu d’Albert bien connu des Africains de Lambaréné, un énarque promotion Robespierre, - ça ne s’invente pas -, est dérangé par un visiteur impromptu, zélé collaborateur qui fait du rab…
Le sous-fifre, précautionneusement, frappa à la porte et pénétra dans le bureau de son patron qui veillait encore à cette heure bien tardive… -« Il est minuit Président Alzheimer, il faudrait songer à fermer la boutique mais pas avant que vous n’ayez jeté un coup d’œil sur ceci… » . L’austère calviniste natif des bords du Léman, bien calé derrière sa table de travail, daigna lever les yeux vers son collaborateur. Ce dernier, tout agité, brandissait une liasse de documents et le rouge de l’indignation colorait son blanc visage de parfait laquais. –« Président, regardez, c’est honteux, c’est scandaleux, » disait l’homme qui prenait un air affolé. Ce serviteur attentif, content de travailler à une œuvre grandiose de rédemption de cette France rancie qui sentait son réac xénophobe à plein nez, écumait de rage…-« Regardez, regardez », insistait-il, pointant du doigt quelques lignes fluotées de jaune…. « C’est incroyable, il y a des groupes humains qui ont officiellement le statut d’indigènes et cette distinction entre les premiers habitants et les nouveaux venus est inacceptable », tempêtait-il. Alzheimer se pencha sur le document, prêt si nécessaire, lui aussi, à s’indigner de rage. En effet, il y était attesté que les occupants originels bénéficiaient d’un statut privilégié avec tous les avantages à la clé attachés à cettequalité de premier habitant. Les meilleures terres et les plus belles maisons leur sont réservées et les nouveaux venus, soumis à des quotas très restrictifs, payent, par exemple, des frais d’inscription en faculté supérieurs à ceux des étudiants « autochtones ». Pour la fonction publique où les postes sont prioritairement réservés « au peuplepremier », le nouvel arrivantne peut espérer devenir fonctionnaire qu’en cas de vacance définitive de l’emploi, et encore lui faut-il prouver qu’aucun ressortissant « indigène » ne peut l’occuper. – « Mais diable, dit –il, si je puis utiliser cette expression pourun Réformé, où sedéroule cette iniquité, ces détestables discriminations qui nécessitent que nous intervenions de suite ? »….Son collaborateur, perdant soudainement de son assuranceau fur et à mesure qu’il avançait dans sa lecture, bredouilla quelques mots incompréhensibles, cherchant vainement dans les quelques pages que tenait son patron, le nom de la ville, du département, de la sous-préfecture où pareil scandale avait lieu…Nigeria, lurent-ils tous les deux. « Mais ce n’est pas chez nous, même pas dans le 9-3 » s’exclama le Président de la HALDE, quelque peu rassuré. Malgré son erreur, l’autre poussa un énorme OUFde soulagement. Au Nigeria, on respirait ! Le plus peuplé des pays africains n’entrait pas encore dans le champ des compétences de la HALDE, sans cela ileût fallu multiplier par cent les effectifs de ce zélé « zin-zin » gouvernemental. Aucune importance que la fédération nigériane applique légalement dans sa trentaine d’États la préférence autochtone qu’un autre énarque Gaulois, Jean-Jacques Le Igloo,avait proposée en France sous le nom de « préférence nationale », que ce même Nigeria bien dans sa peau (noire) réserve aux immigrés d’une autre province,- à plus forte raison aux étrangers -, la qualité peu enviable de citoyen de seconde zone. Le régime de l’apartheid, ce pelé, ce galeux, était pourtant bien mort en 1994 en Afrique du Sud où les Blancs avaient passé la main, et il ressortait là, dans cette grande patrie africaine, ce merveilleux pays multiethnique ou Ibos et Haoussas s’étripèrent si joyeusement lors de la guerre du Biafra ? Quelle tache, sur cette carte africaine où les vilains Européens n’exerçaient plus depuis bien longtemps leurs méfaits de colonisateurs bornés, racistes et impunément enrichis….. Le Nigeria tout de même, qui eût pu penser que ce pays pratiquerait de la sorte une telle ségrégation ! C’était bon pour la Rhodésie de papa ou chez les Sudistes de Scarlett, mais pas dans cette grande démocratie noire… Rassuré, toutefois mécontent d’avoir été dérangé pour si peu, le Président de la HALDE se replongea dans la lecture de Terre et Peuple, de Rivarol, de Minute, de Présent et de Synthèse nationale ? des fois que… Gare aux Gaulois ouà ceux qui se prétendraient tels et qui sortiraient des clous du politiquement correct. « Halde »-là, la HALDE veille et ne se rend pas !
Georges-Alexandre Sadrol
AVATAR, LE FILM, ou RAID CHEZ LES SCHTROUMPFS À QUEUE BLEUE
À voir les queues comme celles des Na’bis qui se formaient à la porte de mon cinoche, le film AVATAR de James Cameron, ne connaîtra probablement pas, sur le plan financier, le sort funeste du navire TITANIC ! S’il est vrai qu’un message écolo est distillé au premier degré, - n’est-il pas constaté toutefois que les forêts brésiliennes et indonésiennes, notamment, partent en fumée pour des productions superflues de viandes bovines et d’huile de palme? -, le plus grave est d’imprimer dans les esprits d’une façon subliminale que l’Homme blanc, ce salaud, ce galeux, ce lépreux, cet immonde, ce dégueulasse, ce rebut, est toujours LE responsable et que l’Indigène tel un bon sauvage « rousseauiste » est bon et forcément innocent. Bien sûr, c’est une fable transposée dans un monde imaginaire que seule la science-fiction nous autorise d’investir dans toutes ses folies et des images, convenons-en, à couper le souffle. Le Blanc, terrien, est un colonisateur « brut de décoffrage » sous les traits rugueux d’un rigide colonel chef de méchants mercenaires, et les Indigènes de la Planète PANDORA, les NA’BIS, sont de doux agneaux qui veulent sauver leur forêt contre de sadiques exploiteurs capitalistes. Mais par-delà le couplet « écolo-gaucho » qui nous est asséné, il n’en demeure pas moins que ce film est d’une étrange beauté, avec des paysages subliminés qui ne sont pas sans me rappeler quelques jungles ou quelques baies, dans lesquelles j’ai traîné mes guêtres jadis … Et que dire du bestiaire fantastique digne du Monde Perdu de Sir Conan Doyle, ou des belles chevauchées que font, sur cette planète, les habitants couleur de Schtroumpfs sur leurs destriers à l’allure d’hippocampes à quatre pattes … L’histoire est certes, très basique, mais les évolutions des hélicos qui ressemblent étrangement à celles filmées par Francis Ford Coppola, sur un air de chevauchée des Walkyries, resteront comme des morceaux d’anthologie dans l’histoire des combats aériens, fussent-ils de pure fiction. L’effet du système 3D nous scotche littéralement à notre fauteuil et ma vessie du 3ème âge m’a laissé tranquille pendant deux heures quarante, c’est dire ! Alors, amis cosmonautes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, si vous le voulez bien, rendez-vous sur PANDORA en 2154… En attendant, il va falloir continuer à se farcir le quotidien avec des Na’bis et autres Stroumpfs qui ne sont pas bleus, ceux-là…
Georges-Alexandre Sadrol
DEUX OU TROIS CHOSES À PROPOS D’HAÏTI
Par delà le drame humain d’une ampleur exceptionnelle qui vient de frapper la partie occidentale de l’ancienne Hispaniola des flibustiers et des boucaniers, il est néanmoins nécessaire d’avoir quelques éléments d’histoire présents à l’esprit. Haïti est un État indépendant depuis 1804, cette souveraineté faisant de cette « demi île » la plus vieille république noire du monde. (L’artificiel Libéria, africain lui, ne naissant qu’en 1847 suite aux désirs des sociétés philanthropiques anti-esclavagistes américaines. Son développement économique au 18ème et au début du 19èmesiècles, pendant les périodes pré et post-coloniales en fit, toute proportion gardée, une sorte de Koweït des Caraïbes grâce, essentiellement, au sucre. Tout se gâta après la chute du Roi Henri-Christophe 1er (1811-1820) qui avait organisé dans le nord du pays, autour de la ville du Cap-Haïtien, un État moderne pour l’époque, lequel se caractérisa par une politique de grands travaux et l’organisation d’une société solidement hiérarchisée(1). Toute une succession de roitelets éphémères, d’Empereurs de pacotille, de Présidents plus ou moins compétents,- Pétion, Rivière-Hérard, Boyer, puis Sténio Vincent, Elie Lescot et Dumarsais au 20ème siècle -, allait être fatale au devenir économique de l’île ou une déforestation forcenée a finalement appauvri un sol initialement fertile. C’était sans compter non plus sur une kyrielle de dictatures rocambolesques, tantôt bon enfant (général Magloire), ou sanguinaire telle celle des Duvalier père et fils soutenus par leurs sinistres « Tonton Macoutes » (2). Sans oublier celle du Père Aristide, « Titide » pour le bon peuple abusé, un prêtre défroqué, et des militaires de carnaval avant que l’armée ne soit abolie et remplacée par une police civile. Quel contraste avec sa voisine la République Dominicaine peuplée majoritairement, elle, de mulâtres hispanophones. Le gouvernement de Santo-Domingo a su exploiter l’or de ses plages, le turquoise de ses mers et le balancement de ses cocotiers, le tout au rythme de la salsa, du mambo ou de la guaracha, même si le tourisme sexuel jette une ombre néfaste sur ce développement économique incontestable. Et pourtant, tout comme sa voisine occidentale, la République Dominicaine a connu des dictatures et l’occupation américaine, sans oublier la guerre civile de 1965. À la lecture de ce tableau on comprend mieux le rejet du statut d’autonomie,- prélude à l’indépendance ?-, exprimé par nos compatriotes de Guyane et de Martinique au grand dam d’ailleurs des indépendantistes patentés, n’est-ce pas madame Taubira ?…
Il faut certes aider d’urgence Haïti à penser ses plaies vives, secourir sa population sans calculs politiciens et subvenir à ses besoins urgents : l’ancien colonisateur, semble-t-il, s’y emploie d’urgence. Mais demain il faudra bien (re)construire ce pays, prendre le taureau par les cornes, c'est-à-dire faire en sorte que les principaux donateurs pressentis par Nicolas Sarkozy dans son point de presse du 14 janvier, soient en mesure de suivre la concrétisation de leurs investissements. Il faudra alors pour cette gigantesque tâche que les autorités Ha¨tiennes et leur peuple acceptent une tutelle provisoire de la communauté internationale. Sans cela, les moyens humains comme les moyens financiers se perdront dans les méandres d’un système corrompu. Il faudra y mettre, bien sûr, un certain tact pour respecter la susceptibilité des habitants et l’honneur national. Mais sans un contrôle externe des dons des bienfaiteurs, on retomberait, tremblement de terre ou pas, dans la catastrophe humanitaire et économique récurrente. Les Noirs d’Haïti doivent dire eux-mêmes s’ils veulent que leur île devienne un petit paradis, ouvert au tourisme et à de petites manufactures susceptibles de couvrir rapidement les besoins élémentaires locaux, ou si elle va rester ce cloaque à ciel ouvert à côté duquel les townships du Cap ou de Johannesburg font figure de zones résidentielles trois étoiles !
Jean-Claude ROLINAT
(1) J’ai consacré un long chapitre à ce souverain dans mon livre Hommes à poigne et dictateurs oubliés de l’Amérique exotique paru aux éditions Pardès en 2006
(2) On pourra lire ou relire avec profit l’excellent roman de Graham Greene, Les Comédiens qui évoque l’atmosphère si particulière du règne de François Duvalier, alias « Papa-Doc », qui fut un temps tenté par le titre d’Empereur sous le nom de…François 1er !
S’il fait bien froid en France (- 20° C dans l’Essonne) et dans toute l’Europe itou, il fait en revanche plus chaud au Portugal où le Parlement vient d’adopter le mariage homosexuel en première lecture. Pour être définitivement adopté, le projet de loi du gouvernement socialiste doit désormais passer entre les mains du chef de l’État, le conservateur Aníbal Cavaco Silva, qui dispose d’un droit de veto. Gageons qu’il ne l’utilisera pas et que l’affaire est d’ores et déjà pesée, emballée et même baisée, comme il est trop tentant de le penser en l’occurrence.
Comme le mariage homosexuel l’a déjà été aux Pays-Bas (premier pays à l’avoir autorisé), en Belgique, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Danemark… et aussi en Norvège depuis janvier 2009 et quatre mois plus tard en Suède, pays obligeant même l’Église à ne plus refuser de célébrer un mariage gay. Au Luxembourg, le projet est à l’étude depuis juin 2009.
Quant à la France, la mise en place du Pacte civil de solidarité (Pacs) a quelque peu ralenti l’inévitable échéance de la reconnaissance de ce mariage, mais les élus sont de plus en plus nombreux à la réclamer, à l’instar d’Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, qui a lancé un appel à tous les maires de France pour qu’à terme il soit légalisé… ou de Jean-Claude Daubisse, maire UMP de Haute-Goulaine (Loire-Atlantique) qui a célébré le samedi 13 juin 2009 dans la salle des mariages de sa mairie la cérémonie d’union entre deux lesbiennes. Cérémonie encore interdite par la loi, mais à quoi serviraient les lois si on devait les respecter ? Surtout en France.
Et si l’UMP a officiellement réaffirmé son opposition au mariage homosexuel, ce n’est sans doute que par la crainte des prochaines élections régionales. Sitôt celles-ci passées, gageons encore que le discours sera différent.
De mois en mois, donc, la question de l’autorisation ou non du mariage homosexuel se rappelle au bon vouloir de l’Opinion publique… et la vague est telle parmi les « people d’en haut » qu’elle finira tôt ou tard par fracasser la digue des réfractaires à cette idée, heurtant pour certains leurs convictions profondes, pour d’autres le simple bon sens.
Fort bien, mais à bien y réfléchir, cette échéance désormais inévitable mérite-t-elle davantage qu’un simple haussement d’épaules ? Si des homosexuels, femmes ou hommes, singent le mariage dans les mairies de la République française, entre une naturalisation de clandestins, une fraude électorale ou la prise illégale d’intérêt d’un Maire et de ses proches adjoints, cela changera-t-il réellement la vie quotidienne des Français ?
Pas davantage, en tout cas, que l’abolition de la peine de mort – à l’exception des victimes de récidivistes, mais qui ne sont pas légions tout de même – qui ne concernait réellement, comme l’a écrit Alain Soral dans Flash (novembre 2009) que le sort de « deux criminels endurcis et de trois psychopathes passés de mort pour de bon à emmurés vivants. »
Rappelons également qu’« une certaine littérature pro-homosexuelle affirme qu’entre 3 et 10 % de la population sont gays, alors que les statistiques les plus récentes et les plus fiables aux États-Unis aujourd’hui atteignent à peine le chiffre inférieur du pourcentage précédent. Pendant ce temps, les derniers chiffres les plus fiables en Grande-Bretagne montrent que seulement 1% des hommes et moins d’une femme sur 200 ont eu une expérience homosexuelle quelconque, alors que seulement 0,4 % des hommes et 0,1 % des femmes revendiquent être exclusivement homosexuels dans leur pratique » (Wellings, K. et al Sexual Behaviour in Britain, p.183).
Après la reconnaissance de leur mariage, viendrait le droit d’adopter, comme c’est déjà le cas dans quelques pays européens (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark, Norvège, Suède…) ?
Sans doute, mais se poserait alors un problème que les homosexuels n’appréhendent sans doute guère, faute d’y avoir été confronté : celui de l’offre et de la demande. Le fait d’avoir l’autorisation, puis ensuite d’obtenir l’agrément du Conseil Général, n’impliquent nullement l’attribution automatique d’un enfant.
Alors que la demande des familles est de plus en plus forte, les chiffres de l’adoption ne cessent de décroître : avec 3624 visas délivrés en 2008, le nombre d’enfants augmente de 3 %, mais est loin de compenser les deux années successives de baisse : « Seuls 3 162 enfants étrangers ont été adoptés par des Français en 2007 contre 3 977 en 2006, soit une baisse de 20,5 % » (www.paperblog.fr).
Alors, que l’on trouve scandaleux ou au contraire tout à fait naturel le mariage d’un couple homosexuel et l’éventualité qu’ils puissent ensuite adopter, force est tout de même de constater, pour pasticher Alain Soral, que cela ne concerne réellement que le sort de « deux mignons en recherche de justes noces et de trois Sappho(1) en mal de maternité, passé(e)s de célibataires pour de bon à mariés et parents pour le meilleur et le pire. »
Note
(1) Sappho est une poétesse grecque de l’Antiquité qui a vécu au VIIe siècle av. J.-C. à Mytilène, sur l’île de Lesbos. Son amour pour les femmes est clairement lisible dans certains de ses poèmes.
À QUI PROFITENT LES « TERRORISTES DU DIMANCHE »
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Un attentat déjoué n’est pas forcément un grand soulagement. C’est même, en général, plus angoissant, même si on ne peut, à l’évidence, qu’être soulagés que le sang n’ait pas coulé.
Lorsque des terroristes sont tenus en échec, tout laisse supposer que leurs commanditaires n’ont ensuite que la perspective de recommencer. Tôt ou tard, ils réussiront… Et la peur qu’ils instillent au ventre de tout à chacun est une victoire plus importante que l’agonie de leurs victimes, surtout quand celles-ci sont d’anonymes passagers.
Ainsi en est-il de l’attentat raté du vol 253 Amsterdam-Detroit au lendemain de Noël dans lequel les observateurs se perdent en conjectures… Al-Qaïda ou pas Al-Qaïda ? Vaste complot planétaire ou acte isolé ?
À chaque tentative d’attentat, les mêmes interrogations reviennent… sans que soient apportées jamais, ou très rarement, de confirmations ou de preuves.
Le citoyen peut donc légitimement se perdre lui aussi en conjectures sur la finalité de telles actions.
Si Umar Farouk Abdulmutallab, jeune Nigérian musulman de 23 ans, fils d’un riche banquier et étudiant brillant, a agi seul, ce n’est alors ni plus ni moins que l’acte isolé d’un illuminé religieux. Rien ne pouvait le laisser prévoir, rien ne pouvait l’empêcher, rien ne pourra interdire à autres illuminés, à l’avenir, de l’imiter. Avec ni plus, ni moins de chance de succès.
Ce qui pourrait expliquer la mauvaise qualité des explosifs utilisés, l’amateurisme de l’apprenti-kamikaze, l’échec de sa tentative… et n’explique pas tout le battage médiatique autour de cet « échec d’attentat », sinon à traumatiser les opinions publiques pour mieux faire passer de nouvelles contraintes de sécurité dans les aéroports pour les voyageurs et dans la vie quotidienne pour tous.
