
BIG BANG TERRITORIAL : L’UNITE FRANCAISE EN DANGER !
Les apparences sont trompeuses.
Pour suivre la retransmission des auditions et débats de la Commission BALLADUR, vous avez sans doute été tentés de régler le contraste de votre téléviseur, tant la dominante vermillonnée des visages était flagrante. Non, les couleurs étaient réelles car la plupart des débats de cet auguste aréopage se déroulait après le déjeuner, donc vers 16 heures, et la somnolence de Pierre MAUROY l’attestait. Mais ne nous y trompons pas non plus, les conclusions de cette Commission ne doivent rien à la bonhommie épicurienne ; elles s’appliquent à suivre à la lettre les souhaits du président SARKOZY qui consistent à prétendre faire des économies, à réduire les paliers institutionnels et à modifier encore les découpages et les modes de scrutin.
Comme nous allons le démontrer, ce rapport est surtout dangereux pour l’unité, l’harmonie et le maillage électoral et culturel de notre Pays. Mais de cela, Sarkozy n’a cure.
I - LE MEPRIS
Il faut d’abord souligner le mépris avec lequel la Commission a traité les collectivités locales.
Dans le plus pur style du Régime, elle a convoqué mais ne s’est jamais déplacée en province, et s’est contentée de recevoir les principaux acteurs institutionnels et tous les partis politiques.
Ses conclusions sont entachées de cette maladresse propre à l’impatience de son commanditaire, de cette technocratie parisienne imbue de supériorité. Pire, l’initiateur du dossier, Alain MARLEIX, est non seulement le Secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales du Gouvernement FILLON mais surtout le Responsable des Elections au sein de l’UMP !!!
D’où il apparaît que cette réforme sera avant tout un aménagement sur mesure des circonscriptions électorales au profit du parti presque Unique. PASQUA en avait rêvé et SARKOZY va le faire. Et, en plus, sous le prétexte fallacieux de faire des « économies » !
La meilleure preuve réside dans l’escamotage de concertation auquel nous allons assister car la décision du Président est déjà prise, l’enterrement à moyen terme des départements est décidé. Mais pour y arriver, il faudra quelques mois pour mettre au pas les élus UMP les plus faciles à convaincre, puis il faudra faire préparer pour l’automne 2009 une Loi- cadre par Balladur, puis préparer pour dans 5 ans tous les nouveaux découpages qui remplaceront les cantons et certains départements amputés ou condamnés, et bien-sûr les textes de Loi sur les modes de scrutin. Pourquoi ce calendrier si pressé ? Pour éviter absolument que ce projet n’entraine une modification de la Constitution. Il faut donc biaiser car la majorité des 3/5e ne sera jamais atteinte au Congrès des parlements à Versailles. Pourquoi ? Parce que Sarkozy sait bien que beaucoup de Sénateurs UMP s’y opposeront car ils sont avant tout des Elus issus du terrain, élus par les Grands électeurs des collectivités locales. C’est dire si les dés sont pipés !
II - LES MENSONGES
1) LES DEPARTEMENTS : Le premier des arguments des porte-flingues de Sarkozy consiste à dire « vous voyez, les départements ont sauvé leur peau, ils n’ont pas été supprimés »…
RIEN N’EST PLUS FAUX !
D’abord, leur nombre va être baissé et le rapport BALLADUR-MAUROY se garde bien de préciser ouvertement ceux qui seront supprimés et leur nombre ! (AFP – 24/02/09 15 :38)
Ensuite, les CANTONS seront SUPPRIMES et remplacés par des « entités territoriales qui doivent être étudiées ». Le mode de scrutin est aussi tenu confidentiel… Le nombre des Conseillers généraux sera donc considérablement réduit. Ensuite, il faut savoir que les élus généraux seront aussi quasiment LES MEMES ELUS qui siègeront au Conseil régional !
