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MONSANTO/OGM
MONSANTO ?
MON SANG TOT POURRI !
Identifions les empoisonneurs !
Derrière MONSANTO, il y a des hommes !
Hugh GRANT : Président MONSANTO USA
Jean-Michel DUHAMEL : Président MONSANTO Agriculture France
Les personnes physiques qui n'ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n'ont pas pris les mesures permettant de l'éviter, sont responsables pénalement s'il est établi qu'elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d'une particulière gravité qu'elles ne pouvaient ignorer.
Code pénal français - article 121-3
Il ne sert à rien de désigner à la vindicte le nom d’une société multinationale responsable depuis le début du XXième siècle d’empoisonnements de millions d’êtres humains (agent orange, PCB, Roundup, OGM…). Cette société, plusieurs fois condamnée aux Etats-Unis, en France et dans d’autres Etats, pour empoisonnement, corruption, publicité mensongère et mise en danger de la vie d’autrui, a largement les moyens de payer les millions de dollars d’amende que les tribunaux lui ont infligés.
Attaquer cette société en tant que personne morale, c’est engager la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Attaquer ses dirigeants nommément en dénonçant leur cynisme et leur immoralité, en utilisant notamment la sphère Internet sera d’une efficacité beaucoup plus redoutable.
Un candidat national qui ne se contenterait pas de dénoncer MONSANTO mais qui nommerait explicitement les dirigeants de cette société en les accusant d’empoisonnement et de mise en danger permanente de la vie d’autrui avec les produits désherbants ou les OGM, marquerait des points auprès de l’opinion publique.
Deux exemples judiciaires éclairants :
1/ En 2003, Monsanto a poursuivi la firme laitière Oakhurst Dairy, implantée dans le Maine, pour avoir étiqueté ses produits de la mention : « la garantie de nos fermiers : pas d’hormone de croissance artificielle ». Selon l'entreprise, cette publicité, en sous-entendant qu'elle présente des dangers pour la santé, serait une entrave commerciale à la rBST (somatotropine bovine recombinée), une hormone de croissance recombinante produite par Monsanto. Un accord a été conclu entre les deux compagnies dont les termes sont restés confidentiels. Si la mention « pas d’hormone de croissance artificielle » continuera d'apparaître sur ses produits, Oakhurst Dairy s'est engagée à ajouter que la Food and Drug Administration affirme que ce lait ne présente pas de différence significative avec le lait produit par des vaches traitées avec des hormones de croissance. 10 % du lait vendu aux États-Unis est estampillé « sans rBGH » En avril 2007, Monsanto a déposé une plainte auprès de la FDA demandant que soit interdit toute mention stipulant qu'un produit est issu d'une vache non traitée aux hormones de croissance artificielles.
2/ En France, en janvier 2007, la 5e chambre du tribunal correctionnel de Lyon a condamné les sociétés Monsanto et Scotts France (distributeur du Roundup) à 15 000 euros d'amende pour publicité mensongère à la suite d'une plainte déposée au sujet de l'étiquetage de l'herbicide Roundup par les associations Eau et rivières de Bretagne et UFC-Que choisir ; Le Roundup était, jusqu'à cette date, étiqueté en France « biodégradable » et « bon pour l'environnement »
Ci-dessous extrait d’un rapport du Sénat (remontant à mai 2003). Il est probable que la situation n’ait pas beaucoup bougé depuis.
8. Audition de M. Gilles Brücker, Directeur général de l'Institut de veille sanitaire (InVS)
M. le président - Nous vous auditionnons aujourd'hui, Monsieur le Professeur, en tant que Directeur général de l'Institut de veille sanitaire.
Ceci est très important parce qu'il y a là une connotation de sécurité et de santé de nos concitoyens, qui sont très soucieux de ces biotechnologies.
Votre parcours fait que vous avez abordé ces questions-là de façon diverse. Nous serions très intéressés de recueillir vos analyses en matière de biotechnologie et d'OGM, qui sont à mon avis, de toutes façons, déjà dans nos assiettes et, à terme, incontournables compte tenu de l'évolution de la modernité de notre agriculture et de l'agro-alimentaire.
M. Gilles Brücker - Je n'ai pas de message majeur à faire passer sur ce sujet, car je n'ai pas été amené à travailler dessus de façon très précise ou très engagée.
Je suis à la direction de l'IVS depuis très peu de temps, puisque je fête mon deuxième mois de fonctions. J'ai, dans la perspective de votre invitation, fait le point avec les collaborateurs de l'IVS pour savoir si, avant mon arrivée, des actions avaient été menées.
Or, il n'y a eu, à l'IVS, aucun travail ni aucune réflexion menée sur les OGM. Il n'y a donc pas d'information spécifique qui puisse venir de l'IVS, qui aurait constitué une réflexion engagée avant mon arrivée. Nous n'avons pas été saisis sur ce sujet.
Une parenthèse sur le regard que je porte sur l'IVS : j'ai noté qu'on était rentré beaucoup sur les analyses par pathologie et pas véritablement sur des approches par populations exposées à tel ou tel type de risques.
C'est plus un recueil de données qui se déclinent essentiellement par maladie et, dans les perspectives d'avenir, je souhaite que l'IVS puisse s'ouvrir à d'autres entrées sur des approches de populations vulnérables ou exposées.
On verra les perspectives que cela permet d'ouvrir.
En tout cas, OGM et biotechnologie ne constituent pas actuellement un élément de travail de l'IVS.
Je souhaite développer les liens de manière plus structurée avec les autres agences, notamment avec l'AFSSA, de façon à voir comment l'AFSSA, qui mène une réflexion importante sur cette question, doit travailler avec l'IVS sur ces questions. Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
Il n'y a pas eu non plus de réflexion spécifique sur ces risques et sur les OGM à l'intérieur du haut comité de santé publique, où l'on a pourtant conduit un rapport sur les questions de nutrition qui a permis de développer l'un des plans santé-nutrition mis en place.
M. le président - Il n'y en a eu aucune ?
M. Gilles Brücker - En tout cas, pas sous mon mandat de vice-président. Je n'ai pas non plus le souvenir que le haut-comité ait conduit une réflexion sur les OGM avant que je n'arrive.
Cela a été abordé au sein d'autres questions générales, mais je ne me souviens pas de conclusions du haut comité sur ce sujet. C'est donc une lacune.
Les actions contre MONSANTO et autres entreprises agrochimiques ne doivent pas être réalisées sur le même modèle que José Bové et ses amis. Il ne s’agit pas de les attaquer sur des prétextes de peur irraisonnée motivée par la manipulation génétique, mais sur le contrôle, que cette société en particulier, prétend établir sur la production et l’utilisation de semences obligeant à l’utilisation des herbicides de la marque. A terme il s’agit de savoir si la terre française pourra encore produire ses fruits en assurant la subsistance de ses habitants ou si les agriculteurs devront importer des semences américaines modifiées génétiquement pour faire pousser des protéines végétales dans leurs champs. L’enjeu n’est pas seulement dans un débat pro ou anti-OGM il est surtout dans la maîtrise conservée ou non de la capacité à nourrir nos citoyens demain.