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CRISE : VERS UNE GRAVE PENURIE DE NAZIS DANS LE MONDE ?
Avec le transfert en Allemagne du supposé nazi ukrainien DEMANDJUK, assistons-nous à l’extinction des réserves des présumés coupables de la période 1939-1945 pour alimenter les cours pénales internationales ?
La source démoniaque se tarissant, comment les Grands prêtres de Droits de l’Homme vont-ils approvisionner les bûchers médiatiques, les tribunaux télévisés, les shows diasporiques, les amateurs de safaris en Argentine et les kidnappeurs du Mossad ?
Force est de constater que la source serbo-croate est presque épuisée en pseudo-criminels de guerre (à moins d’en inventer ou d’en cloner) et que le Président soudanais se rend à peu près partout sans être inquiété. Les associations mondiales représentatives avaient bien réclamé des sanctions contre plusieurs individus français candidats aux prochaines élections européennes mais ils ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’extraditions vers La Haye ou Tel Aviv.
Les preuves de leur implication pendant la 2e Guerre mondiale manquent et leur propension à refuser certaines évidences dogmatiques ne suffit pas pour un Nuremberg 2.
Les spécialistes s’accordent pour envisager l’extinction de l’espèce d’origine d’ici 2010 et s’interrogent sur l’utilisation de l’hérédité pour valider la transmissibilité pénale de la culpabilité aux descendants. Ce serait là une innovation judiciaire en traçabilité inversée.
Dans l’immédiat, la pompe sacrificatoire ne produira bientôt plus son lot nécessaire à justifier la mobilisation épisodique de l’opinion pour anathématiser les vieillards résiduels.
Il existe pourtant un autre gisement mais beaucoup moins médiatique et lucratif.
La recherche des responsabilités dans les crimes contre l’humanité perpétrés, dit-on, par le communisme. Il y aurait en ex-URSS et en Chine, pour ne citer que ces pays, de véritables réserves giboyeuses en la matière, totalement occultées en France bien que relatives à des faits souvent plus récents. Ce paradoxe ne s’explique pas. Il ne semble pas que les populations martyrisées en question soient de nature à susciter pour l’instant l’intérêt des intellectuels, associations, comités et pétitionnaires habitués depuis 64 ans aux mêmes cibles.
Nombreux seraient ceux qui ne se résoudraient pas à impliquer aujourd’hui ceux-là mêmes qui figuraient parmi les accusateurs alliés après la victoire de 1945.
D’autres, encore choqués par le procès des CEAUCESCU, estimeraient que rien n’étaye vraiment la thèse des 80 millions de morts causés par les communistes et que, faute de preuve et surtout de plaignants candidats à l’indemnisation, il vaudrait mieux clore le dossier.
En période de crise, il apparaît difficile de chiffrer le montant que celle-ci pourrait atteindre si le devoir de mémoire atteignait de pareilles extrémités. On en frémit ! Mais rien ne presse.
D’où la nécessité de confier le dossier aux experts ou à une commission ad hoc.
Pour…révision.
36 / 70 / 96 : le communautarisme n’est pas mort !
Les sondages « sortie des urnes » de l’élection présidentielle américaine, effectués par groupe ethnique, ce qui ne serait d’ailleurs pas possible en France puisque les statistiques ethniques y sont interdites, indiquent qu’ont voté pour Barack Obama :
- 36 % des électeurs blancs, hommes et femmes confondus,
- 70 % des Hispaniques,
- 96 % des Noirs, ce qui, aux USA, inclut les métis.
Il n’y a pas lieu de s’en étonner. Il suffisait d’ailleurs de voir, d’après les reportages de campagne, qui soutenait qui, entre la réserve gênée des classes moyennes blanches et l’exaltation des foules noires, dont les « Yes, we can » avaient quelques accents revanchards mais auxquelles s’adjoignait le contingent habituel de minettes excitées et de bobos branchés.