Résultat : les Conseillers cumulards ne seront plus assez représentatifs et présents sur le terrain. La notion même d’Elus de proximité qui était la valeur ajoutée du Conseil général sera bradée. D’ailleurs, les prérogatives des assemblées départementales seront revues à la baisse au profit des Conseils régionaux, voire aussi des Communautés de communes.
Mais tout cela est VOULU : après cette réforme applicable en 2014 (dans 5 ans !), d’aucuns estimeront que le partage des Elus en deux assemblées est redondant et qu’il vaut mieux n’en garder qu’une. Et que pensez-vous que le Système gardera ??? Le Conseil régional évidemment ! L’UMP se livre donc à une véritable ARNAQUE avec la caution somnolente de l’ancien Premier Ministre socialiste MAUROY, initiateur de la décentralisation de 1982.
Fidèle à ses méthodes tordues, SARKOZY a réussi à faire passer un rapport sur mesures pour respectueux des départements alors qu’il les vide de leur substance, de leur légitimité et de leur utilité. C’est le compte à rebours de la mise à mort par dévitalisation anticipée.
C’est la méthode du contournement de l’obstacle quand on veut coûte que coûte imposer une Loi aux récalcitrants qui ont le tort d’être majoritaires. On a déjà vu cela avec le Traité de LISBONNE qui remplaçait au pied levé la Constitution européenne refusée par les Français.
2) LES REGIONS
On nous annonce la réduction du nombre de Régions de 22 à 15. Au-delà des incohérences décrites plus loin, il convient de mettre en lumière ce qui ne sera qu’une étape. Cette réduction ne sera en aucune manière une économie budgétaire, au contraire, et cette mesure n’a qu’un rôle lubrificateur en attendant la VRAIE réforme que le Régime européiste veut mettre en place, c'est-à-dire la mise en place de super-régions, comme les Länders allemands, limitées à 8. Le rapport en dévoile d’ailleurs imprudemment les futurs contours quand il annonce la création de HUIT nouvelles METROPOLES. Il ne s’agit nullement de « villes libres » mais d’un statut autonome, statut évidemment annonciateur de celui de futures capitales des super-régions artificielles.
Paris évidemment mais le « Gros Paris », capitale boulimique d’un Bassin parisien plus étendu que la frontière francilienne actuelle. Ensuite Marseille qui dominerait toute la PACA mais peut-être aussi une partie du Languedoc. Lyon qui avalerait l’Auvergne, Lille qui annexerait au moins la Somme (en attendant, qui sait, le rattachement de la Wallonie !), Toulouse qui engloberait Midi-Pyrénées mais aussi le Roussillon, Bordeaux qui étendrait ses tentacules au Limousin, voire à Poitou Charentes, Strasbourg qui dominerait le Grand Est et Nantes le Grand Ouest. Quant à Nice, sa promotion au rang de « métropole » ne peut être en aucun cas autre chose qu’une faveur accordée au porte-flingues Estrosi puisque la ville est géographiquement excentrée. Derrière les apparences du rapport Balladur-Mauroy, se dessine donc une certaine adéquation avec la prochaine cartographie des circonscriptions de l’élection européenne. La France offre donc à Bruxelles pour un avenir proche des super-régions aptes à devenir ses interlocutrices privilégiées de demain, préfigurant les entités de l’Europe fédérale qui supplanteront davantage la souveraineté nationale résiduelle.
III - LES INCOHERENCES
Tout d’abord, le Rapport prétend que les regroupements préconisés de certaines régions se ferait dans « un premier temps » sous la forme du « VOLONTARIAT ». On croit rêver, mais cette litote laisse entendre que l’Exécutif se donnera le temps et les moyens d’obtenir l’accord des récalcitrants. Car, là encore, la méthode Sarkozyste consiste à pondre d’abord la Loi ou la réforme, et à demander ensuite leur accord aux acteurs concernés !!! Ce cynisme est grossier car comment imaginer que la LIBERTE et le volontariat seraient de mise, qu’il serait permis d’accepter que certaines Régions fusionnent (par exemple, la Bourgogne et la Franche-Comté) pendant que d’autres s’y refuseraient (par exemple la Picardie). Nous aurions donc une cartographie de territorialités à deux vitesses ! Cette incohérence révèle la duplicité des auteurs du rapport ! Le volontariat est un marché de dupes, un artifice de démocratie !