Des contrôles renforcés dans les aéroports du monde entier ont d’ailleurs immédiatement été ordonnés. Heureusement, penseront certains… Peut-être, mais pourquoi les contrôles n’étaient-ils pas au maximum de ce qu’ils devraient être ? À quoi bon, des contrôles imparfaits, même pas toujours capables d’empêcher les « terroristes du dimanche » de passer à l’acte. La preuve par Umar Farouk Abdulmutallab qui a réussi à passer à travers les dispositifs de surveillance et de sécurité des aéroports pour prendre place dans un avion de ligne avec tout son attirail de mort sur lui.
Parce que, tout de même, Al-Qaïda, c’est autre chose, à en croire tous les experts en la matière, CIA en tête : des ramifications dans le monde entier, des moyens financiers colossaux, une expérience du terrorisme à nulle autre pareille… Alors, si les contrôles dans les aéroports laissent à désirer, on peut légitimement s’inquiéter… à moins, justement, que des contrôles trop draconniens s’avèrent à terme impossibles à maintenir.
D’où l’hypothèse qu’Umar Farouk Abdulmutallab soit pourquoi pas ! téléguidé par l’organisation d’Oussama Ben Laden, mais que le succès ou l’échec de sa tentative soit secondaire : il ne se serait agi alors que d’instiller davantage la peur que de répandre la mort dans l’opinion publique.
Si c’est véritablement le but des terroristes, comment ne pas s’interroger sur la responsabilité des medias du monde entier dans la retransmission en boucle de cette tentative d’attentat, accompagnée de commentaires plus alarmistes les uns que les autres ?
On s’interroge beaucoup pour connaître les instigateurs des attentats, qu’ils soient réussis ou empêchés… beaucoup moins, voire même pas du tout, à qui ils profitent le plus, dans un cas comme dans un autre…
Aux gouvernements des pays occidentaux qui augmentent à leur guise les contrôles physiques autant qu’administratifs, renforcent les surveillances et multiplient les contraintes quotidiennes sur les citoyens ?
À la mouvance terroriste qui, à peu de frais, voient ses actions ou ses simples tentatives d’actions, répercutées médiatiquement dans le monde entier, suscitant aussitôt un renforcement de ses soutiens, un renouvellement de ses troupes, une augmentation des vocations de kamikaze ?
Aux medias à qui est ainsi offert sur un plateau une actualité de premier choix, en cette période de fêtes où il ne se passe pas grande chose, sinon une folledingue tentant de bisouiller le Pape ou trois spéléologues n’ayant rien trouvé de mieux à faire qu’à réveillonner dans le gouffre de Romy d’où ils ont d’ailleurs réussi à s’extraire avant même que les sauveteurs ne les aient retrouvés ?
À qui profitent réellement les attentats ? Une question trop gênante pour être trop souvent posée.
DES « PETITS BLANCS », RIEN QUE DE PAUVRES BLANCS…
Ils sont trois, la mère, le père et le fils, et le Saint Esprit ne semble pas être avec eux… Cette pauvre Trinité croupit dans le froid au cœur de l’hiver. Sur les berges d’un coude de la Seine en amont de Montereau, une tente toute rafistolée les abrite tant bien que mal des morsures du froid. Un maigre tapis de sol, des couvertures, un réchaud à gaz et un vélomoteur constituent toute leur richesse. Un poste de radio crache quelques notes de musique et donne à la scène une étrange et surréaliste tonalité. Le fils est au chômage, la mère n’a jamais ou peu travaillé,-elle aimerait faire des ménages-, quant au père chômeur lui aussi, il attend la retraite… Pour eux pas de caméras de télévision, pas de SAMU social, de l’indifférence seulement. Et pas un sentiment de révolte, seulement une triste résignation. Comme j’aimerais que les « grandes consciences » de la gauche friquée soient là, n’est-ce pas Monsieur Bernard-Henri Levy, Madame Josiane Balasco, n’est-il pas Madame Carla Bruni ? Que peut faire le maire d’un petit village de 350 âmes en pareil cas ? Offrir un colis-cadeau de Noël comme pour les anciens de la commune, proposer une bâche en cas de forte chute de neige… Il n’y a même plus une grange de disponible pas plus qu’un budget conséquent prévu pour des indigents que le hasard a poussé sur cet ancien chemin de halage…On le voit, pas grand-chose, si ce n’est d’appeler au secours la préfecture départementale qui a, elle, les moyens logistiques d’agir. En voyant ces gens-là, je ne pouvais m’empêcher de penser à un hôtel deux étoiles d’Evreux (27) où des Africains, sacs de provisions bien remplis, regagnaient leurs chambres confortables sans doute payées par le contribuable, dans l’attente d’une décision de l’OFPRA les concernant. Et tandis que la grosse Bertha des médias pleurniche sur une poignée d’Afghans expulsés (1), trois pauvres hères poursuivent leur misérable quotidien. Après tout on s’en fout, ce ne sont que de pauvres SDF Français !
Jean-Claude Rolinat
Élu local dans le 77
Membre de la Direction collégiale de la
NDP
(1) On s’étonnera à juste titre que de jeunes gaillards désertent leur pays en guerre, alors que la France y envoie ses soldats exposer leur vie. Comprenne qui pourra !
JE PRENDS MON PIED (D’COCHON) AU SUPERMARCHE…
L'écologie : la nouvelle religion
Les convertis à la nouvelle religion de l'écologisme et autres dirigeants voulant surfer sur la vague de la protection de l'environnement reviennent déçus du sommet de Copenhague.
Or de quoi s’agit-il ? Du réchauffement de la planète dont on nous parle continuellement, les scientifiques ne sont pas d'accord sur le sujet… De la protection de la Terre que l'on transforme en une sorte d'entité gravement menacée par l'homme et ses activités ? La Terre, déesse Gaïa de la nouvelle religion. Les plus radicaux allant même jusqu'à penser que c'est l'homme qu'il faudrait éliminer pour sauver la planète. Or, tous ces gentils écologistes oublient souvent de parler de la nature et de rappeler que l'homme fait partie de la nature. Sauver la Terre, c'est avant tout sauver l'homme.
Il est risible (ou plutôt dramatique) de voir aujourd'hui les dirigeants qui ont encouragé les déforestations, le mondialisme, l'agriculture intensive avec ses remembrements et assèchements de zones humides, ses engrais, ses pesticides, ses engins démesurés qui tassent le sol et le rendent imperméable venir donner des leçons. Ces dirigeants qui ont encouragé le bétonnage, le tourisme de masse avec ses milliers de m3 d'eau gaspillés pour remplir des piscines ou alimenter des canons à neige parce qu'on veut un cadre de vacances exactement comme sur la brochure, ceux-là viennent maintenant nous dire qu'il faut réduire notre consommation alors qu'ils se déplacent en jet et ont des voitures de fonctions.
On nous alarme aussi avec les réfugiés climatiques qui vont déferler sur l'Europe. Pourquoi serions-nous épargnés par le réchauffement au point de pouvoir accueillir toute la misère du monde ? Il s'agit là de préparer l'opinion à un déferlement migratoire sans précédant…
Le Parti Populiste refuse d'adhérer à ces idées catastrophistes. L'environnement doit être préservé, certes, mais il faut d'abord permettre aux chercheurs de chercher et de confronter leurs points de vue librement. Il faut encourager des solutions véritablement nouvelles et ne pas seulement proposer des taxes comme le fait le gouvernement actuel. Des solutions simples et peu onéreuses existent, ce n'est qu'une question de volonté et de respect du peuple.
LB
C’est bien connu, y’a pas d’mal à se faire du bien…Je lisais par hasard dans le quotidien de la bonne conscience B.C.B.G « Le Figarôôô… » du 15 courant que « certaines exigences communautaires » (…) « des salariés ayant obtenu des menus confessionnels refusent désormais que la viande halal soit proposée à côté de plats contenant de la viande normale »…
Alors là, mon sang de vieux Parigot (tête de veau, c’est bien connu…) retraité à la cambrousse ne fit qu’un tour ! N…de…D… m’exclamais-je, direction le supermercado de la sous-préfecture où le premier saucisson venu, les somptueuses rillettes du Mans et le dernier des Salamis italien qui me tombèrent sous la main finirent leur course dans la gondole « halal ».Chose dite, chose faite mon copain, ça soulage comme une bonne cuite pour faire passer les impôts ! Mais, me dit ma voisine, si les clients « zexotiques » habitués à leurs produits traditionnels ne trouvent pas leur camelote because « contagion » avec de la charcuterie « impure » ? Et bien lui dis-je, on ne pleurera pas sur le chiffre d’affaires des grandes surfaces qui s’en mettent plein les fouilles dans les « Bas-Bouches » du Rhône comme partout ailleurs dans les autres willayas de France et de Navarre. Z’avaient qu’à pas vendre du halal, mais du à l’ail !
Georges-Alexandre SADROL
LES COMPTES REDOUTABLES DE LA COUR DU MÊME NOM
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
« À aucun moment, la réforme de l’État et de la fonction publique n’a été prise à bras-le-corps depuis vingt-cinq ans (…) Je ne veux pas vous proposer une politique de sacrifices où tout le monde est perdant. Je veux vous proposer une politique d’efforts où tout le monde est gagnant. »
C’est beau, c’est ambitieux, c’est généreux. Comme du Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, « c’était » du Nicolas Sarkozy, le 19 septembre 2007, à Nantes. Il promettait ce jour-là, devant un auditoire de l’Institut Régional d’Administration.
Tout le monde gagnant ? N’exagérons pas. Surtout pas après la sortie, ce mois-ci, du rapport de la Cour des Comptes intitulé « Les effectifs de l’État 1980-2008. Un état des lieux. »
Philippe Seguin, Premier président de ladite Cour, très contrarié, ne mâche pas ses mots : « L’État a été très loin d’être exemplaire (...) parce que sa progression en apparence modérée masque son incapacité à s’adapter aux réformes de l’action publique qu’il a lui-même décidées (…) L’État aurait dû pourtant réduire sensiblement ses effectifs du fait de la décentralisation et de la montée en puissance des opérateurs public. »
L’enthousiasme de l’électeur sarkozyste est quelque peu mis à mal ? Les nerfs du contribuables français excités ? Le simple observateur de la vie politique quelque peu estomaqué d’une telle distorsion entre promesse politique et réalité quotidienne ?
Philippe Seguin enfonce le clou : « (de plus) La progression modérée des emplois de l’État n’est (…) qu’optique, puisque ses missions sont désormais accomplies par d’autres structures, mais à ses frais. Les effectifs s’ajustent très peu à la baisse de la demande ou des besoins, mais sont au contraire très réactifs aux nouvelles sollicitations. C’est comme un yo-yo qui ne cesserait de monter et ne descendrait jamais.»
Un exemple ? L’agriculture, puisqu’on en parle ces jours-ci. Enfin, plus exactement du revenu des producteurs : de 12 milliards d’euros en 2008, celui de la « ferme France » tombe à 8 milliards en 2009, soit -34 % de revenu agricole.
« Un producteur de lait moyen (200 000 litres) gagne 700 euros de revenu par mois » (www.confederationpaysanne.fr).
Ainsi, on lit dans les colonnes du Monde (16 décembre), « les effectifs du ministère de l’agriculture et de ses opérateurs ont doublé, alors que le poids de l’agriculture dans l’emploi et la richesse nationale était divisé par deux. »(1)
Certes, tout le monde n’est pas forcément concerné plus que cela par la condition des paysans, considérés par les héraults moderne de l’écologie avant tout, voire uniquement, comme des salauds de pollueurs, qui plus est serial-chasseurs pour nombre d’entre eux.
Alors, autre exemple qui interpellera davantage le citoyen-citadin : la police, dont les effectifs ont progressé de 20 % entre 1989 et 2006. Logique quand on apprend que nous avons un policier pour environ 250 habitants en France, contre un pour 303 en Italie et un pour 380 au Royaume-Uni.
Et le président de la Cour des comptes de marteler : « Plus que le nombre de policiers, c’est bien la manière d’affecter, de gérer et d’organiser les missions des policiers qui est aujourd’hui déterminante. »
Sans soute, puisque désormais, en France, on ne dit plus : « Quand on a besoin des flics, ils ne sont jamais là », mais « Quand on a besoin des flics, il suffit de se mettre derrière son volant et ils accourrent. »
Bon, ce rapport étant à notre disposition à quelques jours de Noël, tout le monde a autre chose en tête. Heureusement ! Imaginez qu’il ait été publié en février, la veille de la date limite de paiement de l’impôt sur le revenu par tiers provisionnel ? Cela aurait été à l’évidence d’un goût des plus douteux…
NOTE
(1) Le nombre d’agriculteurs est passé de 1 267 000 à 660 000 agriculteurs entre 1979 et 2006... alors que le nombre de fonctionnaires a progressé de 20 %, faisant ainsi apparaître un ratio de 1 agent pour 43 en 1979 à 1 agent pour 16, 5 en 2006.
Visitez le site www.philipperanda.com
2012, le film : une « américânerie » de plus… Hélas !
Hollywood vient encore de nous assener l’une de ses grosses productions catastrophistes reposant sur un scénario « abracadabrantesque » comme aurait dit le Chi-chi. Mais jugez-en par vous-même en lisant le résumé de cette œuvre cinématographique impérissable : « Les mayas, l’une des plus fascinantes civilisations que la terre ait portée, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l’ont confirmé, les numérologues l’ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion ». Il ne manquait plus que Paco Rabane pour nous faire une petite piqûre de rappel. Et dire que ces nouvelles nous arrivent en même temps que les impôts locaux et les menaces de la grippe H1N1 et des grèves habituelles de fin d’année…Vache de réveillons avec tout ça en tête… Qu’on se le dise, l’espèce humaine est mal partie pour franchir ce cap fatidique dans deux ans mais, braves gens, rassurez-vous, la grande et belle Amérique et ses nouveaux alliés,- russes et chinois, c’est « tendance » -, est là pour vous sortir de la mélasse. Tout au moins les initiés, rescapés privilégiés choisis sur on ne sait quels critères… (Allo, la Halde ?) Tous les poncifs sont au rendez-vous, tous les clichés les plus éculés sont réunis dans ce film, les héros comme les salauds, le bon Hindou qui va y laisser le sari de sa femme alors que c’est par lui que les prémices du cataclysme mondial ont été révélés, le bon noir savant aux méninges suralimentées, le gentil chinois mais aussi, ne les oublions pas, le cupide milliardaire russe probablement rescapé de la nomenklatura soviétique qui n’hésite pas à sacrifier sa maîtresse et son gentil clébard pour sauver sa peau et celle de ses deux rejetons, ainsi que l’usurpateur en chef, blanc forcément, commandant les vaisseaux de la flotte U.S planqués dans des grottes cyclopéennes de l’Himalaya…Lesquels gigantesques paquebots futuristes, tels des radeaux de la méduse transformés en autant d’Arches de Noé, vont naviguer sur les flots déchaînés,-ohé, ohé matelot…-, emportant des bribes d’humanité vers un futur incertain… La scène des girafes et des éléphants emportés par des hélicoptères chinois survolant l’Everest et autre Annapurna vaut son pesant de rhubarbe ! Et que dire d’un Obama ou présumé tel, prématurément blanchi sous le harnais, tel un commandant Carlsen des années cinquante n’abandonnant pas la passerelle de son Liberty Ship, disparaissant dans l’engloutissement de la Maison Blanche vidée de ses collaborateurs par un raz-de-marée à coté duquel le récent tsunami asiatique ne serait qu’une vaguelette dans le bassin des Tuileries…Eruptions volcaniques à la chaîne, geysers de gaz terrifiants, ciels apocalyptiques, failles béantes à côtés desquelles le Grand Canyon ne serait qu’un aimable sillon, voici les images qui vous sont assenées pendant deux heures et le pouce jusqu’à la solution finale qui, heureusement n’a rien à voir avec celle échafaudée lors de la conférence de Wansee… Les énormes bateaux plus puissants que l’Arche de Noé du déluge, propulsent des milliers et des milliers de passagers échappant à la terrifiante montée des eaux qui submergent tout le globe sauf, sauf…le continent africain. Alléluia, l’humanité,- ou tout au moins ce qui a survécu de l’espèce humaine -, est sauvée par le continent noir ! Cap donc au…Cap où, déjà en avril 1652, un certain Jan Van Riebeeck avait fait relâche avec quelques centaines de Huguenots pour bâtir un nouveau pays. Mais ceci est une autre histoire. Les clins d’œil de ce film, politiquement correct abondent dans ce « road movie » de science fiction, - effet Copenhague ? -, qui devrait ravir toutes les bonnes consciences des pieuses Ligues de vertu « droitdel’hommistes ». Au final une superproduction aux effets spéciaux réussis comme seuls savent le faire les ricains, encore que… Mais que ne sont-ils restés dans la veine de leurs bons vieux westerns, de leurs thrillers à la Hitchcock, de leur Guerre des Etoiles ou de leur Indiana Jones, bref à un cinéma de Papa qui faisait rêver en lieu et- place de ces niaiseries pour ado lycéen avec sa panoplie de physicien à dix balles ! Au final que reste-t-il de ce film ? Une interrogation sur 2012. Et si la grande catastrophe annoncée, c’était tout simplement la réélection de Sarkozy ???? Au secours, coupez le film, lumière !
Georges-Alexandre SADROL
Et pour conclure, et à la manière du regretté et talentueux Alexandre Vialatte, nous dirons que… « Et c’est ainsi qu’Allah est grand. »
Jean-Claude ROLINAT
Lettre ouverte à Jean-François Copé, député maire de Meaux (Seine et Marne)
J.C Rolinat Le 19 octobre 2009
Monsieur le Député-maire,
La lecture de votre récente interview accordée au quotidien Le Monde reprise dans Le Figaro du 18 courant, m’interpelle comme l’on dit de nos jours….
Vous semblez considérer que la « diversité » est une chance pour la France et qu’il faudrait positiver « le fait d’être une population aussi diverse que l’est devenue la nôtre, qu’on le vive comme une chance ». Alors, pensez-vous que les Franco maghrébins qui se sont rendus coupables d’exactions dans les rues de Marseille le dimanche 11 octobre dernier en arborant fièrement le drapeau algérien ainsi que tous ceux qui sifflent l’hymne national à chaque match de football France/Afrique du Nord, soient des « chances pour la France » ????