L’attitude des deux ministres noirs de G-W Bush, à savoir la trahison de Colin Powell, avant le scrutin, et les félicitations éperdues de Condoliza Rice, après, en apporte une confirmation ponctuelle mais emblématique. Le vote ethnique et le communautarisme restent donc des réalités fortes, quoique nous assènent les beaux esprits qui prétendent dénier l’influence de tout facteur racial dans cette élection et nous convaincre du mythe d’une Amérique de purs citoyens parfaitement intégrés, tous imprégnés des mêmes valeurs fondamentales et rassemblés derrière la bannière étoilée. Ces réalités communautaires sont certainement plus fortement ancrées que les incantations sur « l’Amérique réconciliée » et les trémolos de cette obamania qui a saisi la quasi-totalité du microcosme hexagonal, de la politique, des médias, du « showbiz » et des autorités morales, tous au bord de la pamoison. Rien de neuf là non plus: il est dans leur nature de se donner à ce qui est nouveau, étranger… et vainqueur !
Le fait nouveau, c’est donc que les descendants des pères fondateurs, et notamment les WASP (les Blancs Anglo-Saxons Protestants), ne sont plus maîtres chez eux. Il est vrai que, pour paraphraser un ancien président de notre république, leurs immigrés sont aussi chez eux chez eux. Ajoutons, au risque d’être accusé de sexisme, que le vote Obama est plus important chez les femmes que chez les hommes. Si l’on se réfère au vote pour le Front National en France (les hommes votent FN à 50% de plus que les femmes, donc quand le FN fait un score de 15%, il s’agit de 18% chez les hommes et 12% chez les femmes), on peut estimer que les 36 % de vote Obama dans l’électorat blanc se décomposent en environ 30 % chez les hommes et 43 % chez les femmes). Moins d’un homme blanc sur trois aurait donc voté Obama. Et pourtant, les deux autres seront aussi gouvernés par ce 44ème président, qui disposera d’un pouvoir quasi absolu puisqu’il bénéficie en plus d’une majorité dans les deux chambres du Congrès.
Cela devait arriver un jour, dira-t-on, dés lors que la proportion de Blancs dans ce pays diminue et qu’ils dispersent leurs voix, tandis que des minorités de moins en moins minoritaires, et qui s’abstenaient beaucoup jusqu’ici, votent de façon quasi monolithique. Par l’effet d’une immigration incontrôlée et d’une citoyenneté fondée sur le droit du sol, l’immigration de l’esclavage est devenue une immigration du travail normal, puis une immigration de peuplement, pour devenir enfin une immigration de gouvernement. C’est d’ailleurs apparemment ce que souhaite aussi à la France sa Première Dame, laquelle, dans son entretien au Journal du Dimanche daté du 9 Novembre, nous rappelle ses années de marraine de SOS Racisme et déclare que « Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ». Je me permettrai pour ma part de voir, dans ce qui vient de se passer aux USA, ce que le monde entier y voit, et en particulier le Tiers-Monde, qui en jubile, à savoir la perte d’influence des Blancs. Et de la regretter car c’est de ces Blancs que je me sens d’abord solidaire. Les moralistes penseront qu’ils expient les fautes de leurs ancêtres esclavagistes… bien qu‘ils n‘en soient pas responsables. Et les clairvoyants qu’ils paient le prix de décennies de laxisme migratoire et d’abandon aux facilités de la main d’œuvre bon marché.