On peut supposer aussi que les Normands seront volontaires pour se réunifier, et que la Loire Atlantique rejoindra la Bretagne, tous ces raccommodages étant logiques, voire souhaitables. Mais que dire de la super-région fourre-tout qui va naître, le Val de Loire, et rassembler pas moins de 9 départements aux origines disparates ? Un record de la disproportion. On aura donc des Régions composées de 2 départements seulement (Alsace, Corse, NPC) et d’autres de 8, voire 9 !!! Cela n’a aucun sens et va à l’encontre d’un renouveau régional aux racines authentiques. Ce colmatage est incohérent puisqu’il faudrait, hors Ile de France, des Régions allant de deux départements à 5 maximum pour préserver la compatibilité des échelles démographiques, administratives, géographiques et historiques.
Le démembrement programmé de la Région PICARDIE est aussi révélateur de la désinvolture de l’Elysée qui se contrefout totalement des identités régionales et qui est prêt à les sacrifier pour arriver à ses fins. Sinon, pourquoi ne pas plutôt démembrer la Région Rhône-Alpes qui absorbe à tort les 2/3 du Dauphiné, les Savoies, une partie du Languedoc, le Forez et le Lyonnais ? Non, on va même lui rajouter l’Auvergne !!! L’Oise a prévenu qu’elle refuserait tout rattachement à l’Ile de France mais il en va d’un intérêt majeur pour l’UMP francilienne.
Le GRAND PARIS, seul désaccord avec les socialistes, annonce quant à lui la volonté de calquer la capitale sur les mégapoles inhumaines du reste du monde. Son extension, ajoutée aux projets délirants de Delanoë, en aggravera au contraire l’aspect le plus inhumain, le plus cosmopolite et le plus mercantile, ajouté à l’architecture la plus conformiste et mégalomaniaque ! Le rapport préconise l’anschluss de la Petite couronne (92, 93 et 94) par la Capitale, ce qui selon lui permettrait « la mutualisation des recettes fiscales » au profit de départements défavorisés. Que n’a-t-on alors légiféré plus tôt sur le sujet pour obliger les villes ou départements les plus riches à aider les plus pauvres par péréquation ??? Plutôt que de se jumeler avec Ouagadougou, Popokanaka ou Nosy Bé, les villes du 92 auraient parfaitement pu aider au nom de « la préférence régionale » leurs sœurs du 93, juste retour des choses pour effacer le Yalta honteux conclu entre l’UDR et le PC il y a 40 ans !!!
Et l’extension métastasique du Grand Paris aura pour conséquence l’extension parallèle de la Grande couronne pour englober peu à peu les départements voisins dans un conglomérat baptisé « Grand bassin parisien ». Si l’Oise est la première des Sudètes annoncées, on imagine mal comment l’Eure et Loir, le Loiret, la moitié nord de l’Yonne (Sénonais et Gâtinais) pourraient y échapper ??? Il y a à cela un enjeu électoral : celui pour l’UMP de « rattraper les électeurs échappés d’IDF » pour tenter de ravir au PS la région capitale ! Ni plus ni moins !
Autre incohérence relative au Grand Paris : L’absorption des 3 départements de la petite couronne est « justifiée » par le traitement d’ensemble plus facile que cette fusion faciliterait dans le domaine des transports en commun, notamment. Cette pâle imitation du Grand Londres amènera les mêmes, dans 10 ans, à prôner l’absorption de la Grande couronne au motif que la supervision des RER sera plus aisée…Or, c’est le Conseil Régional d’Ile de France et le STIF qui chapeautent actuellement ces dossiers. C’est dire si la guerre va être sanglante entre le futur Lord-Maire du Grand Paris et la Région, à moins qu’il ne s’agisse bel et bien de fusionner à moyen terme les deux en supprimant d’un coup les départements, les cantons, les communautés de communes et même les conseils municipaux. Le kärcher tant promis ? On serait tenté de le croire car n’est-il pas incohérent d’avoir un Conseil régional d’IDF avec 212 élus et un Grand Paris avec 135 ? Si on y ajoute par fusion anticipée les sièges de la Grande couronne (30 x 4 = 120), le super Grand Paris aurait donc 255 sièges…
Il y a bien d’ores et déjà une assemblée de trop et le Conseil régional d’IDF sera lui aussi mangé tout cru ! Seul un appétit « présidentiel » peut se concocter pour demain une région sur mesure.