Le général De Gaulle avait une autre définition et conception de la nation française semble-t-il, telles que rapportées par Alain Peyrefitte, ancien ministre du général, dans son livre « C’était De Gaulle ». Il est vrai qu’aujourd’hui, apparemment, ceux qui se réclament de lui sont bien éloignés de ses idées…
Plus loin, vous ajoutez qu’il faut arrêter de « faire croire à nos enfants que nos ancêtres étaient des Gaulois ». J’ignore ce qu’il en est des vôtres, mais quant à moi, de souche marchoise, j’affirme qu’ils étaient forcément Celtes, Germains ou Latins, c'est-à-dire le fondement même du peuple français, auquel sont venus s’adjoindre diverses ethnies périphériques et nos compatriotes d’Outre-mer qui sont restés dans le giron de la République. En aucun cas le tiers-monde qui s’est déversé chez nous depuis quelques années, ne pourrait prétendre, massivement, comme ça, d’un coup de baguette magique, à la qualité de Français. Celle-ci, résultante d’une lente alchimie à travers les siècles, est un héritage, une respiration, un ressenti, un attachement charnel à un terroir ou encore un choix délibéré, positivé et accepté par la communauté nationale, non pas un numéro de sécurité sociale ou une carte orange ! Ce n’est pas parce que les clandestins scolarisent leurs enfants qu’ils ont droit à notre nationalité, celle d’un vieux peuple de souche européenne. J’adresse copie de la présente à Mr Christian Jacob, Maire de Provins, qui est présenté dans Le Figaro du 12 septembre dernier, comme votre bras droit aux clubs Génération France et qui est le député de ma circonscription.
Je vous prie de croire, Monsieur le député-maire, à ma parfaite considération et en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Claude ROLINAT
Premier adjoint au maire de Jaulnes
(Seine et Marne)
Monsieur Jean-François COPÉ
Député-maire de Meaux (77)
Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale
Afghanistan : la farce démocratique
La légitimation par l’Occident de l’ « élection » du Président afghan Hamid Karzai sans 2ème tour électoral faute d’adversaire, est un mauvais coup porté au principe démocratique. C’est le signal d’une reconnaissance de facto de toutes les élections «bidons» organisées dans le tiers-monde. En effet, qui désormais osera dire à Mrs Bongo ou Ahmadinedjad qu’ils n’ont pas été légalement portés à la tête de leurs Etats respectifs ? Il est vrai que la France est mal placée pour donner des leçons de démocratie, elle qui légitime des scrutins même si les deux tiers des électeurs restent chez eux (Législatives partielles des Yvelines…). Elle qui, par peur de la vox populi préféra faire ratifier le traité de Lisbonne par ses «béni-oui-oui» de députés plutôt que d’avoir recours au référendum. Trituré dans tous les sens, le bulletin de vote, le fameux one man, one vote, n’a plus aucune signification. La légitimité politique n’est plus, depuis longtemps, dans les urnes. On pourra le regretter ou s’en féliciter, c’est un fait.
La farce démocratique a, hélas, sous tous les cieux, encore de beaux jours devant elle !
Jean-Claude Rolinat
FRANCE D'EN HAUT ET TRIBUNAUX DE LÀ-BAS
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Francis Evrard comparaît depuis hier devant la cour d’assises du Nord pour avoir enlevé, kidnappé et violé le petit Enis, 5 ans, à Roubaix, le 15 août 2007. Quelques jours plus tôt, il avait été libéré, après 18 ans de prison pour des faits similaires. Il avait aussi été condamné pour des viols en 1973, des attouchements sexuels en 1984 et un viol en 1987. À chaque fois sur des mineurs.
Dans notre France, patrie auto-proclamée des droits de l’homme, on s’attendait à ce qu’un Ministre en exercice à la tête d’une cohorte d’artistes connus, ne s’émeuve et lui trouve toutes les circonstances atténuantes.
Francis Evrard n’en manque pas : Tous ses autres actes répréhensibles ne se sont-ils pas déroulés il y a bien longtemps ? Monsieur Evrard n’a-t-il pas déjà passé plus de trente ans en prison ? Ne déclare-t-il pas avoir déjà oublié ce qu’il a fait ? Qu’il n’est plus tout à fait certain de ce qu’il a avoué ? N’a-t-il pas lui-même été victime de viols dans sa jeunesse ? Sa vie n’a-t-elle pas été qu’un long fleuve de déboires ? Enfin, on en passe et on en oublie, de toutes ces sortes de choses qui font conclure à certains que c’est la société qui, par ses dysfonctionnements, produit des monstres comme boucs émissaires, évitant ainsi de se réformer trop profondément.
Bref, un Francis Evrard n’est somme toute qu’un malheureux et les véritables responsables ne sont autres que vous et moi, car qui d’autre peut bien être cette « société », toujours et encore cause de tout ?
Seulement, Francis Evrard n’est pas Roman Polanski, il ne fait pas parti de la « France d’en haut », seulement des « tribunaux de là-bas ».
Alors, seul l’avocat Robert Badinter, revenu d’entre les retraités, s’indigne ! Non des actes de monsieur Evrard, mais de sa demande détestable… de réclamer dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, une « castration physique » pour en finir avec ses démons.
C’en est trop pour Me Badinter qui a aussitôt estimé (sur Europe 1) que « ce n’est pas à monsieur Evrard de dicter à la justice et aux autorités judiciaires françaises ce qu’il doit advenir. »
Ancien Ministre dont le haut fait d’armes restera d’avoir fait abolir la peine de mort en 1981, voilà un nouveau cheval de bataille inespéré pour le tirer de l’oubli et relancer son incessant combat en faveur des criminels. Il y mettra sans nul doute tout son talent qui est grand et l’on ne pourra, une fois de plus, que regretter qu’il n’en déploie pas autant envers leurs victimes.
Pour la défense de nos identités
Sans complexe, ni Honte, ni remords…
Oui, nous Français d’ici ou d’ailleurs, devons regarder devant nous en sachant qu’il y a tout à craindre d’un repentance infligée par les donneurs de leçons sur l’œuvre, les œuvres, les bonnes œuvres exercées par notre pays, la terre de nos pères, accompagnant « la » colonisation pour « libérer, éduquer, soigner » des populations prisonnières de jougs tyranniques. La fille aînée de l’Eglise n’avait-elle pas été mandaté pour faire cesser pillages, pirateries, esclavage alors que nos adversaires traduisent la présence française par « spoliation… humiliation… » profanant ainsi la mémoire de ceux qui s’y sont sacrifiés.
Persuadée, convaincue, confortée par les meilleurs d’entre nous, c’est avec foi qu’à la fin de l’été 2007, oui 2007 ! je suis intervenue dans les débats qui complétaient le Festival du film sur la Colonisation à Douarnenez (Finistère)… mes visites étant précédées d’une « alerte » par micro sur ma présence « faschiste » relative au mandat électoral que j’avais exercé ! Je confirmais, et résumais les propos que j’avais tenus durant les débats par une lettre ouverte « J’ACCUSE » envoyée aux médias mais aussi aux responsables politiques et aux partenaires financiers de cet abominable mensonge manichéen sur la colonisation française outre-mer et particulièrement en Algérie ( j’avais payée de quelques mois de liberté à la prison de la Petite Roquette mon engagement pour que l’Algérie resta française en 1962) en confirmant mon indignation et mon refus de battre notre coulpe !
Rassurée… par l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sur le droit à « la liberté d’opinion et d’expression » puisque mes contradicteurs en avaient bénéficié, en abusant même ainsi que de l’argent public, c'est-à-dire, du nôtre ! Je fus pourtant poursuivie par trois des « artistes » que j’avais, il est vrai, nommément mis en cause : le professeur Oliver Lecour Grandmaison ( « Exterminer, coloniser : sur la guerre et l’état colonial » « le 17 octobre 1961 : un crime d’Etat à Paris »…) les cinéastes : Alain Vautier (« Avoir 20 ans dans les Aurès » « Afrique 50 »…) et Meddhi lallaoui ( « Le silence fleuve -17 octobre 1961 » « Les massacres de Sétif : un certain 8 mai 1945 »…) et comparaissais en juin 2009 devant la Tribunal Correctionnel de Quimper pour diffamation sous le coup de 6 chefs d’accusation qui me valurent condamnation ( 4 000 € d’amende avec sursis et 1 500 € pour « l’honneur » de chacun des plaignants) minorée certes par rapport aux demandes de mes adversaires. Et ce malgré la présence de 2 témoins de choc: Roger Holeindre tout imprégné de son dernier ouvrage sur « l’homme qui faisait se battre les Français entre eux » et Jacques Zajec, pied-noir engagé et écorché vif, appuyée sur une trentaine de témoignages écrits de moralité- pour la France, celle-ci plus accusée que moi-même- tantôt d’ anciens militaires, tantôt d’enseignants, tantôt de simples « pionniers » sans oublier celui de l’ancien maire de la Casbah d’Alger qui vient, hélas, de nous quitter sans être parvenu à obtenir toute la VERITE sur tant de mensonges… Joseph HATTAB PACHA. Intervention sur la discrimination « ségrégationniste »si souvent dénoncée par nos ennemis : « … les deux collèges (électoraux) existaient dans l’intérêt des Musulmans. Le Droit Civil étant basé sur le Coran, certains décrets pouvant lui porter atteinte, l’Assemblée Algérienne décidait de quelle façon et si oui ou non on pouvait l’imposer aux Musulmans qui avaient le privilège, sur une simple demande, de passer du 2e au 1er collège… »
Séance houleuse à l’intérieur comme à l’extérieur du Palais de Justice ou nous étions majoritairement présents et persuadés que s’il fallait honnir quelque acte, c’était bien la décolonisation( gaulliste !) et le retour à la barbarie qui la suivit : guerres tribales, piraterie maritime,terrorisme islamique, génocides, viols raciaux, enfants soldats, pandémies, retour au voile pour les femmes…Raison supplémentaire pour dénoncer l’apologie de crimes de guerre de la part des tenants de la démoralisation de nos concitoyens. Ceux-là toujours les premiers, ou presque, à brandir les pancartes du pacifisme bêlant comme ils le firent à Quimper pendant que nous entonnions le Chant des Africains et comme ils s’apprêtent à le faire à Rennes, cour devant laquelle j’ai fait appel soutenue par mon avocat Me Frédéric Pichon ( barreau de Paris) refusant encore une fois de m’excuser d’avoir ( MARDI 17 NOVEMBRE au Palais de Justice, place du Parlement à 13 h 30. Me joindre au 02 98 90 64 87) tenus des propos, désobligeants certes, mais justes face au masochisme occidental qui annihile nos défenses immunitaires!
Venons-en aux chefs d’accusation et à ceux-ci : FALSIFICATION DE NOTRE HISTOIRE COLONIALE, KOLLABORATION ANTI-FRANCAISE, MENSONGE DELIBERE POUR RENDRE PLUS SAIGNANTE SA CAMERA CITOYENNE ( il s’agit de celle du communiste engagé du coté du FLN , René Vautier), THESES RACISTES ANTI-FRANCAISES, NEO-COLONIALISME HUMANITAIRE, NEGATIONISME, TYRANNIE DE LA REPENTANCE INSTILLANT LA HAINE DE NOTRE HISTOIRE COMMUNE….
Pour ma nouvelle défense, je compte m’appuyer sur les écrits et les déclarations d’une trentaine de personnalités d’Aït Ahmed au Dr Weisserberger, en passant par J. Raspail, Jean Daniel, Michèle Tabarot, Marc Gallo, lionel Luca, Alain Sanders, Me Vergés, Hamlaoui Mekachera, Pascal Bruckner… et également J. Chirac et N. Sarkozy , . Ni les uns, ni les autres ne peuvent avoir oublié ces mots qui vont dans le sens de la vérité historique…RESISTONS, encore et toujours !
Claudine Dupont-Tingaud Quimper, le 23 octobre 2009
Une âme bien née, ça ose tout !
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
La candidature du fils cadet de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’Epad, la structure qui gère le quartier d’affaires de la Défense, a d’abord été accueilli par un énorme éclat de rire général. Puis par la consternation, la gêne ou la colère. Le foutage de gueule a effectivement de quoi laisser pantois plus d’un observateur. À 23 ans, sans l’ombre d’un début de compétence pour occuper ce poste, on ne peut guère que citer Corneille – « Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années » – pour justifier une telle prétention… ou Michel Audiard qui assurait que les cons, ça ose tout et que c’est même à ça qu’on les reconnait.
À moins bien évidemment que ce poste ne justifie aucun compétence particulière – Patrick Devedjian, actuel titulaire, appréciera – et qu’il n’ait d’autres raisons que de « passer à la caisse » ! Rappelons que l’Epad a actuellement un budget de 115 millions d’euros et que la vente des nouvelles tours lui permettra d’atteindre le chiffre d’affaires d’1 milliard d’euros. Alors « Jeannot, fils de… » ou un autre, quelle importance ?
Toutefois, c’est à de telles énormités qu’on différencie une république parlementaire d’une république bananière.
Dans la première, certains élus favorisent facilement leurs proches, qu’ils soient de leur famille, de leurs amis ou de leurs obligés. Qui pourrait affirmer que le pistonnage familial est une première sarkoziste ? Mais dans une république parlementaire traditionnelle, le pistonnage se veut discret, du moins le plus discret possible et on prend toujours grand soin de l’enrober dans quelque papier de soie afin d’en masquer l’odeur. On en cache tant que faire se peut les apparences. Hypocritement ou parce que trop de politiciens sont eux-mêmes trop mal placés pour s’indigner ouvertement, cela permet souvent de faire passer la pilule sans trop de vagues.
Dans les républiques bananières d’Afrique, de telles précautions sont superflues. Le pouvoir y est généralement d’ordre tribal et de telles manières font parties des traditions. Par la force de l’habitude, elles ne choquent guère plus que cela. Nicolas Sarkozy aurait sans conteste fait un excellent potentat africain.
Mais, c’est souvent le constat le plus amer qu’ont à faire ceux qui réussissent : devoir moins leur succès à leur compétence qu’à l’incompétence de leurs adversaires. Ainsi en est-il de l’actuel quinquennat de Nicolas Sarkozy. Fort de son seul, mais incontestable talent de bonimenteur – ou « communicateur », si on préfère –, aidé par les rancœurs et divisions de ses oppositions de droite comme de gauche, on ne voyait guère, jusqu’alors, qui allait pouvoir l’inquiéter, lui et sa majorité.
Qui ? Lui, peut-être bien et tout simplement. Le plus grand piège dans lequel puisse tomber un dirigeant, c’est de croire que « c’est arrivé », alors que l’histoire a montré qu’elle était particulièrement espiègle avec ceux qui entendent lui dicter trop ouvertement leurs caprices.
POUR UNE POLITIQUE DE PAIX ET D’INDEPENDANCE NATIONALE
Le terme de « puissance » revient souvent dans notre discours : « une France puissante » pour les uns ou « une Europe-puissance » pour d’autres. Il s’agit d’une puissance à tous points de vue : économique, intellectuelle, etc… et, en particulier, militaire. Fort bien. Il est évidemment préférable à priori, et toutes choses égales par ailleurs, d’être puissant plutôt que faible.
Or la puissance n’est pas - en quelque domaine que ce soit - un bien en soi. Par exemple dans la sphère économique : cette puissance est-elle acquise au détriment de la nature (problème écologique) ? Au détriment de la société elle-même (esclavage, goulag, exploités de toutes sortes) ? Bref, à qui profite-t-elle ? Toute la question est donc d’en connaître la source et la finalité. Idem pour la puissance intellectuelle… « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
C’est encore immédiatement plus clair dans le domaine militaire, auquel je vais me borner ici ; la puissance peut y être agressive et donc destructrice au lieu d’être pacifique, protectrice et dissuasive. D’où les quelques réflexions et propositions suivantes concernant notre programme en la matière. Premièrement c’est, me semble-t-il, la question la plus dramatique et la plus urgente. Deuxièmement, alors que la division du travail et la justice sociale posent des problèmes protéiformes jusqu’à présent insolubles, une chose du moins est acquise : les peuples - et le nôtre en particulier - préfèrent la paix à la guerre. De nombreux pays sont en paix depuis longtemps, ou n’ont depuis longtemps déclaré la guerre à personne… D’autres sont en guerre perpétuelle (et toujours au nom du Bien). Grosso modo, le premier groupe comprend les états dont les troupes sont cantonnées à domicile… le second ceux qui les projettent à l’étranger, dans des bases plus ou moins exposées et des opérations plus ou moins aventuristes, pour des causes mensongères et criminelles qui ne visent que des annexions. Le premier groupe peut, jusqu’à preuve du contraire, prétendre au titre de nationaliste… l’autre n’est qu’impérialiste. La grandeur d’un pays se mesure au bonheur de son peuple et non aux malheurs qu’il inflige à d’autres. D’autant que les agresseurs laissent toujours des plumes… qu’ils ne sont jamais sûrs de vaincre, et encore moins à long terme… et enfin que l’agression contre l’extérieur engendre des fractures chez l’agresseur lui-même. Depuis Alexandre jusqu’à nos jours, l’histoire montre que l’impérialisme n’est pas « un mode de développement durable ».
Il nous appartient, à nous autres nationalistes, d’éclairer précisément l’antagonisme qu’il y a entre nationalisme (observance du principe des nationalités et donc respect des nations) et impérialisme qui en est l’exact opposé. Nous devons avoir les idées claires là-dessus… Et l’obligation de nous démarquer de l’idéologie impérialiste est d’autant plus cruciale qu’on veut à toute force nous affubler de ses oripeaux.
Nous devons avoir les idées claires là-dessus (et cela peut demander à certains un effort critique, pour ne pas dire psychanalytique…) et faire en sorte que notre peuple nous perçoive pour ce que nous devons être : LE parti politique à son service et donc soucieux de la paix. Pour cela, voici quelques propositions simples - évidemment soumises à discussion - concernant notre programme de défense :
1° Retrait de l’O.T.A.N et recouvrement de notre indépendance. Celle-ci étant un vain mot tant que nos forces armées ne sont pas sous l’autorité pleine et entière de la nation.
2° Retrait des pays occupés. En particulier du Liban, de la Serbie et de l’Afghanistan. Que ce soit sous le masque du conseil de sécurité de l’O.N.U ou sous le casque de l’O.T.A.N, nos troupes ne font dans ces pays que prêter main-forte aux pires tenants du mondialisme. Retrait aussi des bases que nous avons ici et là… dans tel ou tel « pays ami » d’Afrique, ou à Doha. Car si le pays en question est véritablement ami, à quoi rime notre base ? Et si seuls les dirigeants le sont (parce qu’ils sont nos protégés et nos serviteurs) alors notre base est contre le peuple un rempart illusoire.