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Mais si ces raisons de fond sont bien réelles, les circonstances particulières de cette élection ont fortement aidé Barack Obama. Et en premier lieu, l’énorme impopularité de G-W. Bush, qui a rejailli sur tout le camp républicain et fait le lit du candidat démocrate. En fait, la grande victoire d’Obama n’est pas tant celle du 4 Novembre que sa victoire aux primaires démocrates, où il avait battu Hillary Clinton. Mais il semble que, tout comme les Américains dans leur ensemble ont voulu tourner la page Bush, les électeurs démocrates avaient déjà voulu tourner la page Clinton. Un Clinton qui a d’ailleurs été le véritable initiateur de la crise des subprimes et de la tornade financière qui en découle aujourd‘hui. Plus déroutante aura été l’attitude d’un certain nombre de réseaux d’influence. La presse, toujours majoritairement favorable aux Démocrates, l’a été encore plus qu’à l’habitude. Mais les milieux d’affaires, normalement favorables aux Républicains, semblent avoir fait défaut à John McCain. C’est notamment le cas de la Haute Banque, et de Wall Street en particulier. Les antagonismes Nord-Sud et le conflit israélo-arabe y ont probablement joué un rôle important et occulte, sur lequel des journalistes d’investigation nous éclaireront peut-être un jour…. de préférence avant quatre ans ! De par ses origines et son positionnement à gauche (à gauche pour les USA bien entendu !), Barack-Hussein Obama était évidemment le candidat préféré du Tiers-Monde et du monde arabo-musulman. A contrario, il n’aurait pas dû être celui du lobby juif, si je peux me permettre cette expression réductrice. J’ai longtemps pensé que la Haute Banque Israélite, à qui on prête une grande influence à Wall Street, ferait en sorte que la bourse se redresse dans les derniers mois précédant l’élection, car la débâcle boursière ne pouvait que nuire au parti au pouvoir, donc à McCain, supposé beaucoup plus favorable à Israël que son adversaire. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’en a rien été. L’indice de référence de la bourse new yorkaise, le Dow Jones, a perdu 34 % de sa valeur entre début Octobre 2007 et la veille de l’élection, le 3 Novembre, dont 18 % les deux derniers mois, dans un marché paniqué. Et cette panique s’est étendue dans les mêmes proportions à toutes les places boursières de la planète, non seulement pour les actions des banques engagées dans les dérivés des subprimes, mais aussi pour nos valeurs industrielles, qui se sont retrouvées massacrées au-delà de toute rationalité. Etant donné l’importance de la psychologie dans le comportement des agents économiques, tous les analystes savent qu’à force d’annoncer des catastrophes on les provoque, ou du moins on contribue fortement à les provoquer. Or au moins deux des plus éminents financiers israélites de Wall Street, à savoir Alan Greenspan, président de la FED ( la Banque Centrale Américaine ) de 1987 à 2006, et qui, à ce titre, porte une responsabilité majeure dans la crise, et Georges Soros, grand spéculateur devant l’éternel et personnage assez malfaisant, ont puissamment alimenté la sinistrose tout au long de cette année 2008. Mais peut-être, surtout Georges Soros, ne poursuivaient ils que leur intérêt personnel, en jouant la baisse. Pour autant, je ne crois pas que les grandes institutions situées dans la mouvance israélite, notamment Goldman Sachs, aient participé activement à cette entreprise de déstabilisation des marchés. Ils l’ont plutôt subie, sans pouvoir y résister. Peut-être sans trop le vouloir aussi, pensant que la victoire d’Obama était inéluctable et que mieux valait, pour préserver l’avenir, ne pas paraître s’y opposer… Quand à jouer cette victoire en pariant qu’il serait plus influençable, et finalement plus ouvert à leurs préoccupations, que McCain, c’est un jeu trop risqué pour être probable, même si la nomination de Rahm Emanuel, d’origine israélienne, comme future cheville ouvrière de la Maison Blanche peut faire douter de cette thèse : les leurres sont une des bases de la stratégie, tous les Juifs ne sont pas sionistes et les collaborateurs d‘un homme d‘état ne le sont qu‘à titre temporaire… Il est par contre infiniment plus logique, et donc probable, que les fonds souverains des pays émergents, Chine et pays pétroliers arabes notamment, qui disposent des sommes colossales que leur ont procurées des années d’énorme excédent commercial, ont joué ce jeu de la déstabilisation des marchés, en vendant massivement, quitte à racheter à bon compte au dernier moment ou une fois l’élection passée. A qui le crime devrait-il profiter ? Et le fait qu’Obama ait disposé pour sa campagne de beaucoup plus d’argent que McCain ( 600 millions de dollars contre 150 ), alors que, normalement, les candidats républicains sont plus favorisés sur ce plan, relève peut-être de la même explication, la réglementation américaine qui interdit aux candidats de recevoir des contributions financières de l’étranger étant sans doute aisément contournable.