Enfin, la plus grande imposture est de clamer le besoin d’économies budgétaires et de citer en exemple la double casquette qu’auront les élus départementaux et régionaux !
Si nous ne savions pas que Sarkozy a d’autres idées derrière la tête, on le croirait devenu fou.
On imagine parfaitement des Conseillers généraux se réunissant en plénière le lundi pour voter un budget et, le vendredi suivant, se transformer en Conseillers régionaux pour siéger et voter d’autres budgets !!! Nous pensions que l’Etat voulait au contraire limiter le cumul de mandats pour irriguer davantage les assemblées d’élus nouveaux ! On nous sert une palinodie et on prend les élus de terrain pour des imbéciles ! Une telle double casquette n’occasionnerait aucune économie, ni en émoluments ni en déplacements ni en administration ! C’est évident ! Les élus cumulards seront encore moins sur le terrain, obligés de passer leur temps à changer d’assemblée, d’hémicycle et d’ordres du jour ! Quant aux économies électorales générées par la juxtaposition des campagnes départementales et régionales, elles sont illusoires puisque les mandats seront probablement raccourcis à 4 ou 5 ans. Tout cela n’est que fumisterie et enrobage pour préparer sous hypnose les Elus à la suppression programmée des départements.
IV - LES AUTRES NON-DITS
En dehors des arrière-pensées électoralistes et européistes, il en existe d’autres qui ne sont pas moins inquiétantes :
l’introduction partielle de la proportionnelle aux législatives « pour que toutes les sensibilités puissent s’exprimer » sera une nouvelle Loi d’exception, une Lex Lepénia qui, après avoir muselé le courant national pendant 20 ans à l’aide de découpages et de scrutins biaisés, comme les mesures RAFFARIN en 2004 qui se sont retournées contre l’UMP, confineront les députés nationaux à un rôle symbolique sur des strapontins éjectables ! Les cautions de la démocratie unique sarkozyste. Mesure inique mais aussi peu constitutionnelle puisqu’elle consacrera deux sortes de Députés à deux vitesses…
La préparation pour 2014 d’un Grand Paris avec un super-maire élu en scrutin indirect et élitiste par 135 de ses pairs (Paris : 45 et 30 pour chaque ancien département de la petite couronne) constituera un poste privilégié et sur mesures pour un ancien Président de la République omnipotent au cas où il serait battu en 2012… Un tremplin à l’inverse de la stratégie de Chirac en 1977. Mais un repli doré assuré.
La suppression des cantons va permettre à l’exécutif d’imposer aux assemblées pseudo départementales en sursis des quotas. En effet, seuls 6,68% des élus locaux sont issus des minorités visibles selon une étude du Haut Conseil à l’Intégration. Le déracinement des cantons facilitera la mise en place de quotas raciaux pour les élections locales et régionales, si chers aux rêves alexandrins de Sarkozy 1er.
Vous noterez aussi en le lisant que le rapport Balladur-Mauroy tente d’adoucir ses mesures par des promesses rassurantes : la concertation, qui ne peut plus être préalable à ce stade mais d’extrême onction, le volontariat dont on a souligné la duperie intrinsèque, et aussi des « outils juridiques » à défaut de préciser trop tôt la liste des suppressions et exécutions. Mais il y a un grand absent dans le texte, qui était pourtant dans l’arsenal des promesses présidentielles du chef de l’UMP, un outil dont il faut, il est vrai, se méfier depuis mai 2005 : le référendum, et celui-ci, d’initiative populaire.