Loin de nous nuire sur la scène internationale, cette politique de non-ingérence et d’égalité dans les rapports bilatéraux entre états, accroîtra notre crédibilité et nous assurera le soutien de tous les nationalistes de par le monde. Nos échanges de tous ordres n’en seront nullement affectés… au contraire. Notons d’ailleurs au passage - sans présumer ni de la valeur ni des éventuelles visées qui sous-tendent leur pratique - que certains pays dits émergents connaissent un développement spectaculaire de leur commerce international et de leur influence en général, sans un soldat hors de leurs frontières. Alors que nous en avons… que les U.S.A en ont beaucoup et partout… Pourtant notre commerce n’est pas florissant, et les U.S.A sont en déclin.
3° Création d’une armée de milice. Le but de notre défense nationale étant justement et exclusivement défensif, qui, mieux que le peuple en armes, peut défendre son territoire ? Voilà qui en choquera certains… d’autant plus que la suppression de la conscription et l’instauration d’une armée de métier nous ont éloignés de la conception d’une armée populaire. Je pense à une organisation militaire du type de celle de la Suisse, seul pays européen encore authentiquement démocratique (jusqu’à quand ?...).
4° Dissolution de la « Force d’intervention rapide ». C’est une matraque que nos apprentis maîtres euro-mondialistes brandissent - avec leur arrogance congénitale - au-dessus de résistants potentiels qu’ils auront tôt fait de baptiser « terroristes ».
5° Entretien, bien sûr, de notre arsenal nucléaire, puisque nous l’avons, en attendant son démantèlement partout dans le monde.
6° Enfin, pour parachever une telle politique de paix, pourquoi ne proclamerions-nous pas la neutralité de notre pays ?
Voilà, me semble-t-il, la base du plus large consensus possible au sein de notre peuple, comme celle d’une universelle sympathie. Et, naturellement, personne ( ?) n’osera disputer le droit d’être candidat en 2012 (ainsi qu’à toutes les autres élections) au « facho », au « populiste », porteur d’un tel programme.
CHARDON Daniel
BOULA-MATARI HORTEFEUX
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
On reparle encore de faire interdire l’album BD Tintin au Congo. Bienvenu Mbutu Mondondo, Belge d’origine congolaise, dénonce depuis des années son « caractère raciste et xénophobe » et intente une nouvelle procédure, soutenu par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) dont le directeur Patrick Lozès – bien qu’opposé à une interdiction – exige de l’État "qu’il s’exprime sur cette question au nom des valeurs d’égalité de la République".Rien de moins.
Hergé-Adolf Hitler, sinon même combat, en tout cas même place réservée donc dans l’enfer de toute bibliothèque suspecte.
La discrimination raciale est pour certains bien pire que la grippe cochonne H1N1. Logique, tout à chacun ne risque-t-il pas de tomber dans une de ses innombrables chausse-trappes ? Celle de l’humour n’étant pas la moins dangereuse.
L’actuel Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux vient d’en faire les frais. Depuis le campus de l’UMP samedi dernier, il essuie les tirs croisés de ses adversaires politiques qui exigent ni plus ni moins que sa démission.
Pris tout sourire en photo avec Amine Benalia-Brouch, jeune militant UMP d’origine fort peu gauloise, on l’entend dire : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va.
C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Paroles aussitôt dénoncées comme d’un « racisme banal, bête et méchant » qui ont émus Benoît Hamon et Martine Aubry, successivement première secrétaire et porte-parole du PS, Jean-Luc Mélenchon du Parti de gauche et Olivier Besancenot du NPA.
En revanche, toute cette brochette si mal intentionnées à son encontre, ne se sont pas émus de la défense de l’intéressé qui se justifie en indiquant qu’il faisait référence non aux Arabes, mais… aux Auvergnats.
Étant lui-même de cette origine, il ne peut donc y avoir racisme. CQFD. À moins, bien sûr, que la discrimination envers un Auvergnat ne puise bénéficier pour certains obsédés de la discrimination de la même compassion. On ne voit pourtant pas pourquoi l’humour, fut-il drôle ou non selon affinités, serait odieux dans un cas ethnique et pas dans l’autre.
En tout cas, s’il y en a qui se réjouit des soucis du Ministre de l’Intérieur, c’est bien l’ancien préfet Paul Girot de Langlade, accusé d’avoir tenu des propos racistes lors d’un contrôle à un aéroport. Mis à la retraite justement par Brice Hortefeux, il fait ses gorges chaudes de l’affaire et demande, fort logiquement, que ce dernier soit soumis à la même sanction.
« Comme ça, on s’ra deux et comme il habite à côté de chez moi, on pourra faire du bridge. » À moins qu’on exige bientôt que Boula-Matari Hortefeux(1) arbore dans ses déplacements publics une pancarte « pour rappeler, notamment à l’intention du jeune et moins jeune public, que son humour est à écouter avec la distance nécessaire à toute caricature »…
NOTE (1) Dans Tintin au congo, Tintin est appelé deux fois « Boula-Matari » (briseur de rocher), surnom donné par les indigènes en signe de déférence et de respect à l’explorateur anglais Sir Henry Morton Stanley.
BREVES DE COMPTOIR DU BAR « LE POPULISTE »
Les 11, 12 et 13 septembre se tiendra, au parc de La Courneuve, la traditionnelle Fête de l’Huma. L’affiche de cette année éclaire encore une fois sur les positions anti françaises tenues par le Parti Communiste « français » depuis la clique à Duclos.
Une métisse habillée bleu-blanc-rouge avec bonnet phrygien, brandissant un drapeau rouge, mène une masse informe de manifestants. Le message est clair : le vrai Français de demain sera issu du métissage et des minorités visibles conformément aux vœux du Président Sarkozy.
ENTRE LES GOUTTES FISCALES
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Il n’y a bien que le ministre Éric Besson pour penser (en privé, souligne-t-on) son « étonnement » de voir ses ex-camarades socialistes attaquer bille en tête une idée aussi populaire que la taxe carbone. Populaire au sens probablement des ex-démocraties du même nom puisque les deux tiers des Français la rejettent. 73 % d’entre eux la jugent totalement inefficace pour diminuer la consommation d’énergie dans le pays (sondage de TNS Sofres/Logica pour Europe 1).
D’autant qu’« appliquer de façon progressive cette taxe, en partant du prix de la tonne sur le marché, soit 14 euros » comme le souhaite François Fillon, serait « inefficace aussi bien sur le plan écologique que sur le plan énergétique » d’après l’eurodéputé Europe Écologie Jean-Paul Besse, reçu jeudi soir à l’Élysée en compagnie de la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflo. L’ancien Premier ministre Alain Juppé s’est quant à lui déclaré favorable à cette taxe carbone, tout en rejetant toute idée d’impôt supplémentaire… oubliant au passage d’expliquer ce que pourrait bien être une taxe sinon un impôt.
Mais le gouvernement a pris soin d’annoncer cette « contribution climat-énergie » en plein mois d’août. La chaleur estivale a donc largement atténué l’effet désastreux d’un impôt supplémentaire dans l’opinion. En ce début septembre, c’est forcément du réchauffé, d’autant que Nicolas Sarkozy n’aurait encore « rien décidé », et que François Fillon s’est empressé d’assurer que les ménages devraient bénéficier en compensation « d’une diminution de la fiscalité sur le travail, soit par l’impôt sur le revenu, soit par une baisse des cotisations sociales. »
En France, c’est une vieille habitude : ce qu’on prend d’une main, on en redonne une partie de l’autre ; chaque Français se dit ainsi qu’il pourrait passer entre les gouttes fiscales et tant que c’est le voisin qui trinque, il n’y a jamais péril en la demeure.
Et toute cette cacophonie sur le coût réel et l’utilité ou non de la taxe carbone fait que la majorité des gens finit par ne plus rien y comprendre. Il est donc probable que ceux-ci s’en désintéressent rapidement… ce qui pourrait bien être finalement le but recherché par le gouvernement.
Le chômage et ses causes
Depuis trente ans notre pays connaît un chômage chronique. Malgré des baisses dues parfois à l'arrangement des statistiques, jamais depuis la fin des années 60 nous n'avons eu une période de plein emploi. Pourquoi ? Les causes sont nombreuses et variées. Nous présenterons ici quelques pistes de réflexion, quelques chiffres et quelques solutions à ce mal qui bouleverse tant de vies.
Le chômage de masse a commencé à la fin des années 60 et s'est aggravé après le premier choc pétrolier. Le cap du million de chômeurs est atteint en 1977. On franchit la barre des deux millions en 1984 puis on approche les trois millions en 1999, selon les chiffres de l'INSEE. Aucune baisse significative ne vient enrayer cette progression. Les causes sont multiples et sont pour la plupart d'ordre structurel.
1) L'éducation
En 1975 est créé le collège unique, « collège inique » disent certains. Il s'agit de faire entrer dans un même moule l'ensemble des élèves ayant entre 11 et 15 ans et de leur proposer un parcours commun de la 6e à la 3e. Or beaucoup de jeunes ne s'y retrouvent pas qui voudraient quitter très vite les bancs de l'école et travailler. En effet, malgré des adaptations et des réformes, le collège unique propose un enseignement général éloigné du monde de l'entreprise.
La multiplication des diplômes, des titres professionnels, certificats, constitue un maquis administratif et pédagogique impénétrable. Bien malin qui peut s'y retrouver. Là encore les diplômes ne correspondent pas toujours à un réel besoin ni à la réalité d'une profession malgré des stages en entreprise souvent très courts. Bref, on se retrouve avec des jeunes certes titulaires d'un BEP ou d'un bac pro mais sans expérience réelle du terrain contrairement aux apprentis dont le cursus semblent mieux correspondre aux besoins du marché.
On constate également une massification de l'enseignement supérieur. On a 2 255 000 étudiants en 2004. L'âge moyen de fin d'étude est passé de 15,2 ans en 1968 à 21,7 ans en 2006. On passe de 200 000 étudiants à 300 000 entre 1950 et 1960 puis à 850 000 en 1970. L'enseignement supérieur, l'université sont censés former les élites, les cadres, les chercheurs dont la France a besoin. Mais là encore, plusieurs problèmes. On distingue le supérieur court (BTS , IUT) du supérieur long (licence, masters 1 et 2, depuis la dernière réforme). Le taux d'échec est considérable dans le supérieur long et le niveau baisse. Tout cela est logique lorsqu'on veut 80 % d'une classe d'âge titulaire du bac. Plus un diplôme est obtenu, plus sa valeur diminue. Depuis de nombreuses années déjà, l'université est devenue une antichambre de Pôle emploi. Les étudiants diplômés obtiennent rarement les postes (et les salaires) qu'ils méritent ou qu'ils espèrent, surtout ceux issus des filières littéraires qui sont totalement méprisées, mais c'est un autre débat. Un jeune diplômé, c'est-à-dire un jeune cadre, on pourrait même écrire un jeune tout court, commence bien souvent sa vie professionnelle par une inscription au chômage. La France bat des records dans ce domaine...
Absence de sélections, cursus complexes, niveau en baisse et le supérieur n'est plus qu'une usine à chômeurs comme l'Education Nationale en général.
2) l'immigration
Une autre cause du chômage, il faut bien le dire, c'est l'immigration. On nous a dit que les immigrés venaient « tous de leur plein gré vider les poubelles à Paris »(1). C'était sans doute vrai. Dans les années 50 et 60, la France avait besoin de main-d'œuvre peu qualifiée et sous payée. On a donc fait venir des immigrés jusqu'en 1974, date de la fin (officielle) de l'immigration des travailleurs qui a été remplacée par une immigration de peuplement avec le regroupement familial. Or, tous ces immigrés, il faut bien s'en occuper. Le père de famille d'abord qui travaille à l'usine. Où va t-il si son usine ferme ? Ses enfants qui vont à l'école arrivent eux aussi sur le marché du travail. Les clandestins, pardon, les « sans papiers », qui, on l'a vu dans des affaires récentes, sont parfois employés dans des entreprises ayant pignon sur rue et dont la seule présence contribue à une politique de bas salaires, les clandestins donc constituent une concurrence dans un marché du travail déjà saturé.
3) L'ouverture des frontières
Un autre phénomène qui n'a cessé de s'accentuer c'est l'ouverture des frontières suivi par les délocalisations et qu'on nomme aujourd'hui « mondialisation » ou « globalisation ». De quoi s'agit-il ? De laisser entrer chez nous des produits de grande consommation, peu chers : gadgets, textiles, électroménager. Depuis les années 70, ces produits envahissent les linéaires des GMS. On se souvient du fameux « made in Hong Kong » devenu « made in China ». L'importation (sans contreparties) de ces marchandises a inévitablement entraîné la fermeture d'usines et de manufactures chez nous. Puis, on est passé à un stade plus élaboré. On délocalise. C'est toute la production qui s'installe désormais en Asie ou au Mexique ou dans les pays de l'Est nouvel el dorado pour les investisseurs depuis la chute du communisme au début des années 90. Des entreprises vont même jusqu'à ouvrir des succursales ou à implanter des filiales dans ces pays à bas coûts de main d'œuvre pour bénéficier des lois beaucoup plus avantageuses pour le patronat qu'ici en France.
Notre pays a beau s'enorgueillir d'être la première destination touristique, il meurt à petit feu. Ses cerveaux vont s'installer à l'étranger, ses usines disparaissent et ses ouvriers vont chez chômdu...
4) La destruction du tissu économique local
La fermeture (ou la délocalisation) d'une grosse usine dans une commune entraîne la morts des sous-traitants mais aussi directement ou indirectement la disparition de petits commerces ou de services (publics ou non). Or ces épiceries, quincailleries, boulangeries, boucheries, charcuteries, bars, restaurants, fleuristes, merceries, chausseurs, etc. c'est aussi de l'emploi. L'emploi du commerçant lui-même mais aussi d'une vendeuse, d'un apprenti...
Les collectivités et les pouvoirs publics ont, depuis les années 80, privilégié la grande distribution. Pour une question de prix attractifs proposés aux consommateurs et pour une question d'emplois. Un super ou un hypermarché est un gros employeur, c'est vrai. Mais globalement combien de petits magasins ont disparu après l'ouverture d'une grande surface? Voici quelques chiffres :
- nombre de stations services : 47500 en 1975; 18500 en 1995 alors que le nombre de voitures a doublé. 3000 stations créées en GMS où un point de vente d'essence emploie cinq fois moins de personnel qu'une station classique.
- Boucheries : 50500 en 1966; 14700 en 1998.
- Boulangeries : 40200 en 1966; 22400 en 1998. (2)
La destruction de l'entreprise locale, mais aussi de l'agriculture, de la pêche sacrifiées sur l'autel européiste a profondément modifié nos villes moyennes et nos villages. On ne travaille plus forcément où l'on vit. On vit là où il y a du travail.
On pourrait naturellement rajouter la casse du service public avec ces décentralisations, restructurations, semi privatisations. L'emploi sûr, l'emploi à vie n'existe plus ni à l'usine ni dans la fonction publique. Bien malin celui qui ne connaîtra jamais le chômage...
Alors que faire ? Le Camp national a depuis près de quarante ans maintenant tiré le signal d'alarme et proposé des solutions : inversion des flux migratoires ou arrêt des flux, protectionnisme intelligent, préférence nationale, revalorisation du travail manuel, sélection basée sur le talent avec les bourses au mérite, chèque scolaire, etc. Ses solutions n'ont jamais été appliquées par les gouvernements de gauche ou de droite qui se succèdent depuis les années 70. Pourquoi ?
Le Camp national n'a jamais été associé au pouvoir, il a même été le plus possible écarté du système par un certains nombre de lois destinées à le museler. Peut-être que nos solutions sont valables et que leur mise en pratique pourrait contribuer à résoudre le problème du chômage dénotant ainsi l'incapacité des RPR, UDF, UMP, PS, PC, Modem, Verts, etc. qui n'ont su que proposer des TUC, CES, emplois jeunes, CAE et j'en passe. Qu'ont-ils fait pour les chômeurs à part les mettre dans des formations bidons ou des stages parkings pour faire baiser le nombre des inscrits?
Le changement est possible. Le chômage n'est pas une fatalité. Il faut que les Français ouvrent les yeux. Une autre politique doit être mise en place car il est déjà bien tard.
LB
Sources et notes :
(1) vous aurez reconnu la chanson de Pierre Perret...(2) Le monde diplomatique décembre 2003 www.france-inflation.com/graph_chomage.php wikipédia, article immigrationEtc.
PAS DE REMISE DE RÉPUTATION POUR BONNE CONDUITE
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
En cette fin de période estivale, l’actualité n’est guère généreuse en sujet d’articles. Alors faute de grives, certains fins limiers de la presse se rabattent sur les merles qu’ils peuvent. En l’occurrence, Benoît Fleury, un professeur de droit qui avait déjà horrifié les arrières arrières tous petits petits héritiers du si mal-nommé Saint-Just. Surnommé l’« archange de la Terreur », rappelons que ce brave révolutionnaire est l’auteur impérissable de ce slogan fleurant bon l’amour du prochain : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
Ce professeur de droit, nommé en 2008 à l’université de Poitiers, avait provoqué un tollé local : il avait été responsable du Groupe Union Défense, ce GUD de tous les cauchemars gauchistes qui gêna des décennies durant ces derniers pour régner en maîtres absolus dans les universités.
C’est un crime qui ne se pardonne pas, tout démocrate de progrès, tout humaniste qui se respecte, tout républicain élevé à la sacro-sainte devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité », le confirmera.
Un terroriste d’extrême gauche qui a versé le sang à droit a l’oubli de ses « errements de jeunesse» pour peu qu’il verse quelques larmes de crocodiles. Tout assassin a de même le droit à l’oubli dès lors qu’il a purgé sa peine et s’est réinséré dans la société. Et pour tout pédophile aussi, à condition toutefois qu’il cesse cette fâcheuse habitude de tripoter les enfants, voire plus si besoin s’en fait trop ressentir.
Pour un ancien du GUD dont le « casier » n’est en général lourd que de quelques beignes échangées avec des militants d’un autre bord politique, pas d’oubli, pas de pardon, pas de remise de réputation pour bonne conduite…
En 2008, la nomination de Benoît Fleury à Poitiers avait fait brailler quelques barbus de gauche – cliché –, soutenus par quelques couilles-molles de droite – euphémisme –, puis… ? Puis, plus rien ! La campagne médiatique visant à empêcher son affectation comme professeur d’histoire du droit à l’université de Poitiers avait fait flop.
Benoit Fleury vit, tout de même, dans un État de droit : pour cet agrégé des facultés de droit et major au concours de droit romain et d’histoire du droit en 2008, c’était tout de même la moindre des choses.