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Ceci dit, il serait injuste de nier les qualités, de candidat, de Monsieur Obama. Il est évidemment, pour les journalistes, « un bon sujet ». C’est un remarquable orateur de meeting, excellant dans la loi du genre : la musique doit être belle…. et les paroles suffisamment creuses pour ne pas trop engager l’officiant. L’homme est également servi par un « look » flatteur : grand, mince, élégant, les mouvements fluides, des traits fins qui pourraient être ceux d’un Blanc mais qui tiennent aussi à son ascendance kényane, ce qui, à terme, lui posera un problème vis-à-vis des authentiques Afro-Américains, descendants d’esclaves venus d’Afrique Occidentale ou Equatoriale, et généralement moins télégéniques. Tout cela composait, pour un électorat fatigué de la politique de puissance, un tableau plus gracieux que l’image de McCain, héros vieillissant mais toujours pugnace, à la silhouette dense et ramassée, incarnation d’une Amérique vertueuse et guerrière. Mais l’expérience montre que les qualités de candidat ne coïncident pas nécessairement avec les qualités qui font un bon élu. Le terne et triste Richard Nixon n’a-t-il pas été objectivement un bien meilleur président que le flamboyant J-F. Kennedy, dont il a réparé beaucoup d’erreurs, notamment l’engagement militaire au Vietnam ?
Le candidat Obama réussira t-il comme élu ? Il devra rapidement s’attaquer à quatre grands sujets : la guerre en Irak et en Afghanistan, la crise économique, les problèmes sociaux aux USA et le conflit israélo-palestinien. Elu sur un programme de désengagement, il ne devrait assurer que le minimum compatible avec le souci de ne pas perdre la face... en laissant le plus possible Irakiens et Afghans régler leurs problèmes entre eux. Ce devrait être surtout vrai en Afghanistan, qui n’a guère d’intérêt stratégique et où la guerre contre les Talibans n’est pas gagnable, comme toute guérilla en zone montagneuse contre des groupes fanatisés et habitués à la dure. Son choix devrait donc être entre le retrait total et une présence militaire se limitant à empêcher la chute de Kaboul, le retrait des zones de campagne cessant alors de souder une solidarité des Afghans contre l’étranger et ouvrant la voie à une nouvelle révolte de la population contre l’ordre fondamentaliste imposé par les Talibans. L’Irak, lui, a un intérêt géopolitique et économique. Barack Obama s’est engagé à en retirer les troupes américaines d’ici 16 mois. Imprudemment sans doute, car, dés lors qu’on a annoncé un délai, on perd la main. Peut-être infléchira t-il cette promesse de campagne, en ne laissant qu’une ou deux bases permettant de réintervenir facilement en cas de menace sur le pétrole irakien et en s’abstenant d’exposer les GI’s en les envoyant patrouiller dans les rues. L’opinion devrait s’en satisfaire, même si, objectivement, les pertes américaines sont déjà très limitées (4.000 morts en 5 ans, c’est-à-dire beaucoup moins que les pertes françaises en un seul jour des grandes offensives de la guerre de 1914) et si la plupart des victimes sont des Irakiens tués par d’autres Irakiens, Sunnites contre Chiites ou Kurdes. Sur la crise économique, le pessimisme ambiant est certainement très excessif. La demande existe, de même que les possibilités de financement de cette demande et la ponction pétrolière semble redevenir plus raisonnable. Les grands états ont pris des mesures concertées qui devraient être à la hauteur du problème. Politique d‘inspiration keynésienne bien sûr, doublée d’aides sectorielles, pas très orthodoxe dans le long terme mais bien utile en cas