Les « bouseux » coûtent trop cher à l’Etat, selon lui, et des pans entiers de notre patrimoine agricole et culinaire sont condamnés par les diktats de Bruxelles associés au protectionnisme américain. Ce remembrement territorial fera la part belle aux grandes villes puisque les modes urbaines doivent donner le « la » en matière culturelle, économique, politique, médiatique et « citoyenne ». Raison de plus pour concentrer sur ces mégapoles tous les investissements et réserver aux autres les désengagements de l’Etat ! C’est la mort de tous les efforts de proximité sociaux, des identités culturelles et authentiquement régionales, le formolage des traditions paysannes et du patrimoine, la mise au rencart d’une des richesses inhérentes à l’unité et à l’identité françaises : le riche et irremplaçable maillage humain de nos terroirs.
V - CONCLUSION
A l’heure où la France est majoritairement peuplée de retraités, par la faute d’un Pouvoir incapable de promouvoir une politique nataliste et familiale autrement qu’au bénéfice de l’immigration, le Gouvernement qui s’apprête à mettre en place le rapport Balladur-Mauroy va continuer de réduire à néant toutes les nécessaires initiatives de proximité en faisant converger tous les atouts vers les grandes villes, peu propices à faciliter la mobilité difficile de ces populations de province.
A l’heure où la crise de l’immobilier pouvait inciter davantage de Français à regagner la province au profit d’une vie plus saine et enracinée et pour contrer l’exode rural, le Gouvernement préfère privilégier les zones urbaines où les inégalités sont criantes et où les bobos sont rois.
A l’heure où l’Etat réduit nombre de services publics ou les relocalise dans les grandes villes, il se prépare à donner le coup de grâce à des milliers de petites communes en les dévitalisant jusque dans leur représentativité électorale qui leur conférait encore une importance, une vie civique, une illusion de démocratie. L’Etat commet là un crime confiscatoire.
A l’heure où l’aménagement raisonnable du territoire et l’amélioration des transports latéraux pouvaient fidéliser les populations des campagnes et réduire la désertification, sous couvert d’économies le Gouvernement s’apprête à donner la préférence aux dépenses de prestiges des villes et de leurs agglomérations formatées.
A l’heure où le chômage frappe cruellement notre pays avec des chiffres record amplifiés par la crise, le Gouvernement va jeter sur le marché du non-travail et de la précarité des milliers de citoyens sacrifiés par ses fausses mesures d’économies au préjudice des collectivités locales.
A l’heure où la lutte contre la pollution semblait devenir le credo à la mode, le Gouvernement va accentuer la concentration inhumaine dans les grandes zones urbaines encombrées et irrespirables.
A l’heure où l’immigration se répand malgré les fanfaronnades et falsifications d’Hortefeux, le Gouvernement choisit pour la France un avenir majoritairement urbain et cosmopolite propre à l’explosion des communautarismes, des conflits raciaux et des équilibres sociaux.
Le Parti populiste condamne avec la plus grande vigueur le rapport Balladur-Mauroy, annonciateur de Lois scélérates qui dénatureront l’harmonie et l’unité françaises.
Il appelle les patriotes à s’y opposer par tous les moyens existants et à déclarer une guerre sans relâche au Système, au parti unique de Sarkozy l’anti-national.
C’EST UNE ENORME ERREUR !
DEFENDONS NOS CANTONS ET NOS DEPARTEMENTS !
L’Etat prétexte la nécessité de procéder à des économies. Mais celles-ci se font toujours sur le dos des collectivités locales sans que jamais l’Etat lui-même donne enfin l’exemple d’une gestion plus drastique de ses administrations !
Le projet en cours consisterait à supprimer cantons, Conseils généraux et Départements en reportant leurs prérogatives sur les seuls Conseils régionaux. C’est scandaleux !