En cette fin d’été, le quotidien Libération anciennement d’extrême gauche, aujourd’hui sous perfusion financière d’Edouard de Rothschild, s’émeut qu’il devienne le nouveau directeur des affaires juridiques du conseil général de Vendée… et se fait l’écho de membres de l’opposition qui dénoncent la mise en place d’un « laboratoire extrémiste » dans le département – craignons les prochains virus autrement plus dangereux que celui de la grippe cochonne qui terrorise actuellement la planète – et de « recyclage de personnalités au passé plutôt trouble » : rien de moins !
On prend les mêmes et on recommence, donc…
Mais, les chiens, fussent-ils bavant de haine, ont beau aboyer, gageons qu’à nouveau la caravane passe, fut-elle ornée dans son passé d’une facétieuse croix celtique.
VIVE LA NUIT DU 4 AOÛT 2009 !
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
La politique gouvernementale est pavée de bonnes intentions, avec notamment l’annonce de nouvelles restrictions dans la Fonction publique. Preuve nous en est donnée en ce début août ; on va dire, symboliquement, dans la nuit du 4, puisque celle d’il y a 220 ans vit l’Assemblée constituante mettre fin au système féodal.
Après l’allègement de ses effectifs – c’est avec les petites gouttes d’eau qu’on remplit les puits de bon-sens, toutes les Danaïdes contribuables vous le confirmeront – l’État entend désormais restreindre ses logements de fonction et son Parc automobile. En voilà une idée qu’elle est bonne.
Comme les gouttes d’eau, les bonnes intentions ne sont pas toujours inutiles. Car la gratuité favorise le gaspillage, voire une gabegie difficilement supportable en période d’opulence et odieuse en période de crise… Longtemps, on a justifié de faire bénéficier les fonctionnaires gratuitement ou à un prix très faible d’un logement, d’un véhicule ou d’autres avantages encore vu la faiblesse de leurs rému¬né¬rations. Ce qui était en soi scandaleux : tout travail mérite non seulement salaire, mais également juste rétribution financière.
Doter la Fonction publique d’un tel statut ne pouvait que provoquer incompréhension et rancœur générale… Ses employés n’ont vu que le montant inférieur de leur paie en oubliant les avantages dont ils jouissaient, tandis que leurs compatriotes se sont vite scandalisés de tels avantages, tout en considérant qu’ils étaient encore bien trop payés pour ce à quoi ils occupaient leur temps de travail.
Réévaluer les salaires de chacun comme il se doit et supprimer les privilèges de caste aurait l’avantage de réintégrer la Fonction publique dans la réalité de la société française. Éviter aussi de revoir en notre pays ces sinistres défilés de la Révolution française où l’on promenait dans les rues au bout de piques, les têtes des “privilégiés” de l’époque.
Prions donc qu’il ne s’agisse pas là d’un simple effet d’annonce.
LES 30 DENIERS DU VICOMTE
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Il y a des départs à la retraite tonitruants, avec pince-fesses et flonflons… et il y en a d’autres plus discrets, les fesses très pincées et étouffée par la lourdeur de la chaleur estivale. L’avis de décès des ambitions nationales du vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon est de ceux-là.
C’est le quotidien Libération qui l’a poussé à l’aveu, au détour d’un entretien auquel sinon personne n’aurait sans doute guère prêté d’attention. Le Figaro et Le Monde ont relayé “l’affaire”, faute d’événements plus excitants et quelques sites internet d’une droite plus radicale que celle de l’intéressé s’en sont à peine gaussés : « Même pas drôle ! »
En reconnaissant songer à « entrer au comité de liaison de la majorité présidentielle présidé par Jean-Claude Gaudin », Philippe de Villiers rentre donc à son bercail politique, comme un fils retourne dans sa famille après s’être couvert de dettes et aphone d’avoir trop plastronné qu’on allait voir ce qu’on allait voir…
Fredonne-t-on du côté du Puy-du-fou : « Il est tombé dans la peine, c’est la faute à Le Pen ; le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Sarko » ?
La faute à Le Pen ? Il comptait bien prendre sa place, encore aurait-il fallût que le président du FN la lui laissa… et le menhir breton ne semble toujours pas décidé à passer la main, pas même à ses plus proches, alors à lui, à quel titre, vraiment ! Bien fous ceux qui y ont crû !
La faute à Sarko ? Sans doute, si toute son aventure politique n’a jamais eu d’autre sens, comme beaucoup le pensent, que de freiner l’ascension du Front national. L’actuel hôte de l’Élysée a fait le travail à sa place.
Son échec est tel qu’il lui serait sans doute plus grotesque encore de s’acharner que d’abandonner.
Laisser tomber, oui, mais il aurait pu le faire avec panache. En se retirant définitivement de l’arène politique, il gardait la tête haute et l’estime que méritent ceux qui se sont battus sincèrement en mettant leurs convictions au bout de leur engagement.
Philippe de Villiers préfère se défiler par la petite porte de service de la domesticité pour rappeler à ses maîtres quelques gages non perçus – un éventuel maroquin au gouvernement – ou pour conserver coûte que coûte ceux déjà reçus : la présidence du Conseil général de Vendée.
Car tel est désormais la piètre ambition du Président du bien pompeusement nommé Mouvement pour la France (MPF) au sein de ce « comité Théodule » qui réunit à la solde de l’UMP Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Éric Besson (ancien socialiste), tous riches des trente deniers de Judas !
Philippe de Villiers n’aura trahi que ses troupes, lui ! Encore heureux qu’elles ne furent jamais très importantes…
Taxe carbone : un racket scandaleux
On rebat les oreilles du petit peuple avec une pollution humaine en général et automobile en particulier afin d’avoir tous les prétextes pour instaurer dans les plus brefs délais un gouvernement mondial chargé de ce “problème”.
On notera au passage que chaque scientifique ou comité de scientifiques qui prouve la vacuité de ce discours est écarté des médias.
Le gouvernement français, Nicolas Sarközy en tête, ne voulant pas remettre en cause les deux raisons majeures de l’état désastreux de notre pays, à savoir le coût social exorbitant de l’immigration, et l’ouverture économique de nos frontières à tous vents extra européens[1], se doit de trouver de l’argent à tout prix afin de faire perdurer cet état.
En particulier de trouver des sommes considérables pour financer les indemnités chômage, l’embauche massive de fonctionnaires[2] et para fonctionnaires inutiles, cache sexe du véritable chômage, et le remboursement de l’intérêt de la dette, engendrée directement par l’ouverture économique de nos frontières.
Déjà, sous le même prétexte, un malus automobile CO2 pouvant grimper jusqu’à 2600 euros est apparu au 1er janvier 2008 pour tout achat de véhicule. Ce malus est en passe de devenir renouvelable annuellement.
Dans le même ordre d’idées, Michel Rocard, qu’on a connu moins fayot, a conçu de A à Z sous l’aimable titre de “rapport” la mise en place d’une Taxe Carbone qui coupe le souffle. En effet, l’impôt “sur l’air” devrait rapporter, s’il est entériné tel quel, 8 à 9 milliards d’euros à l’État.
C’est-à-dire qu’en faisant augmenter la Taxe Carbone de 32 à 100 euros la tonne supposée produite (étalon ô combien fumeux), le coût moyen par ménage sera (si elle ne suit pas la même courbe que la CSG), de 160 euros/an. Exemple : 7 centimes de plus le litre à la pompe, coût du chauffage de 15% supérieur, etc., etc.
Un tel hold up sur les entreprises et les ménages entraînera des dégâts économiques collatéraux considérables dans une France exsangue. L’ensemble des partis – incluant les plus “écolos” et quelques députés UMP – et les syndicats ont saisi toute la presse pour faire état de leurs critiques.
Face à cette levée des boucliers, les compères Borloo et Lagarde ont stoppé toute médiatisation de cette affaire et se sont retranchés derrière de vaseux prétextes[3]. Néanmoins, nous pouvons compter sur eux pour nous imposer cette nouvelle taxe en silence et en souplesse dès 2010, ils y sont contraints par un déficit budgétaire exponentiel.
Un seul commentaire : les chefs de l’UMP sont des anti nationaux. Une seule solution : dehors !
Dominique ZIND
[1] D’autant moins qu’ils en sont même de farouches partisans.
[2] Mais surtout pas des militaires : une armée française forte ferait perdurer notre pays.
[3] Le concours gouvernemental probable du plus gros menteur : cette taxe serait censée mettre en place un “chèque vert” pour financer des prêts à taux zéro afin de changer les systèmes de chauffage ou les isolations de logements. On se souvient de la vignette auto, censée financer les retraites…
Changement de statut de la Poste
La disparition programmée des missions régaliennes de l’État (prélude indispensable à la destruction de la France) vient d’avancer encore d’un cran avec l’examen au Conseil des ministres du mercredi 29 juillet de la transformation du statut juridique de la Poste en SA à capitaux publics pour début 2010.
Si, malgré une opposition résolue de la gauche – oubliant pour une fois sa défense exclusive d’une France multi raciale – et des syndicats, l’affaire se concrétisait, ce serait à court terme la fin de l’égalité, pour tous les citoyens de la République, du prix et de l’acheminement du courrier, quelle que soit l’adresse de départ et/ou d’arrivée, et quelles que soient les promesses faites par l’actuel gouvernement.
Ce n’est que la phase finale du dépeçage des PTT (Postes, Télégraphe et Téléphone), entamé il y a fort longtemps.
Le ministre Robert Galley, dans le gouvernement Jacques Chaban-Delmas (22 juin 1969-5 juillet 1972), s’est attelé le premier à la tâche en séparant la distribution du courrier (la Poste) des télécommunications (France Telecom).
C’est ce qui a permis, plus tard, la privatisation de France Telecom, point de départ de pertes abyssales (8,3 milliards d’euros en 2001) dont on a eu la révélation après le départ en 2002 de Michel Bon, son PDG, et réglées par le contribuable et les petits actionnaires.
Au passage, on notera que, contrairement à ce qu’affirment les libéraux mondialistes, le remplacement du public par le privé n’est pas source obligatoire de bonne gestion…
Une privatisation rampante s’est poursuivie depuis les années 70 : Chronopost est une société de droit privé, ses salariés n’ont pas le statut de postiers ; les livraisons de courrier par camions ont été peu à peu déléguées à des transporteurs privés ; les Comptes Chèques Postaux ont été privatisés et rebaptisés La Banque Postale (banque sans agence !) avec statut de SA, etc., à chaque fois avec la promesse gouvernementale que tout ira bien mieux…
Or, depuis Robert Galley et les débuts de la mise en place de la privatisation, l’usager ne peut que constater une dégradation catastrophique des comptes de la partie téléphone et la dégradation de la distribution du courrier. Cette dernière est passée de 2 distributions/jour à Paris à 1. Quant au dépôt du courrier jour A à 18h pour distribution le jour B dans les années 70, il est devenu aujourd’hui dépôt du courrier le jour A avant 15h pour distribution (très) aléatoire.
En outre, pour un futur mauvais service certain, le contribuable va devoir une fois de plus mettre la main à la poche puisque cette réforme exige une augmentation de capital de la société privée La Poste, à hauteur de 2,7 milliards euros (1,2 milliard par le contribuable baptisé “État”, 1,5 milliard par le contribuable baptisé “Caisse des Dépôts”).
Tout ce cirque pour des effets désastreux garantis d’avance. Ce gouvernement ne prouve qu’une seule chose : sa volonté de destruction des structures françaises, ceci aux ordres, ou non, de l’Europe de Bruxelles.
Dans le cadre de l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement nationaliste, l’urgence sera de remettre les choses dans le sens d’une mission d’État au service exclusif des usagers.
Dominique Zind
UN HYPERNIGAUD EN ADIDAS
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Nul n’est censé l’ignorer, on n’a parlé que de cela toute la semaine : Nicolas Sarkozy a eu un malaise durant son jogging, auxquels plusieurs témoins ont assisté de loin, dans le parc du château de Versailles, dimanche dernier.
Il est donc un humain comme les autres. La preuve, il connaît lui aussi les “pannes d’essence”, comme il dit.
Les Français n’ont donc pas élu un extraterrestre doté de pouvoirs aussi extraordinaires qu’inquiétants… ni un champion sportif exceptionnel, car, tout de même, il serait bon de rappeler que ce ne sont pas des prouesses dans la course à pied qu’on attend du premier des élus de la nation, mais des succès économiques, sociaux, diplomatiques, voir militaires si nécessaires.
Nicolas Sarkozy tient beaucoup à paraître proche de son bon peuple : ainsi, après les examens approfondis subis pendant 24 heures à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, il a tenu à « dire aux Français que (sa) santé était bonne, (qu’il) avait eu un coup de fatigue », précisant également : « C’est normal que pour moi ça ait plus de conséquences dans la mesure où je suis président de la République (…) Cette partie-là de ma vie appartient aussi à la Nation, en ce sens que je la conduis et que je dois rendre des comptes. »
Justement, cette dernière remarque est sans doute celle qui compte le plus si on y réfléchit bien. Nicolas Sarkozy doit rendre des comptes, fort justement, mais sans doute moins en voulant « en temps réel qu’on dise aux Français la vérité sur l’incident qui (lui) est arrivé» que sur l’aberrante imprudence qu’il a commise et dont nul ne semble lui tenir rigueur, ni les médias, ni ses opposants politiques.
Car « Une personne qui a requis l’anonymat et qui se promenait au château en début d’après-midi a raconté à l’AFP avoir vu entre 13 heures et 13 h 30 un homme de dos en train de faire son footing dans l’allée de la Lanterne. Selon elle, l’homme était entouré de gardes du corps. Il avait l’air fatigué. Puis elle l’a vu s’écrouler » (Lepoint.fr<.i>).
Déjà, en juillet 2008, il aurait fait un malaise identique, comme le confirme Sylvie Lotiron, à l’époque envoyée spéciale de l’hebdomadaire Le Post au Cap Nègre : « Il est parti en courant sur une piste cyclable surchauffée. Il était entre 15 et 16 heures. Il nous a serré la main, puis il nous a dit qu’il nous parlerait en rentrant de son footing. »
Qui aurait l’idée d’aller courir pendant un des mois les plus chauds de l’année aux heures où le soleil est sensé taper le plus… et, malgré une première alerte, récidiver comme si de rien n’était l’année suivante ?
Ni un extraterrestre, ni un champion, ni un simple Français, c’est certain…
Un hyperprésident, peut-être…
Ou alors un Président hypercommuniquant, voyant là l’occasion d’une mise en scène pouvant le rendre plus humain, donc plus populaire.
Voire encore, plus simplement, un Président hypernigaud. Les explications les plus simples sont parfois les plus justes. Ce qui n’est guère rassurant.
Les créations d’entreprise en France
Le ministre de l’économie Christine Lagarde et le secrétaire d’Etat au commerce Hervé Novelli se réjouissent du nombre de créations d’entreprises en juin (51247, selon l’INSEE). Le dispositif auto-entrepreneur mis en place en janvier semble y être pour beaucoup.
Cependant, si l’on peut se réjouir de ces chiffres, il y a deux bémols à apporter.
1)L’augmentation du nombre de créations d’entreprises va de pair avec la hausse du nombre de chômeurs. Les travailleurs ne trouvant pas d’emploi, ou dont l’emploi actuel ne leur permet plus de boucler les fins de mois, créent une activité pour s’en sortir. Quelle sera la durée de vie de ces nouvelles entreprises qui évoluent dans des secteurs parfois concurrentiels et avec peu de trésorerie ?
2)Si le statut auto-entrepreneur (pas de CA, pas de charges) est un progrès et un succès, sa mise en place est parfois difficile. Les créateurs ne sont pas toujours bien informés de leurs obligations (assurances, démarches administratives, normes, etc.) et la clientèle pas toujours au rendez-vous.
Une question peut donc être posée : pourquoi ne pas adapter le principe de l’auto-entreprise à toutes les PME-PMI et encourager ainsi une véritable politique de création de richesses et d’emplois ? Les charges étouffent les petites entreprises. Si tout l’argent dépensé pour l’immigration, l’Europe, le fonctionnement de certains ministères était économisé, on pourrait réduire considérablement les charges qui pèsent sur les entrepreneurs et les salariés.
C’est là encore un problème de priorité. Le Parti Populiste défend les travailleurs et les PME-PMI, le gouvernement gère une situation et s’auto-félicite mais ne change rien.
LB
DE LA JACKSONMANIA À LA JOHNNYMANIA
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Il y a tout autant de fuite en avant en politique qu’il peut y en avoir dans l’escroquerie. La seule différence est que la première s’effectue bruyamment sur la place publique alors que la seconde s’efforce en générale d’être la plus discrète possible.
Voilà plusieurs mois qu’une crise financière et économique d’importance frappe la planète. Partout, les dettes s’accumulent, le chômage explose et l’inquiétude croît, aggravée encore par l’annonce de certains chiffres comme ceux concernant les États-Unis : le déficit fédéral y dépasse les 1 000 milliards de dollars et 48 des 50 États américains cumulent un trou de 166 milliards. La Californie, pour ne citer qu’elle, est au bord de la cessation de paiements ; pourtant gouverné par le très conservateur gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger, cet État en est réduit à émettre des « des titres de reconnaissances de dettes » pour payer les fournisseurs et verser les prestations à ses citoyens. Il imagine même légaliser la marijuana et la taxer pour combler en partie le déficit budgétaire.
Mais, dans le même temps, la star de la Pop Michael Jackson décède et « dès l’annonce de la mort du chanteur, constate le philosophe Alain de Benoist(1), toutes les chaînes de télévision du monde, ou peu s’en faut, se sont transformées en “Jackson channels” – “breaking news” oblige. Certaines d’elles, depuis, ne diffusent plus que des clips de l’inventeur du Moonwalk (…) La distraction, c’est cela. La distraction au sens pascalien : ce qui distrait en détournant du reste. Ce qui fait tout disparaître sous l’agitation des paillettes, du bruit, des lumières multicolores et des clips. Le “diversity management” que seuls de pervers blasphémateurs peuvent vouloir troubler. » Par ailleurs, en France, le nombre de dépôts de bilan de société en 2009 « devrait croître de 25 % et franchir le niveau historique de la dernière récession de 1993 pour atteindre 73 000 », apprend-on sur le site www.lexpansion.com. Mais cela n’empêche pas de s’amuser. Au contraire. Comme en temps de guerre, les salles de spectacle ne désemplissent pas… et débordent même en plein air, puisque ce 14 juillet, près de 700 000 personne ont assisté à un concert de Johnny Hallyday, « … suivi d’un feu d’artifice pour les 120 ans de la Tour Eiffel, selon la préfecture de police. Il s’agit d’une “affluence record” (…) Le ministère de la Culture a indiqué que le coût final de ce grand concert, institué en 2007 pour la fête nationale par le président Nicolas Sarkozy, n’était pas arrêté, sans démentir le premier chiffre de 1,9 million d’euros paru dans certains médias » (www.liberation.fr). Cela ne date pas d’aujourd’hui : « panem et circenses » (du pain et des jeux), c’est ainsi qu’on amusait jadis le bon peuple à Rome. À ses frais, tant qu’à faire !