de crise. Et tant pis pour la poussée d’inflation… Les « docteurs tant mieux » le disent, mais c’est probablement vrai : il s’agit surtout d’une crise de confiance, qui bloque la consommation et l‘investissement. Même si l’administration Bush ne fait pas preuve du meilleur fair-play d’ici l’entrée en fonction d’Obama, le 20 Janvier, celui-ci peut vraiment espérer un solide rebond au printemps prochain. Rebond des indices boursiers d’abord, qui se communiquera à l’économie réelle selon le processus inverse de la bulle en négatif que nous connaissons depuis Juillet 2007. Un état de grâce est donc probable sur ce front là. La suite sera probablement plus difficile, lorsque, dans la durée, il faudra revenir à plus de discipline monétaire et budgétaire, et que les minorités américaines défavorisées quoiqu’assistées se mettront à réclamer une protection sociale plus proche des standards européens. Il faudra alors ponctionner la classe moyenne blanche, qui sera déjà irritée par une politique de discrimination positive encore renforcée. Mais, quoique les Américains s’intéressent peu à la politique étrangère, le vrai test risque de venir du Moyen-Orient : du conflit israélo-arabe et de l‘Iran. Avec l’élection d’Obama, le président iranien, Ahmadinejad, se sentira un boulevard devant lui. Sa mauvaise foi en matière nucléaire et ses provocations anti-israéliennes appelleront une réaction d’Israël, voire de tout l’Occident. B. Obama écartera certainement
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L’option militaire. Quand à l’option du renversement « spontané », de l’intérieur, comme la CIA a su en organiser dans le passé, contre Mossadegh en 1953 et Allende en 1973 par exemple, elle ternirait trop son image dans le Tiers-Monde. Mais alors quoi faire ? De même, dans leurs relations avec les Palestiniens et le monde arabe, les Israéliens risquent de ne pas trouver à Washington l’appui auquel ils étaient habitués. Et s’il manque de soutien dans la classe moyenne de l’Amérique profonde et dans la communauté juive, la position politique et médiatique de B. Obama sera fragilisée et sa réélection compromise en 2012, si tant est qu’il puisse se représenter.
Autre volet, qui nous intéresse diablement, nous autres européens : les conséquences de cette élection dans les autres parties du Monde ! Elle a été accueillie dans la liesse en Afrique et dans tous les pays à forte composante noire, Brésil et Caraïbes notamment. Il est bien normal qu’elle éveille chez tous les Africains un fantastique espoir, qui éclipse l’attrait des vieilles puissances coloniales. Je m’en ferai une raison… Elle va évidemment relancer chez nous les revendications des « minorités visibles ». C’est déjà commencé avec celle de leur accroissement spectaculaire en nombre de présentateurs d’émissions et d’acteurs de séries télévisées sur nos écrans. Apparemment, la mise en condition des souchiens (c’est ainsi que le MIR - Mouvement des Indigènes de la République - désigne les Français de souche…) était encore insuffisante ! Mais, une fois l’engouement médiatique passé, l’élection de Barak Obama peut aussi apparaître, en Europe, dans le Commonwealth blanc (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada), en Argentine, et même dans les pays asiatiques très développés et de haute civilisation (le Japon notamment), comme le symbole du fait que les Etats-Unis n’appartiennent plus tout à fait au Monde Blanc. Et resserrer les liens entre les Européens de l’Ouest et leurs cousins de l’Est, Russes en particulier, bien plus sourcilleux que nous sur leur « Identité ». Je ne m’en plaindrais pas.