NOUS PRENONS RESOLUMENT LA DEFENSE DU DEPARTEMENT POUR CES RAISONS :
- Les citoyens ont pour interlocuteurs privilégiés pour résoudre leurs problèmes leur Maire, leur élu du canton et leur Député. Jamais le Conseiller régional puisqu’il est élu sur une liste régionale et non à l’échelon local. Le contact est donc plus direct.
- Les Conseillers régionaux sont donc inconnus, ou presque, et siègent dans la métropole régionale, loin des préoccupations du terrain et des ruraux.
- Le Département est, avec la commune, l’entité territoriale la plus connue, la plus populaire et la plus enracinée. Sa dimension est encore à l’échelle humaine et ses services sont plus accessibles que ceux de la Région.
- Les cantons sont les intermédiaires naturels entre la commune et le département, qu’il s’agisse du Conseil général ou de la Préfecture et sous - Préfecture. Le maillage est donc cohérent et plus efficace pour les habitants.
- Les élus des cantons sont connus et localement enracinés. Ils complètent souvent des équipes municipales, contrairement aux élus régionaux qui profitent du scrutin proportionnel pour être repêchés après leur défaite aux scrutins locaux.
- Les économies que veut faire l’Etat se feraient au détriment de la proximité entre habitants et élus. Les Français prendraient encore plus de distances avec la politique.
- Les familles en pâtiraient et les problèmes sociaux s’aggraveraient.
- Contrairement aux idées reçues, les Assemblées les plus dépensières sont les Conseils régionaux en réceptions, voyages, « ambassades », subventions, train de vie, dépenses somptuaires, construction et entretien de leurs vastes locaux, personnel pléthorique.
- De fait, la Cour des Comptes constate depuis longtemps l’inflation des budgets et dépenses des Conseils régionaux sur lesquels l’Etat se désengage ce qui aboutit à l’envolée des fiscalités locales, préjudiciables pour tous les contribuables.
- Les Partis UMP et PS, la DATAR et surtout la Commission européenne de Bruxelles préconisent même à moyen terme la réduction des Régions à 6 grandes Régions françaises comme celles qui servent de circonscriptions aux élections européennes. Ce qui n’est pas un hasard. C’est la preuve que l’Europe de Bruxelles se substitue peu à peu à nos Institutions alors que les Français ont majoritairement et magistralement refusé sa Constitution.
- Ces six grandes régions impersonnelles grignoteraient alors ce qui reste de souveraineté et d’autonomie à la Nation. La France deviendrait fédérale comme l’Allemagne ou les USA, contrairement à toutes ses traditions et à son unité.
- Pire, les grandes capitales régionales attireraient à elles les emplois, les infrastructures et les impôts, aggravant ainsi l’exode rural et affaiblissant les villes moyennes et petites. Ce monopole déstabiliserait davantage encore l’aménagement du territoire.
- Les Régions doivent avoir des pouvoirs et des moyens limités, des finances assainies et se borner à gérer les transports, l’enseignement supérieur, les parcs régionaux, le tourisme et le patrimoine. Les communes et le Département doivent conserver leurs prérogatives sociales dans l’intérêt des habitants !
AVEC LE PARTI POPULISTE, DITES :
NON A LA SUPPRESSION DES CANTONS ET DEPARTEMENTS !
NON AUX CHARCUTAGES QUE PREPARE LE GOUVERNEMENT !
NON AU RAPPORT ATTALI !
NON A LA MAINMISE DE L’EUROPE DE BRUXELLES SUR NOS DECISIONS !
OUI AU MAINTIEN DES COLLECTIVITES DE PROXIMITE ET DES LIENS HUMAINS ET SOCIAUX POUR LA DEFENSE DES FAMILLES FRANCAISES !
L’UMP prépare le démembrement de nos terroirs, et le PS est complice !
La logique exigerait que leurs candidats ne se présentent même plus à des élections cantonales dès lors que leurs Etats-majors envisagent de les supprimer !!!
Ce serait là une question d’honnêteté vis-à-vis des électeurs mais sans doute est-ce trop en demander ?
PRESERVONS L’UNITE FRANCAISE AVEC LE PARTI POPULISTE !