CRISE DU CAMP NATIONAL
ET CULTE DE LA PERSONNALITE
Le camp national est désemparé, il y a de quoi : pas à pas, pendant des décennies, il a progressé, gagné en influence, arrondi sa pelote (selon l’expression de Bruno GOLLNISCH)… En 2002, l’avenir logique s’appelait 2007. En 2002, le passé était une ligne continue de progrès, un décollage prometteur… 2007 semblait alors sur une ligne en pointillé inexorablement ascendante. La déception fut douloureuse et aujourd’hui la ligne en question est en chute libre : le prolongement en pointillé de la ligne continue des scores semble annoncer un crash à court terme dans l’océan du néant.
Pour comprendre la catastrophe il nous faut examiner la « boîte noire » : identifier clairement les fausses manœuvres… analyser le rôle et la responsabilité de l’équipage en gardant en tête sa soumission plus ou moins obligatoire au commandant de bord.
Il y a bien sûr, dans l’accident qui nous occupe - comme dans tous les phénomènes humains et sociaux - un enchevêtrement de causes ; pour l’heure je ne mettrai le doigt que sur l’une d’elles, puisqu’elle doit être le plus à même de faire consensus parmi nous : la réduction du « Front National » à une officine personnelle et familiale.
De longue date, et je pense n’avoir pas été le seul à m’en inquiéter (voire à m’en indigner), il était beaucoup moins question, à l’intérieur du mouvement comme dans sa presse, du « Front national » que du « parti Lepéniste » ou du « Mouvement de Jean-Marie LE PEN ». La nation n’était que l’ombre du chef : J M L P était présenté comme l’incarnation de l’avenir de la France. Et de son passé aussi : fils spirituel d’Astérix et de Jeanne d’Arc. Il confiait parfois le flambeau à Madame Jany LE PEN, à Monsieur gendre Samuel MARECHAL, à Mademoiselle Yann LE PEN ou Mademoiselle Caroline LE PEN… Maintenant à Marine. Autour de lui il ne pouvait y avoir que féaux ou félons. Tant et si bien que le combat se menait en son nom… « LE PEN vite »… Et tout ce qui pouvait apparaître comme un réveil national devenait « Lepénisation des esprits ». En un mot la prise en mains de son destin par le peuple s’identifiait à l’accession de J M L P au pouvoir.
Or, qui appelle un berger pense nécessairement à un troupeau… et, par définition, ce n’est pas le troupeau qui est maître de son destin… c’est le berger. Quelle que soit la qualité du berger. Et il n’est pas plus question ici de nier les qualités de LE PEN que de le déifier, puisqu’il a - comme tout un chacun - ses défauts et faiblesses… Mais, surtout, il n’est qu’un particulier. J. J. ROUSSEAU s’exprimait ainsi : « … comme la volonté tend toujours au bien de l’être qui veut, … la volonté particulière a toujours pour objet l’intérêt privé, et la volonté générale l’intérêt commun ». Quant à la coïncidence entre la volonté privée et la volonté générale, il ajoute : « une volonté particulière substituée à la volonté générale est un instrument superflu quant elle sont d’accord, et nuisible quand elles sont opposées ». « Contrat social » - 1ère version. Livre I, chap. 4).
Il n’est pas question non plus de nier la nécessité d’une organisation et donc de responsables à divers niveaux… Seulement de rappeler que ces responsables doivent l’être justement - responsables - devant les militants et le peuple. Ils doivent rendre des comptes et non pas prétendre « L’état c’est moi » ou « Le Front c’est moi ». Les statuts qu’il nous faut sont à débattre… Pourvu qu’ils mettent la direction - peut-être collégiale ? - au service du mouvement et non l’inverse.
Accessoirement et à titre d’exemple il me vient une remarque. La personnalisation des projets politiques a réduit le duel UMP contre FN à celui - bien moins clair - SARKOZY contre LE PEN. Bien moins clair, car on maquille un individu (en homme neuf ou en épouvantail) bien plus facilement qu’on occulte la réalité d’un parti que l’on a vu à l’œuvre depuis des années. Si les électeurs «frontistes » qui ont voté SARKOZY avaient eu clairement conscience de soutenir l’UMP contre leur parti, peut-être ne l’auraient-ils pas fait.
Enfin revenons à nos moutons et au berger « providentiel ». De National, le front, étant devenu nominal, a suivi la pente toute tracée : le voici familial. Après s’être donné un roi, comment s’étonner de le voir tendre à la monarchie héréditaire ? Si nous ne sommes pas des moutons n’acceptons plus de Panurge.
CHARDON Daniel
Vive le Honduras libre !
Vous êtes un joli petit pays indépendant de cinq millions d’âmes situé en Amérique Centrale. Cette indépendance n’est pas toute fraîche, elle date de 1821. Vous avez une capitale moderne partiellement réhabilitée après le passage des différents cyclones qui frappèrent la région. Lovée dans de verdoyantes collines, elle n’a qu’un seul défaut : aucun chemin de fer ne la relie a la cote !
Sur votre frontière occidentale, les fabuleuses ruines mayas de Copan attirent quotidiennement des bataillons de touristes. Au nord, votre cote Atlantique ourlée de plages rafraîchies par le balancement des cocotiers, est parsemée « d’îles au trésor ». C’est un rêve caraïbe en technicolor ou le vert émeraude chasse de temps en temps le bleu turquoise….
Vous êtes un pays pauvre, mais vous vous en sortez grâce en partie aux envois de vos fils, frères et sœurs qui travaillent aux États-Unis. Votre Président, Manuel Zelaya, élu en novembre 2005 avec l’étiquette du Parti Libéral,-droite modérée, centriste-, a depuis viré sa cuti et ne trouve plus son miel politique que chez les néo-caudillos gauchistes tels qu’Ortega au Nicaragua, Chavez du Venezuela et autre Morales en Bolivie. Un comble, approchant du terme de son mandat constitutionnel, votre Président veut modifier la Loi fondamentale et organiser un référendum l’autorisant à se représenter une fois de plus, une fois de trop, devant les électeurs ! D’un seul homme la Cour Constitutionnelle, le Parlement et l’Armée disent le droit. Décidemment, NON, trop c’est trop ! Goutte d’eau qui va faite déborder le vase, le limogeage du chef d’état-major de l’armée, le général Roméo Vasquez. Ce dernier, n’écoutant que la voix de la légalité, a poussé le Chef de l’Etat vers la sortie dans la plus pure tradition des golpes .Le dimanche 28 juin a l’aube, 200 soldats de l’ejercito hondureno, encagoulés et armés jusqu’aux dents, ont gentiment poussé le Président destitué et l’ont mis dans le premier avion en partance pour San José de Costa Rica. Réuni en session extraordinaire, le parlement hondurien, comme le prévoit la constitution en cas de vacance du pouvoir, désigna son Président, Roberto Micheletti, comme Président de la République intérimaire jusqu’à une nouvelle consultation électorale en novembre prochain. Que croyez vous qu’il arriva ? Haro sur le baudet bien que les militaires aient sagement regagné leurs casernes, laissant le pouvoir aux civils. Votre pays est devenu une horrible dictature, fasciste forcément,un Etat infréquentable a coté duquel la Corée du Nord n’est que de la « gnognotte »…Ils s’y mettent tous, les Obama et Sarkozy, l’Union Européenne, l’Organisation des États Américains (OEA), Même Christina Kirchner qui vient pourtant de ramasser une veste aux élections argentines y va de son couplet sur la démocratie…Toutes et tous ils sont venus, ils sont tous là dès qu’ils ont entendu ce cri, « il est renversé le Zelaya »…Hystérique, aussi pénible que pour la mort de Michael Jackson ! Pauvre Honduras qui ne peut même plus choisir en toute liberté qui peut et doit le diriger. À l’heure où j’écris ces lignes, j’invoquerai bien les Dieux du Panthéon maya pour qu’ils protègent le Honduras et ses fils, descendants en partie des mêmes Mayas, et que ce pays reste « libre et souverain » comme le dit la belle devise qui figure sur ses armories depuis 1821. Face à l’agression des forces coalisées du mondialisme, avec toute sa cohorte d’affairistes apatrides et de mercenaires stipendiés, nous nous sentons tous « Honduriens » !
Jean-Claude Rolinat
J.C. ROLINAT est l’auteur d’un ouvrage spécialisé sur ces questions :
« Hommes à poigne et dictateurs oubliés de l’Amérique exotique »- aux « éditions PARDES »
La preuve par Hénin
Ainsi donc, et contrairement à ce que pensaient nombre de militants et cadres d’ER, du Front et d’ailleurs, la liste conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen a perdu à Hénin Beaumont.
Elle a certes perdu avec un score de 47 %, mais elle a perdu.
Il n’est pas inintéressant de faire un petit retour en arrière, et de se souvenir du déplacement organisé par ER à l’occasion des municipales précédentes, en 2007, afin de soutenir la liste du FN.
Alain Soral lui-même avait fait le déplacement, moi également, et avec une quinzaine de militants nous avions « boité » la ville, mais aussi fait du porte à porte dans cette cité pauvre du Nord.
Ce que nous avions rapidement constaté, en dialoguant avec les habitants, c’est que les deux axes principaux de campagne de la liste FN de l’époque, à savoir la baisse des impôts (dans une ville surendettée) et la diminution drastique de l’effectif des emplois municipaux, ne semblaient guère adaptés à la sociologie de cette commune paupérisée.
Nombre d’habitants désabusés, souvent au chômage, au RMI ou au minimum vieillesse, nous expliquaient en effet ne pas payer d’impôts, et, même s’ils ne le disaient pas toujours, ils ne voyaient pas d’un très bon œil la diminution annoncée des emplois municipaux, alors que la mairie était le premier employeur d’une ville rongée par le chômage.
Il doit se trouver au moins une famille sur deux à Hénin à compter parmi ses membres un salarié de la ville, un fils, un cousin ou un frère, et bien évidemment la perspective de le retrouver sans-emploi n’enthousiasme personne, même au titre d’une « bonne gestion », comme on dit à Bruxelles.
Dans cette ville historiquement de gauche le FN avait plafonné à 28 % (rappelons que JMLP y avait déjà réalisé 25 % en 2002) au premier comme au second tour, en dépit de l’implantation locale de Steeve Briois depuis 15 ans, de la présence médiatisée de Marine et de l’existence d’une véritable équipe militante locale, chose rare au FN.
Les Héninois persistaient à songer davantage à leurs salaires et à leur garde-manger qu’aux comptes de la municipalité. Salauds de pauvres…
La petite équipe s’est pourtant remise au travail et a continué de dénoncer, à juste titre, la corruption du maire, le sieur Dallongeville, et de ses collaborateurs, et le moins que l’on puisse dire est que la suite leur a donné raison.
C’est donc dans un contexte incroyablement favorable que cette élection partielle a eu lieu. Songez plutôt : un maire incarcéré en pleine campagne européenne pour corruption, un candidat, enfant du pays, implanté de longue date, des affaires de mœurs écœurantes, un candidat UMP nullissime et inconnu ayant trouvé le moyen de faire 4 % des voix quand le parti du « Président » faisait 11 au dernières européennes, une ville où Le Pen réalisait déjà 25 % des voix en 2002, une gauche divisée (5 listes !), un PS discrédité par son soutien à un ancien adjoint de Dallongeville de 27 ans et, cerise sur le gâteau, un soutien tacite des médias à Marine.
Car si pseudo « Front Républicain » il y a eu, le moins que l’on puisse dire est qu’il ne fut pas « médiatico-républicain ». Non seulement les médias ont annoncé la victoire comme possible, mais la liste UMP a été ignorée et le PS vilipendé. Le FN et Marine nous a-t-on expliqué étaient les seuls à avoir dénoncé les frasques de Dallongeville. C’est vrai, mais depuis quand les médias disent la vérité concernant le FN ?
Le must restera sans doute l’article du JDD, paru la veille du scrutin, dans lequel le journaliste nous présente les leaders locaux du FN sous le titre « Quatre garçons contre le vent » et nous précise dans le sous-titre : « Quatre garçons contre le vent de l'Histoire, en passe d'enrayer le déclin du FN en lui offrant une cité de l'ex-bassin minier, socialiste depuis toujours. Quatre potes, fils d'ouvriers, petits-fils de mineurs, qui attendent le second tour de la municipale comme l'aboutissement de leur histoire. »
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200927/henin-quatre-garcons-contre-le-vent-_225913.html
On a connu le « Système » moins coopératif avec les « antisystèmes »…
Aussi serait-il vain et naïf de se contenter de saluer le score du FN contre le système, contre la « bande des quatre », sans chercher à comprendre ce qui peut expliquer un pareil soutien médiatique (et donc du système…) d’abord, et sans se poser de question sur ce qui reste malgré tout, n’en déplaise aux marinolâtres, une défaite.
Car si même lorsqu’un scrutin a lieu dans l’une des meilleurs villes pour le FN, avec ou sans Marine et Steeve, si même lorsqu’on jette le maire en prison à quelques semaines des européennes, si même lorsque les médias font campagne pour la liste, si même lorsque la candidate est ultra-médiatisée et dédiabolisée, si même lorsqu’on a 15 ans d’implantation locale et qu’on ne ferait pas peur à une mouche, si même lorsque les adversaires sont nuls, discrédités et divisés, on perd, quand-est-ce qu’on gagne, et surtout comment ?
Bref, quand même lorsque c’est imperdable, on perd, on n’a pas le droit de ne pas se demander pourquoi.
Le FN a perdu parce que l’on ne peut pas gagner une ville de gauche avec un logiciel de droite. Même dans un tel contexte. Par gauche, j’entends ici bien sur « gauche du travail », autrement dit gauche économique et sociale et par droite j’entends droite libérale, droite financière.
Que ce soit au plan local ou au plan national, le vote du Front s’est popularisé, ouvrierisé. Plus la sociologie est populaire, mieux le FN résiste. La France d’en bas n’en peut plus du libéralisme bruxellois, des délocalisations, de la remise en cause de ses droits, du chômage, et du démantèlement de la fonction publique. Paysans, artisans commerçants dévorés par les chaînes, ouvriers, chômeurs, fonctionnaires, classes moyennes, tous sont menacés par la dérèglementation libérale imposée par Bruxelles.
Or le FN continue de fonctionner comme si nous en étions encore à « l’âge d’or » du capitalisme national, incarné par une bourgeoisie patriote qui serait la garante des valeurs « de droite ».
A Henin Beaumont comme au plan national, le FN se refuse à prendre acte des mutations récentes du capitalisme et à se faire enfin le défenseur intransigeant des intérêts du peuple.
Défendre le peuple et la Nation implique aujourd’hui de défendre coûte que coûte la fonction publique, qu’il s’agisse de la Fonction Publique d’Etat, de la Fonction Publique Hospitalière ou de la Fonction Publique Territoriale. Cela implique de défendre les droits des travailleurs à commencer par le droit de grève et de refuser avec eux toute remise en cause de leurs avantages acquis.
La crise financière vient en effet de faire sauter un tabou, celui de l’inviolabilité des règles dites de maîtrise des dépenses, autrement dit des critères de Maastricht. La propagande avait en effet réussi à faire croire à l’immense majorité du peuple qu’il lui fallait accepter des sacrifices afin de ne pas plomber les déficits et de rester compétitifs. Souvenez-vous de Jospin à Vilvorde, expliquant que l’Etat ne pouvait pas tout, et qu’il n’avait pas les moyens de sauver des emplois ni d’aider au maintien de sites délocalisables. Or tous les français, et au-delà, savent aujourd'hui que lorsqu’il s’agit de sauver les capitalistes et leurs intérêts, tous les Etats occidentaux sont prêts à remettre en cause les règles soi-disant intangibles qu’ils avaient eux-mêmes fixées. Plus de risques d’inflation, plus de déficits dangereux !
On pourrait trouver des milliards qui n’existent pas pour sauver les banques, mais on ne pourrait pas sauver des emplois industriels, ou renflouer les caisses de la ville d’Hénin, afin d’y maintenir l’emploi municipal ? Combien d’entreprises ont été fermées parce que l’on ne pouvait pas, nous disait-on, déroger aux règles du marché et de la concurrence libre et non faussée ? Aider une entreprise pouvait même exposer l’Etat rebelle à des amendes de l’entité bruxelloise.
De ce point de vue et pour reprendre une formule fameuse de 1988, « plus rien ne sera jamais comme avant ».
Au lendemain de l’effondrement du mur de Berlin, JMLP avait imposé à son parti un changement de positionnement radical en matière de politique étrangère, prenant ainsi acte de la nouvelle donne géopolitique. Il avait dénoncé la pérennité de l’OTAN qui n’avait à ses yeux plus de raison d’être du fait de la fin du Pacte de Varsovie. Il avait identifié les Etats-Unis comme la nouvelle menace mondiale et s’était opposé à la première guerre du Golfe, contre l’avis de nombre de ses cadres.
Il lui faudrait aujourd’hui entreprendre une mutation de même ampleur sur la question économique et sociale, et notamment sur la place de l’Etat dans l’économie, et dans le domaine des droits des travailleurs.
Il n’y a rien de plus naturel que de défendre ses intérêts. Que les travailleurs français, fonctionnaires ou non, défendent les leurs est non seulement normal, mais sain. Et le rôle d’un parti nationaliste est de défendre les intérêts des travailleurs face à ceux qui les menacent, autrement dit les défenseurs des intérêts du capital et des banques.
C’est seulement à ces conditions qu’un parti nationaliste ou patriotique pourra s’imposer dans les couches populaires.
Une autre raison de défendre l’emploi public réside dans le fait que les fonctionnaires sont aujourd’hui, fut-ce à leur corps défendant, les alliés objectifs de l’Etat Nation, tout particulièrement en France. Si Sarkozy n’a pas procédé à une mise au pas aussi rapide de l’Etat au plan économique qu’en matière de politique étrangère, c’est qu’il lui faut composer avec l’immense force de résistance que constitue la fonction publique française, qui refuse d’être démantelée. Peu importe que cela tienne à la défense d’intérêts particuliers, puisque cela sert les intérêts de la France, et freine son démantèlement.