Eric LHULLIER (15 / 11 / 2008)
Le Sud profond a été ébranlé mais n’a pas craqué
Si l’Obamania a déferlé sur les beaux quartiers où les Bobos se pâmaient, la vague démocrate, - libérale libertaire -, n’a terrassé les républicains, - conservateurs traditionalistes -, que de 52% contre 48%. Un score suffisant pour gagner, mais qui n’est pas le raz-de-marée que nous annonçaient goulûment les présentateurs de la Propagandastaffel télévisuelle. Et à bien y regarder, le Deep South a continué de voter « à droite » en apportant ses suffrages à Mac Cain, si tant est que ce candidat ait été un véritable homme de droite au sens où nous l’entendons. Qu’on en juge :
Louisiane 59% contre 40% à Barack Hussein Obama, Texas 55% contre 44%, Arkansas pourtant l’État de Clinton, 53 contre 44, Mississippi 57 contre 43, Alabama 60 contre 39, Géorgie, le cœur de « Dixie », 54 contre 46, Caroline du Sud 55 contre 44, Tennessee 57 contre 42, Kentucky, l’État du Bourbon et de « l’herbe bleue », 58 contre 41, West Virginia 56 contre 43… Trois États ont échappé à ces « rafales » républicaines : la Virginie, la Caroline du Nord et la Floride. La capitale Washington DC, a voté à 93% pour Obama, ce qui correspond à peu près à la composition ethnique du district fédéral, majoritairement peuplé de Noirs, tandis que l’ancien prisonnier du goulag vietnamien réalise ses meilleurs scores nationaux au pays du Western en Utah et au Wyoming, États faiblement peuplés, avec respectivement 63 et 66% des suffrages.
Cette consultation électorale qui mobilise « le grand Satan » tous les quatre ans aura dégagé cette année plus que d’habitude, une malsaine odeur de « fric » : des records de gaspillage ont été battus dans cette campagne électorale et des rumeurs ont circulé, accréditant la thèse que des fonds iraniens et syriens auraient contribué à garnir le trésor de guerre du candidat … « planétaire ». D’autres remarques nous viennent également à l’esprit : si le choix de Sarah Palin dans le camp républicain visait à verrouiller l’électorat chrétien fondamentaliste, Mac Cain aurait dû aimablement adresser à sa colistière le conseil suivant : « Chérie, sois belle et tais-toi. », tant madame le gouverneur de l’Alaska a additionné les gaffes en matière diplomatique. Le rejet du Président Bush a été tel, que nombre d’Américains n’ont pas hésité à franchir la « frontière » raciale. Le vote hispanique est ainsi révélateur et a levé un tabou : d’habitude les « Chicanos » n’appréciaient pas tellement les Noirs et leurs gangs respectifs ne se font pas de cadeaux.
La conclusion provisoire de cette séquence politique, ce n’est pas tant l’élection pour la première fois d’un mulâtre à la Maison Blanche, phénomène pourtant considérable dans un pays où les Noirs ne sont qu’à peine 13% de la population, que le modèle que l’on veut à tout prix monter en épingle et nous exporter, ce qui n’est pas sans rappeler l’éphémère et artificiel engouement black-blanc-beur de 1998, rapidement effacé par les triples sifflements de La Marseillaise lors des rencontres footballistiques France-Algérie, France-Maroc et France-Tunisie. Mais, au fond, « tout ça, c’est bon pour nous ? » Oui, dans la mesure où l’Europe aurait le courage de se démarquer de ce magma de communautés juxtaposées constituant de nos jours les Etats-Unis, bien différents de la société « WASP » qui a de moins en moins de ressemblance avec la civilisation européenne des pères fondateurs. N’est-il pas temps pour nous de prendre en main notre destin et d’assurer avec nos partenaires européens une défense collective débarrassée de la suzeraineté américaine ? Les peuples fatigués et abrutis du vieux continent le comprendront-ils ? Rien n’est moins sûr. Et c’est la raison de notre combat, c’est la motivation de notre prométhéenne persévérance.
Il y a des jours comme ça, plus que d’autres, où l’on maudit la reddition d’Appomattox en avril 1865 et où l’on se prend à imaginer que le général Robert Lee aurait pu investir Washington DC. Mais ça, c’est une autre histoire …virtuelle
Jean-Claude ROLINAT