Le rôle d’un leader nationaliste, à Hénin ou à Paris, c’est de défendre les intérêts du peuple et si tel est le cas, le peuple le suivra.
Or, et ce n’est pas faire le procès de Marine que de le noter, les changements qu’elle a insufflés au sein du FN vont plutôt dans le sens inverse. Elle lâche du lest sur la droite des valeurs, ce qui la conduit par exemple à accepter le travail le dimanche ou –même à demi-mot- le mariage homosexuel, et à ne plus –vraiment-s’opposer à la contraception abortive (car c’est ce qu’est devenu l’avortement). De l’autre coté, à la dénonciation intransigeante de la politique économique d’immigration elle substitue progressivement un discours anti-islam, quitte à verser parfois verser dans la caricature à la Phillipe Val (voir l’affaire de la « justice à l’heure de la Charia »). A la suppression de l’impôt sur le revenu, dont seraient principalement bénéficiaires les classes moyennes, elle préfère l’allègement de la fiscalité des entreprises au nom du réalisme économique. A la sortie de l’UE, elle préfère l’ouverture de « négociations ». Comme en plus de cela la ligne en matière de politique étrangère semble moins ferme que celle initiée par son père…
A Egalité et Réconciliation, nous défendons une ligne, « gauche du travail et droite des valeurs », qui pourrait se traduire par doubler la gauche (économique) sur sa gauche et la droite (des valeurs) sur sa droite.
Nous avons la faiblesse de penser que c’est sur cette ligne que nous pourrons séduire, y compris au sein de la fonction publique, l’électorat populaire, sans lequel aucune victoire n’est envisageable.
Et nous n’aurons aucune difficulté à suivre et soutenir celui ou celle qui saura en prendre l’initiative et le chemin.
Marc George
Secrétaire Général d’Egalité et Réconciliation
NB : Il y aurait beaucoup à dire également sur les dernières européennes, et les circonstances qui ont conduit le Front à procéder à des investitures qui lui auront couté au moins trois députés européens. Si nous préférons pour le moment inviter à la réflexion à l’évolution, nous nous réservons le droit en cas de poursuite vers le mur de dénoncer les responsables de ce fiasco, que l’échec d’Hénin ne masquera qu’aux yeux des plus naïfs.
NOS AMIES LES BELPHÉGORS !
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Décidément, la France multiraciale, multiconfessionnelle, tolérante et antiraciste à ses heures, repentante le reste du temps, ne cesse de « poser problème » selon une moderne expression.
Dernier exemple en date, le port de la burqa : 58 députés de toutes tendances politiques soutiennent en effet la proposition du député communiste André Guérin de créer « une commission d’enquête sur la pratique du port de la burqa et du niqab », tandis que le ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos juge de son côté qu’il s’agit ni plus ni moins d’une forme d’« oppression ». La classe politique est d’ailleurs quasi unanime à s’élever brusquement contre la présence de ces Belphégors qui se multiplieraient dans nos rues.
Fort bien, mais à quel titre interdire la manifestation de cette si contestée et pourtant fort incontestable pratique religieuse ?
À celui de la condition féminine ? « Injure à la femme et à sa dignité », « prisons mobiles », « avilissement de la femme envers son mari », etc. veut-on nous persuader. Certains esprits grincheux pourraient faire remarquer que, dans le même temps, notre société laisse libre les dames de se dévêtir comme cela leur chante dans des magazines pas forcément spécialisés, au cinéma ou dans d’innombrables publicités… que des parents tolèrent que leurs fillettes se culottent de strings tout en se peinturlurant outrageusement le groin… ou que les épouses puissent (tout comme leurs maris d’ailleurs) se percer les naseaux, les mamelles, le nombril ou la salle des fêtes : toute mode et pratique aussi élégantes que fort dignes et surtout des plus libératoires pour nos amies les femmes, n’est-ce pas ?
À celui de la religion ? Impossible quand on autorise la circoncision, soit une incontestable mutilation physique, qui plus est généralement pratiquée sur des enfants ! À celui de la laïcité de notre société ? Gênant quand on bannit quasi-systématiquement des menus scolaires ou de la plupart des collectivités, la viande de porc et qu’on aménage des horaires particuliers dans les piscines municipales pour que ces dames puissent s’ébrouer loin des regards concupiscents…
À celui du trouble à l’ordre public ? Le passage de silhouettes « emburqanées » sur la voie publique est en tout cas moins bruyante que la première Gay Pride venue, pourtant si encensée par nos médias.
À celui de la lutte contre la soumission aux mâles ? Mais « si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, “la majorité a volontairement adopté cette tenue” », tranche dans Le Figaro (18 juin 2009) Bernard Godard, spécialiste de l’islam.
À celui de la nécessaire éducation à apporter à des populations culturellement défavorisées ? Non plus, car « … beaucoup ont la nationalité française. Et l’on compte pas mal de converties dans leurs rangs », constate un ancien du Bureau des cultes au ministère de l’Intérieur.
Comble de contrariété laïque, le président américain Barack Obama a lui-même reconnu la semaine dernière au Caire qu’« on ne peut dissimuler l’hostilité envers une religion derrière le faux-semblant du libéralisme. »
Contrairement à leur célèbre ancêtre qui ne hantait les salles du Louvre que de nuit, nos Belphégors modernes ont le mauvais goût, elles, de sortir en plein jour.
Reconnaissons que c’est surtout cela qui gênent tous ceux qui ont prôné « plus, encore plus, toujours plus d’immigration » et ont transformé la France en une boîte de Pandore dont ils ont grand peine désormais à maintenir le couvercle fermé.
Et à défaut d’interdiction, il demande à Moulinsart, société qui gère les droits d’Hergé, qu’on ajoute un préambule « afin d’expliquer aux plus jeunes son contexte historique » et « pour rappeler, notamment à l’intention du jeune public, que cet album est à lire avec la distance nécessaire à toute caricature »… un peu comme pour Mein Kampf d’Adolf Hitler, en vente en France depuis 1934, mais assorti, depuis un arrêt du 11 juillet 1979, d’un texte de huit pages mettant en garde le lecteur sur son contenu.
EUROPEENNES
Je ne veux pas revenir sur le détail de cette élection européenne, les mille trucs du système pour ne pas informer ou fausser le jugement du public, les discussions de chiffonniers, les poussées des uns, les effondrements des autres; ni sur les divisions du camp national; je ne retiendrai que deux éléments essentiels :
1) le total des nationaux et souverainistes qui contestent le système s'élève à moins de cinq pour cent des inscrits.
2) Parmi ceux qui se sont exprimés, les globalistes gagnent largement, et leur cheval de bataille est l'écologie. Cohn Bendit, Bové et Borloo, entre autres, se sont entendus. C'est naturel : "mondialistes" et "altermondialistes" semblent, et sont sur un certain théâtre politicien, adversaires. Mais les uns et les autres sont partisans et artisans d'une globalisation du monde et de la pensée. Or on n'unifie pas par la paix, mais par la guerre contre un ennemi commun.
Al Quaïda et la Corée du Nord ne suffisent pas. Pascal Bernardin, dans son grand livre, L'empire
écologique, a montré que les globalistes veulent construire l'unité planétaire contre les martiens : c'est à dire ce et ceux qui "menacent l'environnement". Les pollueurs inciviques. Les menaces globales. C'est un des titres de gloire du Front national d'avoir produit, voici dix et vingt ans,
bien des ouvrages de réflexion et de référence sur les sujets qui conditionnent aujourd'hui notre vie, que ce soit l'immigration, la shoah, la manipulation de l'écologie, l'Islam, etc...
Pour en revenir à l'écologie, c'est le vecteur optimal de la tyrannie mondiale en train de naître, parce qu'elle ne divise pas (il peut y avoir des partisans de Saddam Hussein ou de Kim Il Jong, pas des hommes verts à pustules) et qu'elle est absolument bonne et bénigne : les bébés pingouins et les forêts qui se défolient noient dans nos larmes nos velléités de réfléchir. Voilà pourquoi la révision des idées répandues par le système sur notre environnement n'est pas seulement un exercice élémentaire d'esprit critique, une salubre tâche scientifique, c’est aussi, comme tout révisionnisme, un combat de libération politique.
Dans quel cadre, maintenant, mener ce combat et reprendre nos travaux? Dans le cadre des cinq pour cent d'inscrits qui répondent encore présent quand les représentants de la France, bien indignes pourtant, les sollicitent. Prière à tous ces représentants, quels que soient leurs mérites ou leurs fautes passées, de se réunir en congrès et d'accoucher d'autre chose qu'une souris. Cette prière, le petit peuple des militants, des votants, des sympathisants, n'a cessé de la faire depuis au moins le mois de décembre 1998. Nous fûmes quelques uns alors à tenter de la transmettre, sans
succès. Il faudrait maintenant que les chefs daignent écouter. Ils ont peut-être reçu assez de claques pour cela. S'ils préfèrent la voie de l'orgueil, la voie du suicide, la France descendra à quatre pour cent, trois pour cent, deux pour cent, un pour cent, et beaucoup de gens seront contents. Le
monde nouveau salué par MM. Borloo et Bové sera débarrassé de la névrose nationale et pourra s'adonner en toute quiétude à la chasse aux martiens.
Martin PELTIER
La grosse Bertha télévisuelle a encore frappé !
Question bourrage de crâne la télévision française, toutes chaînes confondues, n’a jamais fait dans le « détail » comme dirait l’autre… Après la diffusion il y a peu, du film Indigènes qui est à l’histoire ce qu’un laideron est au mannequinât, les programmes de la semaine dernière ne peuvent que nous conforter dans cette opinion.
Le samedi 30 mai au soir donc, sur France 3, nous avions droit à un téléfilm au titre parfumé de « Villa Jasmin » qui nous racontait le combat d’un militant socialiste, juif et franc-maçon sous l’occupation allemande en Tunisie, le tout sur un fond de romance dans un cadre exotique. Super… Le lendemain dimanche, à 20 h 45 sur TF1, le film « Michou d’Auber » avec Depardieu et Nathalie Baye, excusez du peu, nous narrait le drame d’un enfant maghrébin d’Aubervilliers placé dans une famille d’accueil berrichonne. Les braves gens ! Pour ceux qui n’auraient encore rien compris, ils pouvaient se rassasier avec « Droit d’inventaire » une émission présentée le mercredi 3 juin par Marie Drucker sur France 3, avec pour complice l’historien officiel du régime, Max Gallo. Thème : « Ces Français qui ont choisi Hitler ». Ah ces Françouzes, tous collabos, c’est bien connu ! Et pour ceux qui auraient raté la soirée, rediffusion le lendemain à 1 h 15… Toutefois, problème ce soir-là, pour celles ou ceux qui n’auraient pas eu de magnétoscope : Arte nous proposait à 20 h 45 un documentaire, allemand, forcément, « Destin d’enfants juifs et de leurs sauveurs » (1) suivi d’un film russo-franco-italien, - quelle macédoine ! -, intitulé « Le soleil ». Lequel traitait de la capitulation japonaise sans conditions face aux Américains. (Comme si les « Japs », après avoir reçu deux pétards atomiques sur la tête, pouvaient faire autrement !?!?)
Le lendemain jeudi 4 juin, FR3 commençait à l’heure de la soupe, la diffusion d’un feuilleton racontant, je vous le donne en mille, « « le quotidien des habitants d’une bourgade du Jura pendant l’occupation » comme l’écrivait mon magazine TV préféré. Si l’action est censée se dérouler dans ce département, le film, tout simplement intitulé « Un village français », a été tourné dans le Limousin dont le conseil régional socialo-communiste a participé au co-financement. Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de France de cette période troublée et de cette région qui ne l’était pas moins, et qui ont une petite idée sur l’action du colonel Guingouin et de ses FTP"F", il est permis de s’interroger sur la suite forcément subjective dudit feuilleton. Nous verrons bien…
Soixante-quatre ans après la fin de la 2ème guerre mondiale et à l’heure des embrassades entre Angela et Nicolas, on refait l’histoire avec une lecture forcément décalée sur une période, comme le disait le président Pompidou, pendant laquelle « les Français ne s’aimaient pas ». Les temps ont-ils changé ? N’est-il pas un peu morbide et masochiste de retourner sans cesse le couteau dans la plaie ? Pour ceux des téléspectateurs qui auraient été réfractaires à ces programmes, ils pouvaient toujours se consoler en regardant le mardi 2 juin sur TF1, le match de football France-Nigeria (il est comment le maillot du Nigeria ?) ou, toujours sur la même chaîne le lendemain à 15 h 40, « Femmes de loi », un téléfilm au cours duquel la procureure comme ils écrivent, enquêtait sur la mort d’une certaine Magali, forcément homosexuelle, qui avait rompu peu de temps avant avec sa compagne…
Et cerise sur le gâteau, pour clore la semaine télévisuelle en beauté, le film de Yann Arthus Bertrand, « Home », aux images magnifiques mais au discours catastrophiste, provocateur, culpabilisant « l’homo blanco », incitait le gogo, d’une façon subliminale, à apporter son suffrage à la liste verte (en fait totalement « gaucho ») 48 heures plus tard. Aveu fait, sur toutes les ondes, avec gourmandise par l’auteur lui-même…
Bref, braves gens, rien de plus normal sur les écrans du PAF qui nous en mettent plein le pif !
Georges-Alexandre Sadrol
1) À noter que le vendredi 12 juin, France 2 diffuse un « docufilm » intitulé « Désobéir » traitant du sauvetage en 1940 de 30 000 juifs par le consul du régime de Salazar, neutre à l’époque, à Bordeaux. À croire que l’histoire de l’humanité ne se résume qu’à l’immense et irréfutable malheur entre 1940 et 1945, d’une communauté forte aujourd’hui de 13 millions d’âmes sur 6 milliards, dont 6 vivent en Israël…
LE PRIX DU RIDICULE
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Il y a comme cela des « non-événements » qui font pourtant la une des médias et transforme un banal fait-divers en réprobation générale. Ainsi, l’interpellation à Floirac de deux gamins de 6 et 10 ans à la sortie de leur école au motif qu’ils étaient soupçonnés du vol d’un vélo.
Selon l’expression consacrée, l’affaire est révélatrice…
En effet, ce puissant moyen de locomotion écologiste n’appartenait nullement à un proche de l’actuel Président de la République ! Rappelez-vous : lorsque son fils s’était fait « tirer » son scooter, la police française – Nicolas Sarkozy était alors Ministre de l’Intérieur – avait déployé des moyens exceptionnels pour retrouver non pas le pétaradant engin (abandonné deux jours après dans un parking), mais les voleurs en pratiquant relevés d’empreintes et deux prélèvements d’ADN. Quand « y faut, y faut », quel qu’en soit le prix pour le contribuable français : selon le /nouvelobs.com/, le prix d’une analyse d’un prélèvement ADN par un laboratoire privé avoisine les 300 euros hors taxes, soit 600 euros pour les deux analyses en question. Et /youpee, youp lala/, les coupables furent appréhendés et nombre d’électeurs comprirent quel devait être leur choix électoral quelques mois plus tard.
La police nationale de Floirac, elle, s’est contentée de mobiliser six fonctionnaires à bord de deux voitures de fonction pour appréhender les délinquants. Il n’est pas certain que l’addition sera plus légère pour le contribuable, mais quand on réprime, c’est comme quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu.
Les pandores de Floirac ont donc fait taire les mauvaises langues en générale – on peut être Français moyen et défendu tout comme le fils de qui on sait – et déconsidéré François Bayrou qui déclarait voilà deux ans : « /Nous vivons dans la France des deux poids, deux mesures (…) C’est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tous cas l’attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même. /»
He bien si ! C’est du tout pareil au même dans la France d’en bas comme dans celle d’en haut : Sarkozy /regnant/, on ne plaisante pas avec les voleurs de pédales ! quel qu’en soit le prix financier… et le ridicule !
Sale Blanc
ACTUALITE - Chroniques, par Pierre Vial
Lundi, 23 Mars 2009
Il n’en revient pas, Amaury de Foucauld, d’avoir été traité de “Sale Blanc”. Est-il naïf, inconscient ou veut-il se voiler la face, refusant d’admettre la réalité ? Ce négociant en vins, qui estime avoir perdu en six semaines ce qu’il avait gagné en deux ans (Le Monde, 1er mars 2009), illustre la situation désormais faite aux Blancs en Guadeloupe et en Martinique. Tout comme Roger de Jaham, qui ne comprend pas non plus ce qui lui arrive : “Pour la première fois de ma vie, un homme que je saluais m’a dit : « Je ne serre pas la main d’un béké » (c’est-à-dire un Blanc)”.
Les “événements” (comme on disait à l’époque de la guerre d’Algérie, pour ne pas prononcer le mot “guerre”) ont révélé une réalité dérangeante, à savoir la dimension raciale du conflit antillais (vite transposé à La Réunion et en Guyane). Cette évidence, constatée lors d’un débat sur France-Info (12 février) avec Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur, a été reconnue aussi par Béatrice Gurrey, envoyée spéciale du Monde en Guadeloupe, qui, décrivant les négociations entre, d’un côté, le secrétaire d’État à l’Outre-mer Yves Jégo accompagné des représentants de l’État et, de l’autre, Elie Domota et les membres du “Collectif contre l’exploitation”, notait : “Une rangée d’hommes blancs face à une rangée d’hommes – et une femme – noirs” (Le Monde, 6 février 2009). Tout est dit. Un climat de haine contre les Blancs est entretenu par le LKP (“Collectif contre l’exploitation”) d’Elie Domota, né, comme par hasard, au lendemain de l’élection d’Obama. Le LKP fait applaudir la foule quand un discours évoque la guillotine révolutionnaire sur laquelle sont montés en 1793 bien des colons venus de France et ancêtres des békés. Les biens de ceux-ci sont saccagés : hypermarché Carrefour, concession automobile, grand magasin de pneus, société d’équipements nautiques, maison de la presse (Le Monde, 19 février). Quant aux forces de l’ordre, bien sûr accusées de faire du racisme anti-Noirs, on leur tire dessus au fusil à pompe ou à l’arme de poing. Quand des chefs d’entreprises – blancs, bien sûr – manifestent leur volonté de retrouver des conditions de travail normales, ils sont agressés, caillassés et Domota leur promet qu’ils seront chassés de la Guadeloupe. Une violence raciste que Christiane Taubira, député de Guyane venue soutenir ses frères noirs, qualifie de “culturelle et identitaire”…
Malgré la manne de l’État, qui s’imagine toujours qu’on peut tout régler en distribuant de l’argent (2,5 milliards d’euros programmés en 2009 pour la Guadeloupe, plus une rallonge de 190 millions), les chefs d’entreprise savent que beaucoup de faillites sont inévitables. D’autant que les Noirs refusent nombre d’emplois, sous prétexte de refuser “l’esclavage” (tarte à la crème brandie sans cesse par les émeutiers).
Jacques Maillot, patron de l’agence de voyages Corsair (et homme de gauche) explique qu’il n’a jamais trouvé de personnel d’hôtellerie chez les Noirs car ils ne “voulaient plus servir les Blancs”. Quand un grand patron, Alain Huygues-Despointes, ose rappeler certaines évidences sur Canal+ (“Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous, on a voulu préserver la race”), il se fait incendier par Yves Jégo, dénonçant des propos “parfaitement ignobles”, ce qui est logique car l’idéologie officielle de l’État français exige une société multiraciale. Cette exigence est largement admise au sein de la population dite française, par beaucoup de Blancs, qui renoncent de fait à leur identité. Y compris au sein de l’extrême-droite, d’Alain de Benoist à Marine Le Pen et à ses nouveaux amis, comme Bouchet, des monarchistes orléanistes à certains méridionaux se disant “identitaires” mais acceptant le métissage ou encore au provocateur professionnel qu’est Soral.
C’est pourquoi il faut saluer le courage de ceux qui osent aujourd’hui braver interdits et tabous pour dire “Oui, les races existent !”. Tel est le titre du dossier, solidement documenté et parfaitement pondéré, du numéro 29 (février 2009) du Choc du mois. Son maître d’œuvre, Bruno Larebière, dénonce l’hypocrisie régnante, en rappelant qu’on est bien loin, aujourd’hui, du temps (en 1984 !), où L’Express affichait partout, pour faire la publicité d’un numéro consacré à la démographie : “La race blanche menacée”.
Aujourd’hui, la ligne de clivage déterminante, dans toutes les familles de pensée, est là. Il y a ceux qui, conscients de leur identité blanche, veulent tout faire pour la préserver et transmettre ce trésor unique, irremplaçable, à leurs enfants et petits-enfants. Et il y a les autres, tous les autres, qui trahissent leur héritage pour être au goût du jour – et qui espèrent (pauvre illusion) échapper ainsi à la grande confrontation qui se prépare.
Donc, puisqu’il faut maintenant aller à l’essentiel, allons-y : il est grand temps de mettre en place, partout où sont nos frères à la surface de la planète, la Fraternité Blanche.
PIERRE VIAL
Terre et Peuple la revue Equinoxe de Printemps n° 39
ROULETTE JUDICIAIRE
Croire en la justice de son pays, c’est ce que tout citoyen clame haut et fort. Parfois, il veut s’en persuader et souvent, une telle déclaration n’a d’autre but que de s’attirer la bonne grâce des jurés. Se présenter devant un tribunal, fort de son innocence, mais en clamant haut et fort qu’il est illégitime, que ses membres sont corrompus ou à la solde de quelque puissance étrangère, financière ou politique, reste la seule posture possible de ceux pour qui le jugement est rendu d’avance.
Deux affaires déjà anciennes ont fait la une de l’actualité judiciaire française ces derniers jours. D’abord, celle du juge Burgaud qui avait instruit « l’affaire d’Outreau » : sur dix-sept personnes soupçonnées d’appartenir à un vaste réseau international de proxénétisme d’enfants – toutes sauf quatre avaient toujours clamé leur innocence –, sept seront finalement acquittés et six d’abord faiblement condamnés, seront également acquittés en appel, obligeant le ministre de la Justice de l’époque, Pascal Clément, a présenter à son tour des excuses au nom de l’institution judiciaire… Rappelons que tous ces « innocentés » avaient été maintenus en détention provisoire, pour certains pendant plus de trois ans sur la seule foi de déclarations mensongères ou inexactes.
Pour solder ce qui est désormais considéré comme un exemplaire fiasco judiciaire, le Conseil Supérieur de la magistrature a estimé jeudi dernier que “l’accumulation” de “négligences”, “maladresses” et un “défaut de maîtrise” dans la conduite de l’information judiciaire constituaient “un manque de rigueur caractérisé”. Fort de quoi, le juge Burgaud a écopé d’un simple blâme. Sanction qui fait quelque peu tousser la France profonde. On peut comprendre cette dernière, même si le plus scandaleux est sans doute que le juge Burgaud apparaisse désormais comme un bouc émissaire, le vilain petit fusible permettant au reste de l’institution judiciaire d’échapper à ses responsabilités.
La seconde affaire est celle du professeur Jacques Viguier : accusé du meurtre de son épouse, alors que le corps de celle-ci n’a jamais été retrouvé et qu’il a toujours clamé son innocence, il a tout de même passé neuf mois en détention provisoire.
S’étant débarassé d’un lit clic-clac à la décharge quelques jours après la disparition de son épouse, l’accusation en a tiré la conclusion que le matelas devait être imbibé du sang de la disparue. Problème : la belle-mère de l’accusé avait couché dessus deux nuits durant après la disparition de sa fille et avant celle du matelas. Belle-mère persuadée de l’innocence de son gendre, tout comme les propres enfants du couple.
Cela n’a pas empêché l’avocat général de requérir de quinze à vingt années de réclusion criminelle à l’encontre de Viguier… qui a été acquitté, un jeudi également. C’était hier.
Il faut croire à la justice de son pays, paraît-il. Ne pas y croire passe généralement pour une preuve d’incivilité – voire de terrorisme intellectuel – tout à fait condamnable au pays autoproclamé des droits de l’homme.
Au vu des affaires Burgaud et Viguier, c’est tout à fait possible… avec tout de même un bon avocat, un juge pas trop ambitieux et un procureur moins borné que d’autres. Et sans doute un peu de chance. Ça aide toujours !
LA BOÎTE DE PANDORE DE L'AMERICAN WAY OF REPENTANCE
/Chronique hebdomadaire de Philippe Randa/
Voici une vingtaine d’années, lors d’un dîner, je soutenais à l’un des invités que la puissance des États-Unis d’Amérique, alors quasiment à son apogée, connaîtrait un inévitable déclin. Comme toutes les puissances depuis la nuit des temps. Comme tous les empires, victime de trop d’arrogance et de démesure… Il me regarda avec une réelle incompréhension qui m’amusa beaucoup. Ce soir-là, il avait rencontré l’homme qui ne croyait pas à l’éternité de l’/american way of life/ !
Aujourd’hui, s’il n’a pas évolué avec les années, ce monsieur doit être comme les survivants d’un tremblement de terre : en quelques mois, non seulement les USA ont perdu tout à la fois l’arrogance de leur supériorité économique avec la crise financière, la confiance de leur hyperpuissance militaire avec les bourbiers afghans et irakiens, de leur suprématie politique en Amérique du sud où les gouvernements hostiles se multiplient… et désormais leur aura de zélateurs auto-proclamés de la liberté démocratique sur fond de droits de l’homme étoilés.
En rendant publiques les techniques de torture définies sous l’administration Bush dans le cadre de la lutte contre le terrorisme – véritable catalogue de méthodes toutes plus dégradantes les unes que les autres – Barack Obama a porté le coup le plus grave à son pays, parmi tous ceux qui le frappent actuellement.
« /Les États-Unis ont détruit leur image de pays “démocratique” et apparaissent pour ce qu’ils sont devenus, un empire totalitaire, méprisant le droit international, et dont les méthodes sont comparables en bien des points à celles des nazis : guerres préventives, invasion et occupation illégales de pays souverains, politique de la terreur et de la domination absolue (“choc et effroi”), mépris des conventions de Genève, assassinat de journalistes, arrestations arbitraires, camps de concentration (Guantanamo), et pratique systématique de la torture…/ », lit-on, par exemple et entre autres, sur /syti.net/.
Et le site d’informations d’ajouter que « /pour retrouver leur statut de démocratie, les États-Unis doivent destituer Bush et le juger pour crimes de guerres et crimes contre l’humanité, ainsi que les concepteurs de ces atrocités (Rumsfeld, Wolfowitz, Cheney…)./ »
Ce serait la moindre des obligations pour le pays qui a institué la Cour internationale de justice de la Haye, s’il n’avait toutefois pris la précaution de s’en mettre hors d’atteinte. Il ne faut donc pas trop y croire.
On rétorquera que les USA n’ont fait qu’utiliser les pratiques de leurs ennemis. Sans doute, même si c’est encore à prouver : les évidences, on apprend à s’en méfier, même s’il est souvent plus rassurant de conserver ses certitudes par une lâche obstination.
Quoi qu’il en soit, ces révélations des tortures et sévices, pratiques systématiques de l’armée américaine, ont d’or et déjà un effet dévastateur. On se relève d’une défaite militaire, on se sort d’une crise économique. Plus ou moins facilement, plus ou moins rapidement. Ce sera le cas des USA comme cela a été le cas de l’Allemagne et du Japon, après leur défaite en 1945. Mais l’Allemagne, qui n’en finit pas de se repentir du IIIe Reich, reste depuis plus de soixante ans un nain politique et international. De même, le Japon.
La Russie, après l’effondrement du système soviétique, s’est gardé de toute repentance pour les millions de mort ce celui-ci. Wladimir Poutine s’est contenté de tourner la page simplement, sans mea culpa, sans chasse aux sorcières, sans procès politiques et sans donner de leçons au reste du Monde… De même, la Chine qui s’est ouverte au monde et en premier lieu à l’économie de marché, l’a fait sans renier quoi que ce soit de son sanglant passé maoïste.
En inoculant le venin de la repentance, le président Barack Obama a bel et bien ouvert la boîte de Pandore de l’/American way of repentance/.
MODERNES INQUISITEURS
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
Nous vivons décidément une période où l’historiquement, le religieusement, le politiquement ou le médicalement correct est de plus en plus oppressant. Il n’y a sans doute pas pire dictature que celle qui entend modifier insidieusement non seulement notre vie quotidienne, mais également notre passé.
La dernière dinguerie en date, on la trouve du côté de la RATP et de Métrobus, sa régie publicitaire. Au nom de la loi Evin – lutte contre le tabac et l’alcool – elle a trouvé tout naturel d’amputer le célèbre personnage de M. Hulot de sa pipe sur les affiches de l’exposition de la Cinémathèque.
À censure ridicule, riposte de même : la cinémathèque a décidé de fournir à la RATP des affiches où la pipe est remplacée par un grotesque moulin à vent jaune. Après la cigarette d’André Malraux gommée du timbre à son effigie, le mégot de Jean-Paul Sartre supprimé sur les affiches d’une exposition qui lui était consacrée ou encore Lucky Luke obligé de mâchonner un brin d’herbe dans ses premières aventures « revues et corrigées », les talibans du médicalement correct ont donc encore frappé.
On s’est longtemps gaussé des communistes qui, ne cessant d’épurer leurs rangs de toutes les vipères lubriques de la réaction qu’ils y découvraient sans cesse, les effaçaient les unes après les autres sur les photos de leur rassemblement. Ils n’étaient en fait que des précurseurs.
Quelles seront les prochaines cibles de nos modernes inquisiteurs ? Ne peut-on craindre qu’ils s’en prennent aux monuments aux Morts de nos communes : chaque soldat arbore fièrement en bandoulière un fusil Lebel… Exposer ainsi une arme leur paraîtra sûrement inadmissible. Chaque monument sera-t-il alors resculpté pour que les fusils soit remplacé par des yo-yos ?
Pourquoi pas ! C’est impensable, vraiment ? « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît », disait Michel Audiard.
Le casse de l’Oncle (Dom) TOM
La France a rayonné sur toutes les mers, son pavillon, - « un drapeau, trois couleurs » -, a flotté sur tous les océans… De Dunkerque à Tamanrasset, de Dakar à Brazzaville, de Chandernagor, Pondichéry, Yanaon, Karikal et Mahé à Nouméa, en passant par Mayotte et Pointe à Pitre, de Saint Pierre et Miquelon à Cayenne, « leurs » ancêtres furent les Gaulois… Que reste-t-il aujourd’hui de cet Empire qui, un temps, consola plusieurs générations de la perte de l’Alsace et de la Lorraine ? Des confettis, de très belles paillettes aux éclats de diamant, et quelques vieux croûtons inhabités : Saint Paul, Amsterdam, Crozet, îles éparses et autres Clipperton qui nous assurent, grâce aux 200 000 nautiques, un accès aux ressources supposées qui dormiraient sur et sous les fonds marins…
Mais nos quatre DOM, les TOM et autres POM, - ces derniers, Pays d’Outre-Mer, essentiellement la Polynésie et la Nouvelle Calédonie, aux portes de l’indépendance -, nous coûtent cher. Prenons le cas des Antilles. La banane ? Mieux vaudrait s’approvisionner, peut-être, au Cameroun, en Équateur ou au Costa Rica et les acheter à leur prix réel. D’ailleurs, les Guadeloupéens et Martiniquais eux-mêmes répugnent à la travailler, si bien que les Békés, ces « sales exploiteurs », qui feraient « suer le burnous » si les autochtones s’en vêtaient, utilisent bien souvent des Haïtiens clandestins qui ne rechignent pas à aller, machette à la main, dans les bananeraies (je connais un peu ce boulot pour l’avoir pratiqué un temps à l’époque de ma jeunesse sous d’autres cieux…)
Avant que Mayotte, qui vient de se départementaliser en votant massivement « oui » au RSA et autres allocations familiales le 29 mars dernier, ne figure généreusement dans nos livres de comptes à la colonne débit, faisons vite fait bien fait, l’addition de ce que va coûter ou nous coûte déjà les joyeusetés du LKP, sigle réducteur signifiant en créole « Collectif contre l’exploitation abusive », et ses épigones guyanais, martiniquais et réunionnais. Plusieurs constats tout d’abord. Les fonctionnaires d’état, puis ceux du secteur des collectivités territoriales, se sont vu attribuer une prime de 40% de leur salaire en compensation de la vie chère, la majoration atteignant même 53% à l’Île Bourbon (Réunion) ! Quand on sait que le secteur public représente 42% en Guyane, 43,6% en Martinique et 44% à la Réunion, on appréciera l’hypertrophie d’un appareil administratif qui superpose quatre fois, (quatre DOM en attendant le 5ème : Mayotte), régions et départements pour un même territoire ! Nos compatriotes domiens sont bien administrés, mieux que les scientifiques et autres pingouins de la Terre Adélie qui doivent se contenter d’un « gouvernement » des terres australes résidant à… Saint Denis de la Réunion ! Que dire d’autre ? Que le cumul de l’allocation d’aide au logement, la prestation d’accueil au jeune enfant, l’allocation de soutien familial, l’allocation de rentrée scolaire peut atteindre 1 500 euros, de quoi faire vivre sans travailler une jeune mère isolée. Même si la réunion ne ressemble pas aux Antilles s’agissant du séparatisme, elle procède du même phénomène d’assistanat qui engendre des effets pervers et n’encourage pas les populations à se prendre en main. Si l’île compte 800 000 habitants, on y recense 141 578 allocataires d’aides diverses. La France pourrait espérer au moins un « merci » franc et loyal de la part de ses enfants des mers chaudes.
Le budget 2009 pour l’Outre-mer est de 16,7 milliards d’euros soit 900 millions de plus que l’année dernière, auquel il faut ajouter le coût des dernières mesures décidées après la grève générale, soit 847,9 millions d’euros au total. Mais cela ne suffira pas à enrayer le recul du PIB des îles que le patronat local estime à moins 10%, avec, à la clé, la perte de 10 000 postes de travail. Elle est pas belle la vie ? Sans oublier qu’un hôpital jadis construit à Lomé, Ouagadougou ou Basse-Terre, c’était un hôpital de moins à Valenciennes, Vannes ou Rodez. Il me revient d’ailleurs à l’esprit qu’un célèbre éditorialiste du grand Paris Match de jadis, Raymond Cartier, dénonçait, je cite approximativement, « le Zambèze qui passe avant la Corrèze », réflexion frappée au coin du bon sens. Cette remarque serait-elle caduque aujourd’hui ? À Pnom-Penh comme à Saigon, - pardon, Ho Chi Minh Ville ! -, les hôpitaux qui portent les noms de savants français témoignent de notre active lutte contre les épidémies d’hier et d’aujourd’hui. Les présidents du Congo et du Gabon ont inauguré un monument à la mémoire de Savorgnan de Brazza qui, comme Victor Schoelcher, combattit l’esclavage pratiqué sous tous les cieux depuis des temps immémoriaux. Quel plus bel hommage a-t-il été rendu à l’œuvre coloniale française, n’est-ce pas Madame Taubira ? Aujourd’hui, alors que du festin de l’Empire il ne nous reste que des miettes, d’honnêtes citoyens de l’Outre-mer, - il y en a plus nombreux que la grosse presse ne le laisserait croire-, vont-ils enfin prendre la parole et le pouvoir, en reconnaissant la chance qu’ils ont de vivre sous les plis de la bannière tricolore ?
Qu’ils fassent vite et fort avant que la métropole, comme pour les affaires corses, ne se lasse et ne leur dise en guise d’adieu : « larguez les amarres ! », ce qui serait une triste réplique au célèbre « Adieu foulards, adieu madras… »
Jean-Claude Rolinat
La lycéenne Cécile Vannier, 17 ans, de Levallois-Perret (92), a trouvé la mort dans un attentat commis le 22 février près du bazar emblématique deKhan el-Khalili au Caire.
Ses obsèques religieuses ont été célébrées le 2 mars en l'église Saint-Justin (Levallois-Perret) devant une assistance de 6000 personnes (selon la police) par le père Luc Kandem. Celui-ci, en présence de représentants des religions musulmane et israélite, en a immédiatement profité pour baser son homélie sur l'incitation, très politiquement correcte, à éviter tout amalgame religieux ou ethnique.
Les guignols de la République, eux, se sont servi de l'aubaine que représentait l'événement pour s'exhiber sous les caméras présentes en un grand concours d'airs navrés et contrits.
Outre les époux Balkany, nous nous devons de citer les noms de tous ceux qui saisissent le moindre prétexte, incluant le plus équivoque, pour se mettre en avant, au-delà de leur fonction :
le président du Conseil général Patrick Devedjian
le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi
le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini
l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua
le procureur de la république de Nanterre Philippe Courroye
le président de la République Nicolas Sarközy.
Ce dernier s'est particulièrement distingué dans cette comédie, affichant attitude tragique et mine affligée, rôle de pure mais bien mauvaise composition.
Nous trouvons particulièrement indécent qu'un événement aussi tragique, conséquence de la fatalité, soit le prétexte à un tel étalage d'hypocrisie.
A vomir.
Dominique ZIND